Première étape le 2 juin – Saint Pée-sur-Nivelle – Ondarroa -79 kms
Le Mardi 2 juin, en fin de matinée, nous allons nous promener dans le très joli petit village d’Espelette. Il fait un temps superbe. Une bonne occasion de prendre des photos pleines de couleur !
Espelette
Espelette – l'hôtel aux piments
Nous passons la frontière France-Espagne en début d’après-midi. Lors de notre dernier voyage au Portugal il y a plus de 20 ans, nous avions eu un très mauvais temps lors de notre passage dans les Asturies et en Galice. Nous décidons de tenter à nouveau notre chance, persuadés que cette fois-ci nous aurons un superbe temps ensoleillé. Après avoir contourné San Sebastian par l’autoroute, nous prenons la route de la côte à Zarauz. En ce début de juin, les plages sont déjà noires de monde. Au petit port de pêche de Getaria, à la sortie de Zarautz, le parking que nous connaissons est totalement occupé. En suivant la côte, nous arrivons à Ondarroa et nous installons sur le grand parking de la plage de Santurraran en face du port. En fait, nous sommes à 200 m de la ville d’Ondarroa, mais sur la commune de Mutriku, village à quelques kilomètres. Nous attendons que les vacanciers aient quitté la plage et trouvons une place face à la mer.
Coordonnées GPS : 43°19’12″N – 2°24’38″O
MUTRIKU- plage de Santurraran
MUTRIKU- plage de Santurraran
Deuxième étape le 3 juin – Ondarroa – San Vincente-de-la-Barquera – 262 kms
Ciel bleu sans aucun nuage – 18° vers 8h – Nous reprenons la route de la côte basque au plus près de la mer.
Village et plage d'Ondarroa
Village et plage d'Ondarroa
La route de corniche avant Lequeitio est très étroite, mais superbe. Nous avons quelques difficultés à traverser ce village, car il y a des travaux.
Nous faisons un arrêt-déjeuner à Laredo. Il fait très chaud. Cette station balnéaire est encore en attente des touristes. Nous trouvons des rues et des plages totalement vides. Pas un seul endroit pour picniquer en bord de mer.
LAREDO paseo maritimo
LAREDO paseo maritimo
LAREDO la plage
Après Santander, le temps change. En fin d’après-midi, lorsque nous arrivons à San Vincente de la Barquera , des nuages ont envahi le ciel, la brume s’est levée sur la mer. Nous tournons un peu avec le camion. Cela nous permet de découvrir une très jolie petite ville blottie au fond d’un estuaire et d’une petite baie. Nous trouvons une vaste dune un peu à l’écart et nous y installons. A 20h, il fait 18°
San Vicente de la barquera – la ville
San Vicente de la barquera – l'estuaire
San Vicente de la barquera – la plage
San Vicente de la barquera – la dune
Troisième étape le 4 juin – San Vincente-de-la-Barquera – Muros – 499 kms
Le matin, le temps est couvert, de la brume sur la terre, plus lumineux sur la mer.
Direction plein Ouest. Nous longeons la partie Nord du Parc national des Picos de Europa. Les sommets sont couverts d’un brouillard très épais. Une fine pluie se met à tomber. Nous passons Gijon que nous laissons sur notre droite. Quelques kilomètres plus loin, nous décidons de courcircuiter la Galice. Nous bifurquons vers le Sud, direction Santiago de Compostela. Nous espérons pouvoir admirer la région des Rias Baixas, tout un groupe d’estuaires sur la côte Atlantique.
Nous traversons Santiago sous une pluie torrentielle sans nous arrêter et rejoignons Noia. Une éclaircie nous permet d’admirer la ria jusqu’à Muros, un peu plus au Nord. Il se fait tard. Nous arrivons à trouver un petit parking au bord de la mer, à 2 kms de la ville, sur la plage de San Francisco. Le sol est un peu pentu, mais nous sommes les pieds dans l’eau et nous ne génons personne : nous nous installons. Le soir, une éclaircie nous permettra de nous promener le long de la plage.
Muros – le parking
Muros – la plage
Muros – la plage
Quatrième étape le 5 juin – Muros – A-Guarda – 272 kms
Le matin, nous nous levons sous le soleil. Le ciel est plein de gros nuages, mais nous voyons enfin du bleu. Le paysage prend tout de suite plein de couleurs.
Muros plage de san francisco
Muros plage de san francisco
Muros notre parking
Muros plage de san francisco
Muros plage de san francisco
Nous repartons vers Noia dans le but de suivre la route côtière dans la presqu’île de Ribeira. Malheureusement le temps va à nouveau se gâter : pluie, brouillard, vent … Nous rejoignons Vigo par une grande route et rejoignons la côte à Baiona. Une route côtière vraiment superbe nous amène jusqu’à A-Guarda. Après quelques recherches, nous dénichons un coin sympa à la plage de Camposancos. Cette dernière est située juste à l’embouchure du rio Muiño, rivière qui sert de frontière entre l’Espagne et le Portugal.
En ce début Juin, les touristes ne sont pas encore arrivés. Nous nous garons au bord de la plage, dans une pinède. Vu le peu de clients en villégiature à l’hôtel, nous ne risquons pas de les importuner. Nous nous installons pour la nuit. Le soir, nous faisons une promenade très agréable en remontant le fleuve.
Demain, nous entrons au PORTUGAL.
Première étape le 2 juin – Saint Pée-sur-Nivelle – Ondarroa -79 kms
Le Mardi 2 juin, en fin de matinée, nous allons nous promener dans le très joli petit village d’Espelette. Il fait un temps superbe. Une bonne occasion de prendre des photos pleines de couleur !
Espelette
Espelette – l'hôtel aux piments
Nous passons la frontière France-Espagne en début d’après-midi. Lors de notre dernier voyage au Portugal il y a plus de 20 ans, nous avions eu un très mauvais temps lors de notre passage dans les Asturies et en Galice. Nous décidons de tenter à nouveau notre chance, persuadés que cette fois-ci nous aurons un superbe temps ensoleillé. Après avoir contourné San Sebastian par l’autoroute, nous prenons la route de la côte à Zarauz. En ce début de juin, les plages sont déjà noires de monde. Au petit port de pêche de Getaria, à la sortie de Zarautz, le parking que nous connaissons est totalement occupé. En suivant la côte, nous arrivons à Ondarroa et nous installons sur le grand parking de la plage de Santurraran en face du port. En fait, nous sommes à 200 m de la ville d’Ondarroa, mais sur la commune de Mutriku, village à quelques kilomètres. Nous attendons que les vacanciers aient quitté la plage et trouvons une place face à la mer.
Coordonnées GPS : 43°19’12″N – 2°24’38″O
MUTRIKU- plage de Santurraran
MUTRIKU- plage de Santurraran
Deuxième étape le 3 juin – Ondarroa – San Vincente-de-la-Barquera – 262 kms
Ciel bleu sans aucun nuage – 18° vers 8h – Nous reprenons la route de la côte basque au plus près de la mer.
Village et plage d'Ondarroa
Village et plage d'Ondarroa
La route de corniche avant Lequeitio est très étroite, mais superbe. Nous avons quelques difficultés à traverser ce village, car il y a des travaux.
Nous faisons un arrêt-déjeuner à Laredo. Il fait très chaud. Cette station balnéaire est encore en attente des touristes. Nous trouvons des rues et des plages totalement vides. Pas un seul endroit pour picniquer en bord de mer.
LAREDO paseo maritimo
LAREDO paseo maritimo
LAREDO la plage
Après Santander, le temps change. En fin d’après-midi, lorsque nous arrivons à San Vincente de la Barquera , des nuages ont envahi le ciel, la brume s’est levée sur la mer. Nous tournons un peu avec le camion. Cela nous permet de découvrir une très jolie petite ville blottie au fond d’un estuaire et d’une petite baie. Nous trouvons une vaste dune un peu à l’écart et nous y installons. A 20h, il fait 18°
San Vicente de la barquera – la ville
San Vicente de la barquera – l'estuaire
San Vicente de la barquera – la plage
San Vicente de la barquera – la dune
Troisième étape le 4 juin – San Vincente-de-la-Barquera – Muros – 499 kms
Le matin, le temps est couvert, de la brume sur la terre, plus lumineux sur la mer.
Direction plein Ouest. Nous longeons la partie Nord du Parc national des Picos de Europa. Les sommets sont couverts d’un brouillard très épais. Une fine pluie se met à tomber. Nous passons Gijon que nous laissons sur notre droite. Quelques kilomètres plus loin, nous décidons de courcircuiter la Galice. Nous bifurquons vers le Sud, direction Santiago de Compostela. Nous espérons pouvoir admirer la région des Rias Baixas, tout un groupe d’estuaires sur la côte Atlantique.
Nous traversons Santiago sous une pluie torrentielle sans nous arrêter et rejoignons Noia. Une éclaircie nous permet d’admirer la ria jusqu’à Muros, un peu plus au Nord. Il se fait tard. Nous arrivons à trouver un petit parking au bord de la mer, à 2 kms de la ville, sur la plage de San Francisco. Le sol est un peu pentu, mais nous sommes les pieds dans l’eau et nous ne génons personne : nous nous installons. Le soir, une éclaircie nous permettra de nous promener le long de la plage.
Muros – le parking
Muros – la plage
Muros – la plage
Quatrième étape le 5 juin – Muros – A-Guarda – 272 kms
Le matin, nous nous levons sous le soleil. Le ciel est plein de gros nuages, mais nous voyons enfin du bleu. Le paysage prend tout de suite plein de couleurs.
Muros plage de san francisco
Muros plage de san francisco
Muros notre parking
Muros plage de san francisco
Muros plage de san francisco
Nous repartons vers Noia dans le but de suivre la route côtière dans la presqu’île de Ribeira. Malheureusement le temps va à nouveau se gâter : pluie, brouillard, vent … Nous rejoignons Vigo par une grande route et rejoignons la côte à Baiona. Une route côtière vraiment superbe nous amène jusqu’à A-Guarda. Après quelques recherches, nous dénichons un coin sympa à la plage de Camposancos. Cette dernière est située juste à l’embouchure du rio Muiño, rivière qui sert de frontière entre l’Espagne et le Portugal.
En ce début Juin, les touristes ne sont pas encore arrivés. Nous nous garons au bord de la plage, dans une pinède. Vu le peu de clients en villégiature à l’hôtel, nous ne risquons pas de les importuner. Nous nous installons pour la nuit. Le soir, nous faisons une promenade très agréable en remontant le fleuve.
Demain, nous entrons au PORTUGAL.
Première étape le 6 juin – A Guarda (E) – Vila Praia de Ancora – 472 kms
Arrêt picnic à Caminha vers 14. Ce village, situé sur la rive droite de la rivière Muiño, est juste
en face de la plage de Camposancos où nous avons passé la nuit.
Caminha – vue sur Muros
Caminha – vue sur Muros
Nous arrivons à Viana do Castelo vers 17h et nous garons sur un grand parking proche du centre. Malgré le temps couvert, nous avons plaisir à découvrir cette ville. Elle est très peu animée en ce début de juin. Un petit vent frisquet nous dissuade de prendre une consommation à la terrasse d’un café, mais nous prenons le temps de flâner dans les rues du centre-ville.
En revenant au parking, nous croisons un couple de campingcaristes du département 22. Nous échangeons les propos traditionnels. Comme ils sont ici depuis quelques jours, ils nous indiquent une étape très sympa à quelques kilomètres au nord. Nous nous rendons au petit port de Vila Praia de Ancora. Nous traversons le village et continuons jusqu’au bord de mer. Nous y découvrons une dune peu élevée, déjà bien occupée par de nombreux campingcars. Nous trouvons une place face à la mer. Miracle : le soleil est revenu. A 20h, il fait 24°.
Deuxième étape le 7 juin – Vila Praia de Ancora – Braga – 90 kms
Ciel gris le matin à 8h. Il fait 18°. Les nuages sur la mer nous passent au-dessus de la tête et nous mouillent un peu de temps en temps. Nous faisons connaissance avec un couple belge grâce à Vic le chien (la famille du monsieur avait un groenendal lorsqu’il était petit). Il revient d’un périple de plusieurs semaines au Portugal et nous propose gentiment de nous indiquer quelques coins sympa où il a fait étape.
Nous allons faire le plein d’eau à un robinet d’eau sur le port de pêche, puis nous nous rendons au marché aux poissons où nous passons un très agréable moment. Ce marché n’est pas très grand, mais il est très sympa : ici, pas de gros distributeurs. Ce sont les pêcheurs qui vendent leur pêche du jour.
En déambulant, nous rencontrons un couple de campingcaristes. Nous habitons à 20 kms les uns des autres dans le Finistère. Elle bretonne, lui d’origine portuguaise, ils viennent tous les ans passer plusieurs mois au Portugal. Ils nous convient à une dégustation de porto dans leur demeure à roulettes et nous fournissent une liste de plusieurs étapes et aires techniques qu’ils connaissent pour les avoir pratiquées. Vers 15 h, nous quittons Vila Praia de Ancora, direction Braga. Nous souhaitons remonter jusqu’à Vila Réal et descendre le Douro jusqu’à Porto.
Nous arrivons à Braga et prenons la direction du sanctuaire de Bom Jesus. Etonnante construction que ce Bom Jesus… Nous nous garons sur le parking tout en bas du sanctuaire et entreprenons la grimpette de 500 marches vers l’église tout au sommet (pour ceux qui n’aiment pas les escaliers, un funiculaire est à leur disposition juste à côté). A notre grande surprise, la montée n’est pas trop pénible. Au sommet, vue bien dégagée sur la ville de Braga.
Nous envisageons tout d’abord de passer la nuit sur le parking du sanctuaire. Le temps est pluvieux, le parking bruyant. Aussi nous partons au camping municipal. A 20h, il fait 18°. La pluie continue de tomber : un soir d’automne dans un camping rempli d’arbres, donc idéal pour donner de l’ombre lors des jours de grande chaleur ! Nous nous consolons en dégustant les soles achetées le matin au marché de Vila Praia de Ancora. Avec un petit vin blanc espagnol de Valdepenas, c’est délicieux !
Troisième étape le 8 juin – Braga – Costa Nova do Prado – 271 kms
Pluie toute la nuit. Le matin à 8h, il fait 15°. Grosse averse vers 9 h lors de la sortie matinale de Vic le chien.
Nous partons vers 10 h pour la visite de Guimaraes.
Notre visite débute sous un soleil timide. Le ciel se couvre peu à peu. Les averses reviennent avec un petit vent frisquet. La vieille ville est superbe, en particulier la place principale. Mais la pluie
froide et le vent auront raison de notre enthousiasme.
Nous repartons de Guimaraes avec beaucoup de regrets. Nous prenons la route vers la vallée du Douro que nous allons rejoindre à Mesao Frio. Après un arrêt-déjeuner, nous allons remonter le fleuve par la rive gauche. Quelques éclaircies vont nous permettre d’apprécier les paysages qui s’offrent à nous. La route est en balcon. De chaque côté, de la vigne à profusion, souvent plantée sur des pentes abruptes sur des terrasses fabriquées en grosses pierres. C’est très étonnant ! Dans chaque jardin potager, de la vigne haute plutôt en forme de treille. Est-ce pour l’ombre ou pour la protection des légumes plantés au milieu ?
Après un dernier regard sur un bâteau naviguant sur le fleuve, nous quittons le Douro à hauteur de Entre-os-Rios dans la partie la moins intéressante de la vallée. Nous attrapons l’autoroute A29 vers le Sud et nous rendons directement à Costa Nova, village tout neuf entre lagune et océan, au sud-ouest d’Aveiro. Parking réservé aux campingcars au bord de mer à l’abri des dunes. Le soleil est revenu, le vent l’accompagne. Il fait 20° à 20h.
Première étape le 9 juin – Costa Nova do Prado – Praia de Quiaios – 71 kms
La nuit a été calme. Le ciel est nuageux, mais clair. Le vent s’est renforcé pendant la nuit. La balade matinale de Vicq le chien nous conduit dans le village de Costa Nova. Nous sommes sur une bande de terre entre mer et lagune. Côté mer, une immense plage bordée de dunes.
Côté lagune, grande esplanade remplie de commerces, mais aussi toute une rangée de petites maisons basses, toutes pimpantes et joliment peintes de rayures verticales.
Nous partons vers 10h, direction Aveiro. Cette ville de moyenne importance est située dans le fond d’une grande baie. Une petite passe la relie encore à l’océan. Cette baie ressemble au bassin d’Arcachon, en plus modeste. Nous souhaitons avoir un aperçu de la lagune. Aussi nous nous rendons à l’Office de Tourisme. Nous avisons un parking payant proche de ce dernier. A notre grande surprise, l’employé municipal chargé de la surveillance vient à notre rencontre. Dans un français impeccable, il nous conseille d’aller stationner sur un parking un peu plus éloigné du centre, mais gratuit.
A l’Office du Tourisme, nous apprenons que les promenades en barque sur la lagune ne fonctionnent qu’en Juillet et Août. Avant de quitter la ville, nous nous promenons le long des quelques canaux qui la traversent ainsi que dans les petites rues du quartier piétonnier.
Nous allons surtout admirer l’ancienne gare couverte d’azulejos, ces superbes carreaux de faïence qui colorent beaucoup d’édifices au Portugal. Ceux-ci rappellent la construction et la mise en service de la gare, mais aussi des scènes de la vie de l’époque dans la région.
Nous reprenons la route du bord de mer pour quitter Aveiro. Nous longeons la côte vers le sud. C’est une immense plage bordée de dunes recouvertes de pins. Nous roulons jusqu’à Praia de Quiaios, une petite ville balnéaire que nous ont indiqué nos voisins bretons rencontrés à Vila Praia de Ancora. Station d’été où nous rencontrons peu de gens. Grande plage avec de la houle et des rouleaux. Nous trouvons un grand parking le long de la dune. Ca ira pour une nuit.
Deuxième étape le 10 juin – Praia de Quiaios – Tomar – 177 kms
Nous partons vers 10h et prenons la direction de Coimbra que nous voulons visiter. Au fur et à mesure que nous roulons vers l’Est, le ciel s’éclaircit et la température augmente. A Coimbra, il fait carrément chaud. Nous trouvons des rues et avenues presque désertes. Il est vrai que nous sommes un dimanche et de plus, nous l’apprendrons plus tard, le 10 juin est le jour de la fête nationale. Nous trouvons à nous garer à l’ombre, en plein centre-ville. Après quelques difficultés à nous orienter, nous trouvons la bonne direction vers le vieux quartier.
La ville est bâtie sur les deux rives du fleuve Mondego. La cité ancienne a été construite sur une colline de la rive droite et surplombe la vallée. Nous arpentons les petites rues très pentues. Nous visitons la Vieille Cathédrale et le cloître attenant. Nous montons tout au sommet et découvrons avec étonnement l’Université : bâtiments superbes, portes magnifiques … Nous ne visitons pas l’intérieur des monuments : ils sont fermés les jours fériés. Nous allons tout de même visiter les cryptes romaines et médiévales construites sous le Musée.
Vers 16 h, nous repartons vers le Sud, direction Tomar. Sur le bord de la route, nous dépassons beaucoup de pélerins se rendant en pélérinage à Fatima : 85 kms en 3 ou 4 jours …
Nous arrivons à Tomar en fin d’après-midi et nous rendons directement au château. Nos amis belges, croisés à Vila Praia de Ancora, nous ont dit que l’on pouvait y passer la nuit et être ainsi à pied d’oeuvre le lendemain matin pour la visite du monument. Nous nous garons à l’ombre des grands pins sur le parking.
Il fait chaud : 25°. Plusieurs familles portuguaises sont venues picniquer. Cela crée une animation très sympathique.
Troisième étape le 11 juin – Tomar – Sao Martinho do Porto – 113 kms
Nuit très calme sur ce parking. A 10h, il fait 23° à l’ombre des pins. Le soleil brille dans un ciel tout bleu. Nous laissons Vic le chien de garde dans le camion et partons visiter le complexe de Tomar : Castelo dos Templarios et Covento do Cristo. Cet ensemble nous a étonné, séduit et enthousiasmé. N’ayant pas vocation à être un guide touristique, nous ne décrirons pas en détail ce que nous avons vu, seulement quelques photos. Mais il ne faut vraiment pas manquer la visite de ce complexe, d’autant que Tomar est très proche de l’autre merveille du Portugal, à savoir la superbe église de Batalha.
Nous quittons Tomar en fin de matinée et nous dirigeons vers Batalha. Nous projetons de nous arrêter déjeuner sur le grand parking de Fatima. De grande taille pour recevoir les pélerins et les touristes, il est pourtant complet lors de notre arrivée. Etonnant, car nous sommes en semaine et au milieu du mois de Juin. On n’ose imaginer ce que c’est un dimanche de Juillet. Nous décidons de continuer jusqu’à la ville de Batalha, toute proche maintenant. De fait, nous trouvons à nous garer sur le parking proche du monastère, réservé aux campingcars.
Après déjeuner, nous partons visiter le monastère et l’église. Tomar nous a enthousiasmé, mais Batalha nous a émerveillé par sa beauté, sa grâce et son élégance.
Nous allons passer plusieurs heures à déambuler dans ce superbe édifice. Après la visite, nous nous rendons à l’aire technique toute proche pour faire les pleins et les vides du camion. Comme il fait très chaud, nous décidons d’aller passer la nuit en bord de mer et nous prenons la route vers Nazaré. Nous avons repéré sur un guide touristique une halte possible sur un parking à Sitio, un petit village perché sur la colline au-dessus de la mer. N’ayant rien trouvé, nous descendons sur Nazaré.
Nous traversons Nazaré sans nous arrêter par le front de mer. Ici, il n’y a manifestement pas de place pour les campingcaristes.
La plage est très belle et le village tout pimpant et plutôt sympa. Mais il y a vraiment beaucoup de monde.
Nous descendons une quinzaine de kms vers le sud et arrivons à Sao Martinho do Porto, un petit village au fond d’une anse. A la sortie de ce dernier, nous trouvons un parking assez vaste entre route et dunes. Nous ne sommes pas les premiers campingcars, mais il y a encore de la place. En traversant le village, nous avons aperçu une fête foraine installée sur une grande esplanade. Nous craignons un peu pour le bruit. Finalement la fête ferme ses portes vers minuit. La nuit est calme.
Quatrième étape le 12 juin – Sao Martinho do Porto – Sao Martinho do Porto – 46 kms
Gros brouillard sur la mer lorsque nous prenons la route de Alcobaça. A 5 kms à l’intérieur des terres,
le brouillard se dissipe et nous retrouvons le soleil dans un ciel tout bleu. Il fait même très chaud.
Nous nous garons sur un parking en plein soleil et partons visiter le monastère d’Alcobaça. Son abbaye est l’un des monuments les plus célèbres du Portugal. Nous avons admiré ce superbe édifice, mais, peut-être est-ce son austérité, nous n’avons pas ressenti le même enthousiasme que la veille à Batalha.
Après la visite, nous nous attardons un petit moment dans le village. Nous décidons de retourner passer la nuit à Sao Martinho, en espérant que le brouillard se soit aussi dissipé sur la mer. De fait, il fait un temps superbe : beaucoup de vent, mais il fait très bon. Nous retrouvons notre parking. Le soir, vers 22 h, nous aurons droit à un superbe feu d’artifice.
Cinquième étape le 13 juin – Sao Martinho do Porto – Baléal – 118 kms
Comme la veille, à notre lever, nous avons du brouillard, toujours sur la mer. Température douce de 20°. Nous partons pour la petite ville d’Obidos, cité médiévale parfaitement conservée. Le temps s’éclaircit, mais le ciel reste couvert.
A Obidos, on visite en se promenant. La ville toute entière est entretenue avec beaucoup de soins. Toutes les constructions, maisons, église, boutiques, forment un ensemble harmonieux.
Il est bientôt 13h et notre promenade nous a ouvert l’appétit. Nous nous installons à la terrasse d’un joli restaurant : au menu bacalhao, porc à la portuguaise et vin frais du pays. Pendant notre déjeuner, nous conversons avec une jeune maman assise à côté de nous. Cette jeune femme, née en France de parents d’origine portuguaise, a vécu en France jusqu’à ses 20 ans. Elle est revenue au Portugal pour y vivre, travailler et se marier. Elle recherche le contact avec les Français pour converser avec eux, son entourage parlant uniquement le portuguais.
Avant de quitter Obidos, nous faisons une escale technique à l’aire que la commune a construite récemment. Cette aire est complète et propose quelques places de stationnement. Elle est à 5 mn à pied de l’entrée de la ville.
Nous reprenons la route avec l’intention de passer la nuit du côté de Peniche. Nous contournons la lagune par le sud et continuons jusqu’à son embouchure, le petit village de Aldeia dos Pescadores. La route serpente sur les dunes couvertes de pins. Nous atteignons Peniche. Comme nous sommes de bonne heure, nous décidons de faire le tour de la presqu’île. La côte est rocheuse, mais peu élevée. Nous cherchons un stationnement pour la nuit, mais nous n’avons pas de chance. Un passage au port nous dissuade d’y rester, vu l’exigüité de l’endroit et la foule des voitures.
Nous décidons de remonter un peu vers le Nord pour atteindre le village côtier de Baléal que nous avons repéré en descendant.
Sur le grand parking en bord de plage, plusieurs campingcars sont déjà installés.
Nous craignons un peu la musique des bars de bord de plage (nous sommes samedi), mais la nuit sera très tranquille.
Première étape le 14 juin – Baléal – Ribamar – 93 kms
Dimanche – Ciel couvert – 19° – le vent s’est un peu calmé pendant la nuit. En sortant Vic le chien, je découvre que Baléal est un petit village construit sur une petite presqu’île située à la pointe nord de la grande baie de Peniche.
Nous reprenons notre descente vers le Sud par la N247 et longeons la mer au plus près. La côte, très rocheuse, est une succession de petites criques avec chacune leur plage de sable blond, à l’image de la praia da Areia Branca. A l’heure du déjeuner, nous arrivons à Ribamar, sur la praia de Sao Lourenço, quelques kilomètres avant Ericeira.
En début d’après-midi, nous partons pour Ericeira. Nous avons la grande surprise de découvrir une ville neuve bâtie tout en haut d’une impressionnante falaise. Au pied de cette dernière se déroule une superbe plage.
Les guides touristiques indiquent bien le port au pied de la falaise. Malgré tous nos efforts, nous ne trouvons aucun stationnement pour aller le visiter à pied. Nous sommes dimanche et le village est bondé de touristes. Un peu dépités, car nous pensions visiter et y passer la nuit, nous retournons à la praia de Sao Lourenco. Sur le bord de la route, nous nous arrêtons pour faire le plein de melon, de tomates et de cerises. Il est 18h. Et il fait 24°. Le parking au bord de la plage se vide des touristes venus passer l’après-midi. Nous trouvons un petit coin un peu à l’écart et nous y installons.
Deuxième étape le 15 juin – Ribamar – Cap Espichel – 145 kms
Ciel couvert, mais clair. La nuit a été calme malgré la proximité de la route.
Nous partons direction Sintra avec la ferme intention de visiter cette ville appréciée de tous les guides touristiques. Nous allons passer 1 heure à chercher une solution pour stationner. Ce que nous n’avions pas vu, c’est que Sintra est bâtie sur une colline très pentue. Les rues ne sont pas du tout adaptées à la circulation de véhicules type campingcars, pas plus que les parkings à leur stationnement. La mort dans l’âme, nous nous résignons à quitter la ville. Notre demoiselle du GPS, Zézette nous fait traverser le parc de Montserrat en empruntant des rues à peine plus larges que notre camion.
Nous faisons un petit détour sur la côte pour aller admirer le cabo da Roca, le point le plus occidental de l’Europe.
Nous continuons à longer la côte vers Lisbonne. Nous nous arrêtons à Praia da Guincho, une plage que nous ont indiqué Nicole et Orlando, rencontrés plus haut. Nous découvrons une plage immense, très appréciée des surfers et des véliplanchistes : du vent, des gros rouleaux sur la mer.
Nous continuons vers Lisbonne. Cascais, Estoril, des stations balnéaires très jolies, mais la côte est entièrement occupée par des maisons, des immeubles et des parkings : pas de place pour nous. Nous avions visité Lisbonne lors de notre dernier voyage de 1986 et décidons de ne pas nous y arrêter. Nous empruntons le pont “25 de abril” vers le Sud.
Après avoir cherché un stationnement aux environs de la lagoa de Albufeira (côte très escarpée avec peu de plages), nous arrivons au cap Espichel. Un campingcar 47 y stationne déjà. Nous décidons d’y passer la nuit au calme. Il fait très lourd : ciel couvert et 27° dans le camion.
Troisième étape le 16 juin – Cap Espichel – Santa Suzanna – 128 kms
Mauvaise nuit. En effet un chauffeur de bus allemand est venu stationner une partie de la nuit et a laissé tourné son moteur pendant plusieurs heures. A 5h du matin, je suis allé lui demander de partir pour que l’on soit enfin tranquille. Au bout de quelques minutes, il est parti non sans rouspéter.
Avant de quitter le cabo, nous rendons une visite à la chapelle (fermée la veille). Nous découvrons des peintures magnifiques offertes à une certaine époque par des portuguais venus en pélérinage dans ce coin perdu (Photos interdites).
Nous partons vers midi, Nous faisons un petit passage sur le port et la plage de Sesimbra. Nous voulons emprunter la route qui traverse la serra d’Arrabida. Je me trompe de route, et nous suivons la petite route côtière N104, au demeurant très jolie, car elle suit la mer de très près. Nous arrivons à Setubal, ville très industrielle, que nous nous contentons de traverser.
Nous décidons d’aller passer la nuit au barrage de Pego do Altar. Ce dernier est situé juste avant le petit village de Santa Susanna, sur la route de Montemor-o-Novo. Nous nous arrêtons faire des courses à l’Ecomarché de Alcacer do Sal.
Nous arrivons au barrage en fin d’après-midi. Nous prenons place sur un terre-plein surplombant le lac. Il a fait très chaud dans la journée, et nous apprécions la relative fraîcheur venant de l’eau. Il fait tout de même 33°. La soirée est douce. Deux campingcars hollandais et deux anglais nous ont rejoint en fin de soirée.
Première étape le 17 juin – Santa Susana – Evora – Santa Susana – 127 kms
En fin de matinée, vers 11h, il fait déjà 32°.
Nous décidons tout de même de partir à Evora. Nous allons faire un aller-retour, car nous souhaitons continuer notre descente vers le sud par la côte atlantique.
Nous arrivons vers 13h. Il fait très chaud. Nous trouvons une place de stationnement au pied des remparts, entre la porta de Lagoa et la porta de Avis. Comme nous sommes en plein soleil, nous décidons d’emmener Vic le chien pour la visite de la ville.
Début de la visite : déjeuner sur la place principale. Ensuite nous déambulons 4 heures dans la vieille ville : les petites rues, la cathédrale, les fontaines de marbre, le temple romain, la capela dos ossos, les superbes façades des hôtels particuliers. Cette ville est un musée vivant, entretenu avec soin.
Lors de notre retour au camion, nous regardons la température : 42° extérieur, 38° intérieur. Vic a souffert de la chaleur lors de notre marche dans la ville, mais ça aurait été pire dans le camion.
Nous faisons les 60 kms qui nous séparent du lac de Pego do Altar. En arrivant, nous apprécions la fraîcheur relative qui monte de l’eau. Il fait tout de même 32° à 20 h. Diner dehors à la fraîche !
Deuxième étape le 18 juin – Santa Susana – Porto Covo – 144 kms
La nuit a été chaude. A 8h le matin, il fait déjà 25°.
Nous reprenons la route pour rejoindre la côte atlantique. Arrêt à Alcacer do Sal pour quelques courses. Nous descendons directement vers Grandola, puis Melides pour rejoindre la praia de Santo André. En cherchant un coin pour le picnic, je m’approche trop près de la dune et je réussis à m’ensabler. Pendant 1 h, nous cherchons une solution pour nous sortir de cette situation. Finalement, un jeune portuguais de Villa Réal va s’arrêter et nous dégager en nous tractant avec sa voiture 4×4. Après tous ces efforts sous un chaud soleil, nous apprécions le déjeuner dehors à l’ombre au bord de la mer.
Nous continuons notre route vers le sud. Nous laissons de côté la ville de Sinès, un important port industriel. A partir de là, la route suit la mer au plus près des dunes. Nous descendons jusqu’à Porto Covo. Nous nous y arrêtons le temps de boire une bière à la terrasse d’un café. Nous ne trouvons aucun emplacement sympa dans le village. Nous poussons jusqu’à Villa Nova de Milfontes. Le petit parking de Margival, juste au dessus-de l’embouchure, est plein de campingcars. Nous retournons à Porto Covo et trouvons un parking au nord du village sur la falaise. Plusieurs campingcars y stationnent, mais nous trouvons une place face à la mer et nous y installons pour la nuit. Nous avons même droit à un joli coucher de soleil.
Troisième étape le 19 juin – Porto Covo – Odeceixe – 91 kms
Nuit très tranquille sur la falaise. Temps superbe vers 8h. Nous échangeons quelques infos avec nos voisins d’une nuit, un jeune couple de campingcaristes 33. Je sors Vic le chien et en profite pour prendre quelques photos des plages.
Nous partons vers 11h, et très vite, le temps va changer. En effet, une brume épaisse va doucement envahir le littoral. Nous passons à Villa Nova de Milfontes où nous sommes passés la veille. Nous essayons une plage un peu plus bas. Peine perdue ! Nous filons directement vers Odeceixe. Le couple belge croisé plus haut à Vila Praia de Ancora nous a indiqué une crique très jolie avec possibilité d’y stationner.
Après quelques recherches, nous y arrivons et trouvons le même brouillard que plus haut. Nous nous installons en nous disant que ça ira mieux demain.
Quatrième étape les 20 et 21 juin – Odeceixe – 0 km
Le temps est superbe, soleil et ciel bleu. Un petit vent très agréable a chassé le brouillard. Nous découvrons une crique superbe. En fait, une petite rivière se jette dans la mer au pied d’une falaise, ce qui fait un petit estuaire très particulier et sympa. Quelques campingcars sont déjà installés, mais ça n’a rien à voir avec les parkings que nous avons rencontrés jusqu’à maintenant.
Nous décidons de rester samedi et dimanche. En effet nous nous sommes aperçus que beaucoup de Portuguais sortent leur campingcar le week-end. De plus nous avons retrouvé Heidi et Pierre, le couple franco-allemand croisé plus haut à Ribamar. Nous partageons apéritifs et spaghettis sauce tomate-fruits de mer préparés par Heidi. Super détente, même si la température a un peu baissé. Baignade, lecture : un vrai week-end d’été .
Soirée très agréable, un peu fraîche. 20° à 20h.
Première étape le 22 juin – Odeceixe – Sagres– 101 kms
Des nuages sont arrivés pendant la nuit, mais le temps reste sec et clair. Nous partons vers 11h pour Aljezur, un village à 20 kms au sud. Nous souhaitons faire une escale technique et quelques courses. Le village est petit et nous avons du mal à nous garer. L’escale technique sera pour plus tard. Pour les courses, après un bref passage dans une petite halle, nous les ferons dans un mini-marché près du pont.
Nous descendons le long de la côte jusqu’à la praia de Bordeira : plage immense battue par un vent très fort, manifestement très appréciée des surfeurs. Nous trouvons un parking surplombant la côte et nous y arrêtons pour picniquer.
En début d’après-midi, nous faisons un crochet jusqu’à Carrapateira, village en bord de mer où nous sommes sensés trouver un chouette stationnement pour campingcars. En fait c’est un parking sur une falaise surplombant une superbe plage : en terre battue, donc très poussiéreux, et très pentu. On s’arrête 2 mn pour la vue et on repart.
Plus bas, à Villa do Bispo, nous faisons un détour par le centre du village et trouvons un lavoir équipé de sanitaires : très rustique, mais pratique, car nous faisons les vides et les pleins du camion dans de bonnes conditions.
Nous continuons jusqu’à Sagres. Nous galérons quelque temps le long de la côte à la recherche de notre coin-étape. Nous trouvons un parking plutôt sympa au-dessus d’une superbe plage. Quelques campingcars y sont déjà installés. Il est 15 h, un peu tôt pour s’arrêter. Nous continuons jusqu’au cabo San Vicente, le point le plus occidental de l’Algarve. Le ciel s’est entièrement dégagé. Aussi nous profitons de superbes vues sur les falaises et la mer. Curiosité locale : plusieurs vendeurs, installés sur le parking, proposent aux touristes des pulls et des ponchos en laine.
Nous avons lu dans des récits de voyage que des campingcaristes restent passer la nuit sur le bord des falaises, juste avant Sagres. Nous préférons retourner à notre parking découvert un peu plus tôt dans la journée à Sagres. Nous nous installons. Temps chaud jusqu’à 20h. Ensuite le vent se renforce et se rafraîchit : 20° à 20h. Le soir, on ressent le besoin de se couvrir lors de la sortie de Vic.
Deuxième étape le 23 juin – Sagres – Carvoiero– 160 kms
A 10h ciel bleu avec quelques petits nuages. Vent fort un peu frais : 23°.
Nous quittons Sagres et rejoignons Villa do Bispo, puis tournons à droite, vers Lagos. Sur le bord de route, nous nous arrêtons pour visiter une fabrique de poterie et de faïence : rien d’extraordinaire. Nous quittons la route principale vers Salema au bord de la mer. C’est une petite plage avec peu d’espace. Nous suivons la côte au plus près par un route en terre et atteignons la plage de Budens.
Non seulement il fait très chaud, mais en plus le vent souffle vraiment très fort. Nous faisons un saut au village tout proche et faisons les courses à l’Ecomarché, puis revenons déjeuner à la plage. Nous retrouvons avec plaisir le couple franco-allemand Heidi et Pierre. Nous les invitons à diner et nous donnons rendez-vous le soir à Alvor, une station balnéaire située peu après Lagos. Nous avons lu dans un guide qu’il y a une aire de stationnement campingcars.
Nous nous arrêtons à Lagos pour visiter la Ponta da Piedade. Cet amas de roches sculpté par la mer et le vent est exceptionnel. Leur forme et leur couleur ocre ressortent superbement sur le bleu de la mer
Nous repartons pour Alvor où nous retrouvons Heidi et Pierre. En fait d’air de stationnement, nous nous trouvons sur un parking entouré d’immeubles. Pas vraiment sympa pour faire une grillade. Nous repartons pour Ferragudo, petit village à l’est de Portimao. Des Hollandais croisés au Nord nous ont indiqué une aire en bord de plage. Nous ne la trouverons jamais et nous allons galérer presque 2 heures sur un bord de mer rocheux avec des plages lilliputiennes. Nous trouvons finalement, avec un peu de chance, un parking un peu sauvage auprès d’un phare près de Carvoeiro.
La nuit est pratiquement tombée lorsque nous nous installons et que nous nous servons un apéritif anisé bien mérité. Les brochettes de poulet suivront et seront dégustées en plein air sous un ciel plein d’étoiles et avec une température très douce.
Troisième étape le 24 juin – Carvoeiro – Caldas de Monchique– 50 kms
Le beau temps continue. Petit déjeuner pris ensemble sous le soleil. Les adieux se font vers 11h. Normalement nos routes ne doivent plus se croiser au Portugal. Heidi et Pierre partent vers le Nord, car ils craignent la chaleur du Sud. Nous, nous continuons vers l’Est en suivant la côte.
Nous prenons la direction de Monchique, ville située au nord de Portimao dans une chaîne de petites montagnes. Nous voulons faire une escale technique. Des campingcaristes croisés lors de notre descente nous ont indiqué une aire de stationnement 100% campingcars. Celle-ci est située à Caldas de Monchique, une petite station thermale.
Nous arrivons un peu avant midi au Parque Rural situé à quelques kms avant ce village. La piste qui y conduit est peu encourageante, mais nous faisons les 2 ou 3 kms pour y aller. Et tout au bout nous trouvons un petit paradis pour campingcaristes exclusivement. L’ensemble du parc est blotti dans une jolie petite vallée. Nous y trouvons tout ce dont a besoin un campingcariste : aire de stationnement sur un terrain plat, aire technique complète, sanitaires propres. Cerises sur le gâteau : du calme, du silence, une piscine …
Nous nous installons et déjeunons à l’ombre de notre store, car il fait très chaud et il n’y a aucun arbre sur l’aire de stationnement.
Après déjeuner, nous descendons à la piscine et y passons un long moment au frais. Vers 17h, nous nous décidons tout de même à laver notre paquet de linge. Nous avons oublié notre lessive-machine et ne pouvons donc pas utiliser le lave-linge pourtant à notre disposition. Corvée lavage à la main !!! Le soir, la chaleur diminue. Nous dinons dehors
Quatrième étape le 25 juin – Monchique – Quarteira– 70 kms
Temp couvert. De gros nuages sont arrivés pendant la nuit. Le vent est assez fort, mais la température reste agréable à 22°.
Nous partons vers 11 h direction la mer que nous retrouvons à Armaçao de Pera, peu avant Albufeira. Nous sommes effarés par la quantité de constructions neuves et de chantiers d’immeubles en cours … Nous trouvons un parking herbeux à l’abri de la dune et nous arrêtons pour picniquer. Le vent est toujours aussi soutenu.
Après le déjeuner, nous nous rendons à Albufeira. La ville, très moderne, est bâtie le long de la mer. Il est très difficile d’y circuler avec un campingcar. Après plusieurs minutes à chercher un stationnement, nous décidons de partir, non sans avoir eu le temps de photographier la superbe marina de toutes les couleurs.
Nous poursuivons la route de la côte et arrivons au complexe ultra-moderne et touristique de Vilamoura et de Quarteira. Tout au bout de Quarteira, nous trouvons le quartier de Forte Novo que nous ont indiqué nos voisins bretons Nicole et Orlando, croisés au nord du Portugal. Nous nous rendons en bord de plage et trouvons de fait une aire de stationnement les pieds dans l’eau. Nous découvrons un vrai petit village de campingcars dont beaucoup d’anglais, installés là depuis probablement un bon bout de temps. Nous nous garons à la limite du sable et sommes immédiatement accueillis par un campingcariste de notre département, installé ici depuis plusieurs semaines. Le ciel est tout bleu, mais le vent souffle fort. 25° en fin d’après-midi. Nous nous installons.
Cinquième étape les 26-27-28 juin – Quarteira – 0 kms
Nous roulons tous les jours depuis notre arrivée au Portugal. Aussi, nous décidons de rester passer le week-end à Quarteira. Le temps est superbe, malgré un vent assez soutenu. De plus, la ville est en pleine effervescence, car elle fête “Los Santos Populares“. En cette occasion, plusieurs manifestations doivent avoir lieu dans toute la ville. Nous découvrons le matin en sortant Vic le chien qu’un rassemblement de motards est également prévu. Cela nous fait un peu craindre pour notre tranquillité. Mais nous maintenons notre décision de rester.
Notre emploi du temps : balades dans la ville, sur la promenade au bord de la plage, lecture. La musique est un peu forte le soir, mais supportable.
Le dimanche soir, nous allons à nouveau faire un tour et boire une bière à la terrasse d’un bar en écoutant de la musique. Vers minuit, nous avons droit à un superbe feu d’artifice.
Sixième étape le 29 juin – Quarteira – Altura– 85 kms
Le lundi matin, nous nous rendons tout au bout du port de pêche pour faire le plein d’eau à un robinet que nous a indiqué notre voisin breton. Puis nous reprenons la route de la côte vers l’est. Nous évitons tous les golfs implantés en bord de mer et arrivons à Faro. Nous contournons l’aéroport et arrivons à l’entrée de la grande plage. Grosse déception : l’accés à cette grande bande de sable est interdite aux campingcars. Nous faisons demi-tour et partons vers Olhão. Nous traversons cette ville en longeant le port. Nous arrivons à Fuseta, petit port où il est sensé y avoir une aire de stationnement. En fait, c’est tout simplement un petit parking destiné aux touristes qui viennent à la plage toute proche. Nous nous y arrêtons pour picniquer. Nous continuons jusqu’à Pedras del Rei et cherchons l’aire que nous ont indiquée les Hollandais croisés à Santa Susanna. C’est un grand parking en terre battue, coincée entre une zone résidentielle et la lagune : un peu sinistre.
La ville suivante est Tavira. Nous souhaitons la visiter, car elle a un quartier ancien très beau. Nous allons passer une heure à chercher un point de stationnement. Il fait une chaleur intense. Nous finissons par nous lasser et nous reprenons la route avec beaucoup de regrets.
Nous arrivons à Altura et continuons jusqu’à Manta Rota, petit village qui possède une plage superbe. Nous découvrons un parking immense en bordure de mer. Plusieurs campingcaristes croisés sur la route nous ont affirmé que le stationnement était toléré. Nous nous y installons avec bonheur. Le vent s’est mis à souffler, et nous trouvons cela fort agréable, car il continue à faire très chaud. Nous retrouvons un couple de campingcaristes de la région de Bordeaux croisé à Quarteira. Quelques autres campingcars viendront se poser dans la soirée. Beaucoup de touristes à la plage. Le soir à 20h, ces derniers sont partis. Nous restons entre nous sur cet immense parking.
Septième étape les 30 juin et 1er juillet – Altura– 36 kms
Nuit très chaude (26° vers minuit). Temps splendide. Le vent est tombé. Le matin nous faisons une grande marche sur la plage. Nous partons jusqu’à Monte Gordo, une plage qui nous a été signalée peu avant Vila Real, à la frontière espagnole. Nous trouvons un parking poussiéreux coincé derrière une dune et entouré de grands immeubles. Nous faisons quelques courses et revenons nous installer à Manta Rota.
Deux jours sans rouler : balades sur la plage, lecture, resto (celui sur la plage fait des soles grillées excellentes …) Beaucoup de gens du coin viennent à la plage dans la journée, donc beaucoup de voitures sur le parking. Le soir, nous restons entre campingcars : pas plus de 6 ou 7 lors de notre séjour. Un breton installé à Manta Rota nous a raconté qu,en Janvier et Février il n’est pas rare de voir plus de 100 campingcars installés ici.
Huitième étape le 2 juillet – Altura – Quarteira– 74 kms
Nuit encore plus chaude : 27° à minuit. En m’occupant du camion, je découvre une fuite d’eau sous le moteur. Je regarde de plus près et me rends compte que le niveau d’eau du radiateur est très bas.
Nous décidons de nous rendre à Faro chez le concessionnaire Fiat. Nous quittons Manta Rota avec quelques regrets. Nous faisons un détour par Casto-Marim pour profiter de leur superbe aire technique toute neuve
A Faro, nous nous rendons au garage Fiat et prenons rendez-vous pour le lendemain matin pour un contrôle.
Nous partons pour Quarteira et passons la nuit sur notre parking de Forte Novo. La fête de la ville est terminée, mais nous sommes en été et il y a toujours une grande animation sur le front de mer. Balade le soir, bière à la terrasse d’un bar près de la halle aux poissons …
Neuvième étape le 3 juillet – Quarteira – Odeceixe – 178 kms
Nous allons à notre rendez-vous chez Fiat à Faro. Le technicien diagnostique une fuite au radiateur. Ce dernier doit être changé. Le délai de disponibilité est de 6 à 8 jours. Comme la fuite n’est pas trop importante, nous décidons de rentrer en Bretagne et de le faire changer chez notre concessionnaire Fiat. En surveillant le niveau et en ajoutant régulièrement de l’eau, ça devrait tenir jusque là.
Nous reprenons la A22 jusqu’à Portimao. Nous faisons les courses au Leclerc de cette ville, un hyper tout neuf. Direction Monchique. Arrêt picnic à hauteur de Caldas de Monchique. Ensuite route très tortueuse jusqu’à Aljezur, puis Odeceixe, petite crique dans laquelle nous avons séjourné quelques jours plus tôt.
Le temps est superbe, mais le vent souffle fort. Pas de coin pour se mettre à l’abri. Nous nous installons dans un endroit un peu isolé.
Dixième étape le 4 juillet – Odeceixe– 0 kms
Le vent ne s’est pas calmé pendant la nuit. Toujours un grand soleil. Journée farniente.
Première étape le 5 juillet – Odeceixe – Santa Susana – 173 kms
Aujourd’hui dimanche, nous pensions rester ici tout le week-end, mais le vent très fort devient vraiment pénible. Nous décidons de continuer notre remontée vers le Nord. Nous faisons un ravitaillement en eau au Lidl de Odemira.
Nous nous arrêtons prendre quelques photos à la jolie station balnéaire de Vila Nova de Milfontes. En effet, lors de notre descente, le bord de mer était dans la brume
A Porto Covo, nous faisons un arrêt picnic sur la falaise. Comme le vent se maintient, nous décidons de remonter jusqu’à Santa Susanna pour y passer la nuit. Nous retrouvons avec plaisir les bords du lac du barrage de Pego do Altar. Nous avons laissé le vent derrière nous. Quelques nuages dans le ciel, mais la température de 24° est vraiment agréable.
Deuxième étape le 6 juillet – Santa Susana – Costa Nova – 341 kms
Nous décidons de faire une nouvelle étape à Aveiro. En effet, lors de notre descente du Portugal, nous avions eu un temps plutôt gris et avions été un peu déçu. Le beau temps dont nous profitons depuis plusieurs jours a l’air de vouloir se maintenir.
Nous contournons Lisbonne par l’intérieur des terres en empruntant l’autoroute. Nous sommes surpris de constater le peu de trafic. Nous comprenons pourquoi lorsque nous sortons à hauteur de Santarem : 14.50 € pour 100 kms. Nous empruntons la IC2 vers le Nord. Changement de décor : une route nationale à 2 voies avec une circulation très dense. Les chauffeurs de semi-remorques sont de vrais kamikazes.
Nous cherchons en vain un coin picnic sur le bord de la nationale. Nous finissons par décrocher pour nous rendre à la praia de Vieira. Nous trouvons une pinède sympa en bord de plage.
Ensuite nous remontons d’une traite jusqu’à Mira par la N109. L’aire de stationnement est un parking en terre battue au pied de la dune. Nous ne sommes plus très loin de Aveiro. Aussi nous préférons continuer et rejoindre l’aire de Costa Nova où nous avions fait étape en descendant. Nous trouvons une place sans difficulté. Le vent souffle très fort et se rafraîchit en fin de soirée. Nous faisons tout de même une petite balade le soir sur la grande esplanade le long de la lagune.
Troisième étape le 7 juillet – Costa Nova – Pardilho – 117 kms
Nuit très calme. Le matin, vers 9h30, des bus amènent pleins de “pipious” à la plage : casquettes jaunes et casquettes blanches. Il faut du courage, car le vent est aussi fort que la veille.
Nous nous rendons à l’office du Tourisme d’ Aveiro. Nous apprenons que les visites de la lagune en bâteau ne se font plus. Quelque peu déçus, nous déambulons quelque temps dans le centre de la ville. Le soleil fait ressortir toutes les belles couleurs.
Revenus au camion, nous regardons la carte de la région et décidons de faire le tour de la lagune avec le campingcar en longeant la mer au plus près. Tour de la lagune
Nous traversons des petits ports et villages tels que Bico, Padelhas. Nous traversons un bras de la lagune à Quintas do Norte et nous retrouvons sur une langue de terre entre lagune et mer. Un arrêt à Torreira pour prendre des photos des bâteaux appelés “barcos moliceiros”. Au bout de la route, nous arrivons au village de Sao Jacinto. Nous nous trouvons sur la partie nord de l’embouchure de la lagune.
Le vent vraiment très fort nous dissuade de faire étape sur un chouette parking au bord de la mer.
Nous remontons vers le nord, direction un petit village dans le fond de la lagune : Pardilho. La municipalité s’est dotée d’une aire de campingcars très bien faite, et installée près d’un port lilliputien sur un minuscule bras de la lagune. Cerise sur le gâteau : un bar avec terrasse tout près des bâteaux (c’est aussi là que l’on peut se procurer les jetons nécessaires à la borne Eurorelais).
Nous sommes seuls et nous installons sans problème. Grand soleil, à l’abri du vent : 22° à 19h30. La bière à la terrasse du bar a un goût de vacances.
Quatrième étape le 8 juillet – Pardilho – Peso da Regua – 186 kms
Temps superbe, et de plus le vent est tombé. Nuit un peu agitée, car plusieurs personnes sont venus faire la fête dans notre petit paradis. Ça a duré jusqu’ à minuit et demi.
Nous utilisons les équipements pour les vides et les pleins (2€ le jeton). Puis nous partons direction la vallée du Douro. Nous prenons la A25 vers Viseu que nous laissons de côté, puis tournons à gauche la A24 vers Vila Real. Nous allons visiter le château de Mateus dont on nous a dit le plus grand bien. Nous arrivons vers 13h et stationnons sur le parking proche pour un picnic rapide. Il fait une chaleur épouvantable. Nous trouvons un peu de fraîcheur en entrant dans le parc du château.
Un jeune guide portuguais francophone nous fait visiter la demeure pendant 1 petite heure en nous relatant son histoire. Puis nous nous promenons un petit moment dans le parc environnant.
Cet ensemble est aussi appelé “solar de Mateus” ou “casa de Mateus”. L’appellation “château” est très exagérée. Le terme “manoir” est, à notre avis, plus approprié. Dans tous les cas, sa visite est un moment agréable, sans plus.
Il fait toujours aussi chaud. Nous redescendons à Peso da Regua, ville au bord du Douro.
Dès que nous approchons du fleuve, la campagne se couvre de vignes.
A Peso da Regua, en franchissant le pont sur le Douro, nous apercevons un parking juste au bord de l’eau. Quelque campingcars y stationnent. Nous avons un peu de mal à trouver la petite route qui y descend. Nous prenons le dernier espace de stationnement disponible. Enfin un peu de fraîcheur…
La soirée est agréable, quoique chaude. Promenade jusqu’à la ville sur un sentier le long du fleuve.
Cinquième étape le 9 juillet – Peso da Regua – Palencia (E) – 394 kms
La nuit a été très tranquille. Le matin, on retrouve le soleil. La température a un peu baissée, et c’est très agréable.
Promenade du matin avec Vic. On admire les bâteaux qui naviguent sur le fleuve.
Nous quittons Peso da Regua et prenons la direction de Pinhão. La route longe le Douro sur la rive sud (ou gauche, comme on veut !). Arrivés à ce petit village, nous traversons le fleuve et prenons vers le nord pour rejoindre la grande route Vila Real-Bragança. Cette route monte et tourne de façon importante jusqu’à Alejo. Ensuite elle redevient normale.
A Bragança, nous nous arrêtons pour déjeuner sur une aire de campingcars toute neuve au pied du château de la ville. Il fait vraiment très chaud. Nous faisons quelques courses et le plein de gasoil. Nous passons en Espagne et prenons la route la plus directe vers San Sebastian. La montagne portuguaiseest remplacée par la plaine espagnole plate à perte de vue, couverte de champs de céréales. Nous sommes très surpris par la relative fraîcheur qui nous accompagne. Il est vrai que le vent souffle de façon soutenue.
En fin d’après-midi, nous arrivons à Palencia et nous rendons directement à l’aire de campingcars située en plein centre-ville. Nous découvrons un parking coincé entre des immeubles et un très grand parc. Plusieurs places sont réservées au stationnement nocturne des campingcars. Une borne technique de bonne qualité est à notre disposition.
Le soir, nous allons nous balader au centre de la ville, située à 200 m du parking. Peut-être est-ce parce qu’ un petit vent frais s’est levé, mais nous découvrons un quartier piétonnier quasiment désert. Nous prenons quand même une petite bière à la terrasse d’un café bien abritée du vent et rentrons chez nous.
Sixième étape le 10 juillet – Palencia (E) – Saint Pée sur Nivelle – 376 kms
En quittant Palencia vers 10h, nous espérons faire une étape sur la côte du Pays Basque. Nous ne nous faisons pas beaucoup d’illusions. De fait, nous chercherons vainement un coin pour stationner de Ondarroa jusqu’à Zarautz. Nous sommes en plein été et les touristes sont partout. Nous décidons de passer en France et de continuer jusqu’à Saint-Pée-sur-Nivelle. Nous retrouvons avec plaisir l’aire de stationnement où nous avions fait étape en descendant.
Notre remontée chez nous se fera en une semaine. Nous souhaitons en effet rendre à nouveau visite à notre petite-fille qui va avoir bientôt 2 mois.
∞
Première étape : Saint-Pée – Saint-Sever dans les Landes (174kms) – Nous passerons la nuit dans le camping sympa où nous avions fait étape en descendant. Nous y resterons passer le dimanche.
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Deuxième étape : Saint-Sever – Terrasson-Villedieu (321kms -) Nous ferons un détour par Quinsac (33) pour acheter un peu de l’excellent Clairet, un vin rosé que nous apprécions beaucoup. Nous ferons étape à Terrasson-Villedieu, petite ville sympa juste avant Brive-la Gaillarde en Corrèze.
∞
Troisième étape : Terrasson-Villedieu – Saint-Pourçain-sur-Sioule (270kms) – Soirée étape au camping de la ville. Nous préférons payer 8€ pour la nuit, car l’aire de campingars, pourtant bien située et gratuite, a des emplacements délimités très petits.
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Quatrième étape : Saint-Pourçain-Sur-Sioule – Châlons-Sur-Saône (157kms) – Deux jours chez nos enfants avec notre petite-fille
∞
Cinquième étape : Châlons-Sur-Saône – Turquant (451kms) : soirée étape à l’aire de campingcars de cette petite ville que nous commençons à connaître.
∞
Sixième et dernière étape : Turquant – Brest (462kms)
Notre dernier voyage au Portugal remontait à 1987. Nous y avions passé 3 semaines au mois d’Août avec nos deux garçons en campingcar. Nous avions beaucoup apprécié le côté sauvage de la nature et la gentillesse des Portuguais.
Cette fois-ci, nous partions toujours en campingcar, mais à une période fin-printemps/début été. Nous y avons passé pratiquement 6 semaines.
Nous étions très curieux de voir comment ce pays avait évolué en 20 ans. Nous sommes partis sans aucun a-priori, juste de l’intérêt et un certain plaisir.
NOTRE VOYAGE
Voyage effectué du 19 mai au 18 juillet 2009.
Notre tour a été effectué dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Nous avons parcouru 8 760 kms en 60 jours comme suit :
Trajets
Date
Durée
Distance
Descente France
du 19 mai au 01 juin
13 jours
1 716 kms
Espagne
du 02 au 05 juin
4 jours
1 112 kms
Portugal – Nord
du 06 au 08 juin
3 jours
472 kms
Portugal – Beiras
du 09 juin au 10 juin
2 jours
248 kms
Portugal – Lisbonne
du 11 au 16 juin
6 jours
643 kms
Portugal – Alentejo
du 17 au 21 juin
5 jours
362 kms
Portugal – Algarve
du 22 juin au 04 juillet
13 jours
755 kms
Remontée Portugal
du 05 au 10 juillet
6 jours
1 587 kms
Remonrée France
du 11 au 18 juillet
8 jours
1 865 kms
Total
du 19 mai au 18 juillet
60 jours
8 760 kms
LE PORTUGAL
Superficie
92 391 km²
Population (2008)
10 627 250 hab
Régime Politique Actuel
République Parlementaire
Capitale
Lisbonne
LES GENS
Les Portuguais sont des gens charmants, accueillants et toujours prêts à rendre service. De plus, c’est un peuple joyeux, toujours prêt à faire la fête. Nous n’avons senti aucune agressivité ni aucune indifférence. (Exception faite de quelques chauffeurs de camion : voir “la route”).
Beaucoup de Portugais sont parfaitement francophones, ce qui est épatant pour dialoguer et nouer des contacts (Il est vrai que le Portuguais n’est pas beaucoup enseigné dans nos écoles …). Nombre de jeunes (et de moins jeunes) sont venus vers nous spontanément.
LA LANGUE
Notre impression est que tous les Portuguais sont bilingues. Au Nord de Lisbonne, ils sont francophones. Au Sud, et principalement en Algarve, ils sont plutôt anglophones. Donc aucun problème pour les touristes anglo-francophones.
Au début de notre séjour, nous avions le réflexe de prononcer le portuguais à l’espagnol. Notre collègue campingcariste Orlando, qui est d’origine portuguaise, nous a donné le précieux conseil de prononcer le portuguais à la française. Exemple : alentejo (cliquez sur le petit microphone de Google)
LE CLIMAT
Nous avons été très étonnés par la variété des climats que nous avons rencontré. Le Portugal est, comme la France (nord et sud de la Loire), coupé en deux : au nord, il fait souvent mauvais et au sud il fait toujous beau. Blague à part, la côte de Porto jusqu’à Lisbonne a un climat océanique très marqué. La côte de Lisbonne à Sagres a sensiblement le même climat, mais plus d’ensoleillement. La côte sud est baignée par l’Atlantique également, mais bénéficie d’un climat très méditerranéen.
L’intérieur du pays est également coupé en deux : au Nord, un climat rude de montagnes et au sud, un climat continental dans les grandes plaines de l’Alentejo.
Lors de notre descente du Portugal, nous avons eu un temps très mitigé au Nord. Nous avons descendu la vallée du Douro de Vila Réal jusqu’à Porto sous les averses. Nous avons trouvé un franc beau temps ensoleillé à partir de Sesimbra, au sud de Lisbonne. Nous avons visité Evora sous une grosse chaleur de 42°. Ensuite, nous avons eu du soleil tout le temps, même lors de notre remontée vers l’Espagne. Malheureusement ce soleil a été accompagné par un vent très soutenu sur les côtes sud et ouest.
LA NATURE
Paysages aussi contrastés que le climat.
LES VILLES
LES ROUTES ET LA CONDUITE
La vitesse (km/h)
Vitesse sur Autoroute
120
Vitesse sur route
90
Vitesse en ville
50
Taux d’alcoolémie
0.5 g/l
.
L’ARGENT
Le Portugal fait partie de la Communauté Européenne et de la zone Euro
LE COUT DE LA VIE
Carburant
de 0.889 €/l (Braga) à 1.055 €/l à Quarteira (rappel France à la même époque : moyenne de 0.950 €/l)
Courses
Voir chapitre “L’alimentation”
Ferries
Pas de ferries pour ce pays
Péages
aussi cher qu’en France
Campings
Voir chapitre “Les aires de stationnement et les campings”
Visites
Ni plus ni moins chers
Restaurants
Beaucoup plus accessibles. Beaucoup de plats à base de poulet( frango) et de sardines(sardinha). Morue très chère…
Parkings
Comme en France
Bars
Les consommations courantes sont moitié prix par rapport à la France. Demi de bière : 1.20 € – Expresso : 0.70 €
L’ALIMENTATION
Comme en France
LES FERRIES
Nous n’avons emprunté aucun ferry pendant notre voyage.
LES AIRES DE STATIONNEMENT ET LES CAMPINGS
Généralités
Depuis 25 ans que nous pratiquons le camping-car, nous respectons les principes suivantes :
– Ce qui n’est pas interdit est autorisé
– Respect scrupuleux des panneaux
– Si notre stationnement est proche d’une habitation, nous allons demander l’accord du propriétaire de la maison (nous n’avons jamais eu de refus)
– Nous ne stationnons jamais sur une place où nous génons la vue d’un habitant
– Respect des codes élémentaires d’hygiène
– Contrôle visuel le matin du départ pour être sûr de ne rien oublier sur le sol.
– Nous préférons un bon camping à un mauvais parking (En France, les campings municipaux ne sont pas chers)
– Si l’un de nous ne “sent” pas un endroit, nous continuons notre recherche.
Les Portuguais et le camping-car
L’engouement pour les campingcars a été aussi fort au Portugal que dans toute l’Europe. Un nombre important de Portuguais possèdent et utilisent un campingcar. Certains villages sont envahis le week-end, essentiellement en bord de mer. Les portuguais campingcaristes sont aussi gentils et accueillants que les portuguais non-campingcaristes.
Les campings
Nous ne connaissons que celui de Braga, pour y avoir passé une nuit. Donc aucune information sur ce sujet.
Aires techniques
Les aires techniques n’ont pas suivi la courbe de l’équipement en campingcars. Elles sont vraiment peu nombreuses. De ce fait, aucun guide n’a encore vu le jour. Seul marche le bouche-à-oreille. Une jeune portuguaise francophile et francophone, croisée à Sao Martinho do Porto, nous a gentiment donné une liste d’aires techniques avec les coordonnées GPS.
Nous avons eu beaucoup de mal à obtenir des listes de ces aires de stationnement auprès des Offices de Tourisme. Nous nous sommes servis des informations sur le site :
Notre seul camping au Portugal a été celui de Braga. Nous n’avons eu aucun problème avec notre chien.
Gaz
Nous avons fait tout notre voyage avec nos deux bouteilles de gaz, largement suffisant à cette époque de l’année.
Système portuguais différent du système français.
Deux adresses nous ont été indiquées pour le remplissage des bouteilles de gaz propane :
– station “Eléphant bleu” – EN 125 – VILA REAL DE SANTO ANTONIO – ALGARVE
– station “Elephant Bleu” – EN 125 – BOLIQUEIME (près d’Albufeira) – ALGARVE
LES FORMALITES
Papiers obligatoires
Carte d’identité et permis de conduire international en cours de validité
Pour les animaux, carnet de santé et de vaccination à jour. (Un nouveau carnet de santé européen arrive dans les prochains mois).
Formalités douanières
Pas de douanes
LES GUIDES ET DOCUMENTATIONS
Guides Touristiques
Guide vert Michelin – Le Portugal – 15€
Guide du Routard – Norvège-Suède-Danemark 2007/2008 – 12.90€
Offices de tourisme
Il y en a partout. Nous y sommes toujours très bien accueillis, la plupart du temps par une personne francophone. A déguster sans modération.
LES ANIMAUX (Chiens)
Obligations administratives
Même législation qu’en France. Bien se renseigner auprès de son vétérinaire avant le départ.
INTERNET
Nous avons évité les campings et les villes. De ce fait, nous ne nous sommes pas connectés à Internet. Nous n’avons donc pas d’avis sur la question.
EPILOGUE
Montée en 7 jours du 27 mai au 2 juin
Départ le 27 mai à 11h. Temps couvert.
Arrêt picnic à la Roche-Bernard.
Arrivée à Azay le Rideau vers 18h. Nous trouvons une place sur le parking spécial ccar à l’entrée du camping municipal.
Ce parking est à 5 mn à pied du centre de la ville et du chateau.
Après une nuit très tranquille, nous reprenons la route vers l’Est. Ciel clair avec 18°.
En fin d’après-midi, nous atteignons Châlons-sur-Saône. Nous allons rester 3 jours chez nos enfants. Avec quelques jours de retard, nous soufflons la première bougie de notre petite-fille.
Le 31 mai, nous reprenons la route vers la Norvège.
Nous rejoignons l’Allemagne à Fribourg pour profiter des autoroutes gratuites. Nous allons rouler toute la journée (741 kms).
Le soir vers 20h, nous trouvons une aire d’autoroute plutôt sympa, 40 kms avant Kassel. Il pleut et il fait frais : 13°.
Au menu ce soir, cassoulet (en boîte) pour se réchauffer.
Le lendemain, après une nuit relativement tranquille, départ vers 10h. Nous avons décidé de faire étape à Horsens au Danemark. Nous nous y sommes arrétés en 2008. Nous retrouvons cette aire de stationnement ccars avec plaisir. Il fait beau et chaud : 22.5°.
Cette aire se trouve au centre du port de plaisance. Bien que très petite, (pas plus de 5 ccars), elle est très agréable. La station technique est un peu rustique, mais largement suffisante.
Le 2 juin, départ d’Horsens vers 9h30 – Grand soleil et 20°.
Nous nous présentons au bureau du port pour payer notre stationnement : 120 DKK (≈17€). Le bâtiment est ouvert, mais vide.
Après un quart d’heure de vaines recherches, nous prenons le départ.
Arrêt picnic vers 13h sur une aire de l’autoroute.
Nous atteignons le port d’Hirtshals au milieu de l’après-midi. Nous nous rendons directement au bureau de la compagnie COLOR LINE, qui assure le passage entre le Danemark et la Norvège. Un ferry part ce jour à 21h, mais arrive à Kristiansand (Norvège) vers minuit. Nous préférons faire la traversée de jour. Aussi nous décidons de passer la nuit au Danemark et retenons notre traversée pour le lendemain 12h15.
Nous tournons un peu dans Hirtshals à la recherche de notre coin pour la nuit. Nous allons faire une petite balade pedestre dans le quartier piétonnier au centre-ville. Nous profitons du beau temps (un peu frais) pour nous arrêter prendre une bière à la terrasse d’un café : 4 € pièce (un peu chère, même pour une Heineken).
Tristement, nous nous rendons au camping situé juste à la sortie de la ville. Situation exceptionnelle sur les dunes face à la mer.
Le bureau est fermé. Nous entrons et nous installons sur la dune. Il y a peu de monde.
Première étape le 3 juin – Hirtshal (Danemark) – Mandal (Norvège) – 60 kms
Ce matin, grand soleil, vue sur mer splendide, mais vent froid. Il est vrai que nous nous trouvons à la pointe Nord du Danemark.
Nous nous présentons au bureau du camping vers 9h. Prix de la nuitée : 140 DKK (20 €). C’est déjà un peu cher, mais en plus notre interlocutrice veut absolument nous vendre une campingcard au prix de 100 DKK (15 €). Cette dernière, soi-disant obligatoire dans toute la Scandinavie, nous donne accès à tous les campings. Nous refusons énergiquement. En 2008, nous en avions acheté une en Suède. Elle ne nous a jamais été demandée durant tout notre séjour.
Nous sortons du camping, trouvons un parking juste à l’entrée de la ville et partons en promenade avec Vic le chien.
Direction le port où nous nous présentons à l’embarquement. Organisation parfaite ! Nous montons à bord et partons à 12h15 précise.
La traversée, d’une durée de 3h15, se déroule sans histoire sous un beau soleil. Nous picniquons à bord. Le ferry est plutôt luxueux, très confortable et avec plein de services. Arrivée à l’heure à Kristiansand et débarquement sans problème.
A la sortie du ferry, nous passons à la douane pour déclarer Vic le chien. Le douanier feuillette son carnet de santé et nous laisse partir sans aucune autre formalité. Il nous demande bien si nous n’avons rien à déclarer, mais sans insister. Nous quittons le port et prenons la route de Mandal. Cette petite ville a attiré notre attention lorsque nous préparions le voyage et nous souhaitons y faire étape et visiter son vieux quartier.
Un petit tour dans la ville nous fait comprendre qu’il vaut mieux passer la nuit au camping près du port. Un peu cher (230 NOK = 31€), mais idéalement situé dans une pinède près d’une plage superbe (la plus belle de Norvège d’après un guide touristique) et à 5 mn du centre.
Nous nous installons sous les pins. Il fait grand soleil avec une température de 19°. Nous faisons quelques courses au super-marché ICA de la ville.
Vers 21 h, diner sur la terrasse : saumon (en morceau, pas en tranches), salade de pommes de terre, le tout arrosé d’un bon rosé français.
Promenade ave Vic : il fait vraiment très doux.
Deuxième étape le 4 juin – Mandal (Norvège) – Bygland (Reiarsfossen) – 173 kms
Lever vers 8h30 sous un grand soleil – Petit déjeuner sur la terrasse – il fait 17°
Escale technique dans le camping. Hier, sur le ferry, le camion a été aspergé d’eau de mer et le sel s’est déposé partout. Nous le passons au jet d’eau douce.
Nous sortons du camping, trouvons une aire de stationnement toute proche et partons à pied visiter la ville.
Après 1/4 d’heure de marche, nous arrivons au centre et déambulons pendant 2 h dans le quartier piétonnier.
Nous découvrons les maisons de bois peintes en blanc. Les terrasses des cafés ont déjà beaucoup de visiteurs. Ambiance estivale : nous sommes à la pointe sud de la Norvège.
Nous sommes samedi. Aussi, prudemment, nous faisons quelques courses en prévision du week-end. En effet, tous les commerces sont ouverts le samedi, mais fermés le dimanche.
Nous revenons au camion et trouvons un parking ombragé pour picniquer. Déjeuner dehors !
Nous décidons de remonter vers le Nord par la vallée de la Setesdal. Nous emprunterons la route côtière vers Stavanger une autre fois.
Nous revenons vers Kristiansand et prenons la route 9, direction plein Nord.
La rivière Otra, qui coule au fond de la vallée, prend sa source au plateau du Hardangervidda au nord du Telemark et se jette dans la mer à Kristiansand. La route 9 emprunte la vallée sur 240 kms en montant tout le temps jusqu’à Haukeligrend dans le Telemark.
La vallée que nous empruntons est très douce et très belle. Les hauts plateaux sont pour plus tard. La route suit la rivière et cotoit des lacs. Impossible de trouver un coin pour la nuit.
Nous arrivons ainsi à Reiarsfossen, une superbe cascade en bord de route, à 20 kms après le village de Bygland. Le seul espace plat est bien entendu occupé par un camping au bord d’un petit lac. Nous nous y arrêtons, car il est plutôt sympa (150 NOK = 20 €). L’espace ne manque pas et nous avons une superbe vue sur la cascade.
Nous trouvons un coin qui nous va. Le ciel s’est légèrement couvert dans l’après-midi. Il fait 22.5° à 20h.
Troisième étape le 5 juin – Bygland – Odda – 229 kms
Lever vers 8h après une nuit tranquille. Il fait 17°. La cascade sous le soleil est superbe.
En allant remplir nos bidons d’eau potable, nous croisons un couple d’allemands. Ils ont vécu en France de nombreuses années et sont heureux de nous rencontrer pour pratiquer un peu notre langue. Ils sont en route pour Tromsø.
Nous reprenons la route sous un ciel tout bleu et un grand soleil. La vallée n’est pas spectaculaire, mais elle est très belle et très agréable.
Nous faisons une halte à Rysstad. Sur le bord de la route, nous découvrons un ensemble de très jolies constructions anciennes en bois, coincé entre la route et la rivière. Il semble que ce soit une boutique d’art populaire (Sylvertun Folkekunst). Une maison d’habitation est accolée à la boutique. Tout près un grenier avec son toit couvert de gazon.
Peu avant Flateland, nous quittons provisoirement la route 9 pour emprunter la route 45 jusqu’à Rygnestad (2 kms). Nous nous y arrêtons quelques instants pour voir le Rygnestadtunet, une ferme-musée. Malheureusement, elle est encore fermée à cette période de l’année. Nous nous contentons de la regarder de loin.
Un peu plus haut dans la vallée, nous nous arrêtons sur un parking au bord de la rivière pour y déjeuner. La route monte insensiblement, la végétation change et la rivière est de plus en plus agitée. Nous rencontrons notre première neige.
Encore plus haut, à environ 700 m d’altitude, nous rejoignons un haut-plateau couvert de bruyère et de petits bouleaux. Peu d’animaux, seulement des moutons. Des petits torrents serpentent entre les rochers.
La route de la vallée du Sétesdal se termine à Haukeligrend. carrefour de la route 9 et de la E 134, route qui relie Kongsberg à Odda par une vallée au nord du Telemark.
Nous faisons une halte à Haukeligrend, puis nous continuons notre route direction Odda.
La route ne tarde pas à monter et nous atteignons très vite un autre haut-plateau. Elle serpente ensuite entre des lacs, dans un paysage minéral encore couvert de neige. Incroyable ! Nous sommes au début du mois de juin.
Au bout du haut-plateau, une descente très rapide nous conduit à Røldal, petite ville aux confins de 2 vallées.
Nous continuons la route de la vallée qui nous conduit à Odda, la porte des fjords.
Arrivée à Odda vers 18h où nous retrouvons avec plaisir le parking au-dessus du fjord qui nous avait déjà accueilli en 2008.
Deux campincars belges et un allemand nous rejoignent dans la soirée. Diner sur la terrasse : température douce malgré un petit vent frisquet.
SYNTHESE DE LA VALLEE DU SETESDAL
Nos guides touristiques sont très dithyrambiques lorsqu’ils nous parlent de cette vallée. Nous devons être un peu blasés. Il y a quelques années, nous aurions trouvé que cette vallée, longue de 240 kms, était très belle. A notre grande honte, nous avons été déçus. Nous nous attendions à quelque chose de plus “authentique” et “rustique”. Nous n’avons pas su trouver les jolis petits villages. La vallée est juste “belle”, ce qui est déjà beaucoup. De plus la route est très large et agréable. Nous retenons cet itinéraire si nous devons remonter un jour vers les fjords de Bergen à Trondheim.
Première étape le 6 juin – Odda – Fusa – 132 kms
Aujourd’hui dimanche. Un peu frais dans le camion : 13°. Un petit coup de chauffage,et ça va beaucoup mieux avec 17°
En 2008, nous avions parcouru les fjords à l’intérieur des terres (Geiranger …etc…). Cette année notre projet est de rejoindre Trondheim en suivant la cote au plus près. De nombreux fjords jalonnent cet itinéraire, mais les ferries sont omniprésents.
Départ vers 10h après une escale technique sur le port de Odda. Le dimanche, aucune animation au centre-ville. Tout est fermé …
Nous prenons la 550 direction Jondal (environ 80 kms). La route suit le fjord au plus près. Nous faisons un bref arrêt à Utne pour admirer le plus vieil hôtel en bois de Norvège (1722). Toujours en activité, il est difficile de le visiter. Mais rien que l’extérieur vaut un détour.
A partir de Utne, la route devient “Nasjonale turistweg“, c’est-à-dire “route touristique nationale”. Sur notre carte géographique, cette route est déconseillée aux caravanes. Nous comprenons vite pourquoi : elle est pratiquement à 1 voie, avec des zones de croisement. Les Norvégiens sont habitués à ce genre de route. Tout se passe très bien : à chacun son tour de reculer pour permettre à l’autre de passer …
Les vues sur le fjord sont magnifiques. Le bord de mer est couvert de pommiers et de cerisiers : un vrai bonheur …
Arrêt picnic à Herand, un joli petit port (Station technique ccars sur le port).
Nous arrivons à Jondal vers 14h30 et nous présentons à la zone d’embarquement du ferry. Le prochain passage est prévu à 15h10.
Le ferry est à l’heure. Après une demi-heure de traversée, nous arrivons à Tørvikbygd. Nous prenons à gauche la 49. La cote est rocheuse jusqu’à Mundheim : aucun endroit pour passer la nuit. Nous bifurquons direction Tysse.
A Eikelandsosen, tout petit village au fond d’une baie sur la commune de Fusa, nous avisons une aire technique ccars. Nous faisons une petite balade à pied et trouvons un parking sympa et tranquille entre une école et un port d’embarquement de bois.
Il est 17h30 – Ciel bleu – grand soleil. Il fait 25° – pas de bruit – nous sommes dimanche soir ! le petit port
Deuxième étape le 7 juin – Fusa – Bergen – 86 kms
Finalement le bâtiment proche du parking où nous sommes est bien une école. Mais les Norvégiens sont discrets. Un groupe d’adolescents suit un cours de gym sur la pelouse au bord de l’eau. Un autre, emmené par une prof, ramasse tous les papiers qui trainent autour du bâtiment (nous sommes lundi !).
Départ direction Bergen. Nous trouvons sans problème le parking spécial ccars au sud de la ville. Un peu de mal à se garer, car le quartier entier est en travaux.
Après déjeuner, nous partons pour le centre-ville en laissant Vic le chien dans le camion bien frais et bien aéré.
Nous empruntons un pont moderne et arrivons dans la partie sud du port. Nous nous baladons un bon moment dans le vieux quartier de Kloster où toutes les maisons sont en bois.
Nous atteignons le port et le quartier de Bryggen avec ses anciens entrepôts transformés en bars et en boutiques.
Nous traversons le marché aux poissons et atteignons la gare du funiculaire Fløibanen. Ce dernier nous amène au sommet du mont Fløyen, à 320 m d’altitude. De là, nous avons une vue superbe de l’archipel jusqu’à la mer.
Nous dégustons une glace en regardant le paysage. Nous redescendons à pied à travers la pinède. Un sentier ombragé nous ramène à la gare du funiculaire.
Nous faisons un crochet par la grande place Byparken avec son énorme bassin. Nous avons le temps, il fait beau, nous nous arrétons dans un bar pour nous désaltérer. Oh surprise ! prix d’une bière : 9.50 €. D’accord, c’est un verre de 40 cl, mais elle n’est pas très bonne, elle ne se sert qu’au comptoir. A déconseiller …
Première étape le 14 juin – Trondheim – Rorvik – 354 kms
Ciel dégagé avec nuages blancs – Quelques nuages noirs avec de grosses averses. Un peu de chauffage pour passer de 12 à 17° dans le camion. Température extérieure de 10°.
Avant notre départ, nous faisons quelques courses au Reima 1000 juste à côté du parking.
Nous quittons Trondheim par la E6. Nous nous arrêtons pour un picnic juste avant Steinjker. En promenant Vic le chien après le déjeuner, nous découvrons un petit lac très joli. Sur la rive, une petite cabane, un ponton et deux barques. Une affiche donne quelques indications destinées au public. Lire la photo ci-après : savoureux, c’est en anglais, mais très compréhensible !
Nous reprenons la route vers Steinjker. Peu après cette ville, nous quittons la E6 et nous engageons sur la RV17 direction Namsos. Nous traversons cette ville sans grand intérêt. Nous espérons passer la nuit à Rosendal, petit village où nous avions trouvé un camping liliputien en 2008. Hélas ! ce dernier est fermé, probablement définitivement : sans doute trop petit pour être exploité. Nous suivons un petit fjord jusqu’à Foldereid. Nous quittons la RV 17 et prenons la 776 direction Rørvik. La route serpente le long d’un nouveau petit fjord avec des perspectives très jolies. Nous atteignons Rørvik vers 20h. Ce petit port est en fait situé sur l’île de Vikna, bien à l’abri du vent sur la côte est. Un pont enjambe le chenal qui sépare l’île de la côte, pont assez haut pour laisser le passage aux bâteaux de Hurtigruten qui font escale ici.
Nous nous arrêtons sur un parking juste à l’entrée de la ville, au bord du port de plaisance. Nous allons y passer la nuit. Temps sec, ciel couvert.
Deuxième étape le 15 juin – Rorvik – Holm – 190 kms
Ciel plein de nuages avec quelques coins de ciel bleu – Température de 9°
A 10h, nous partons visiter l’archipel de Vikna qui sépare Rorvik de la mer. La route est étroite et quelque peu défoncée par endroits. Nous atteignons la petite île de Kaløya. Nous sommes au bout du monde dans un environnement minéral et marin. Quelques maisons, un petit port avec 3 bâteaux au mouillage. Avec le soleil retrouvé, nous découvrons un univers superbe : une eau calme, bleue et transparente. Des petits îlots posés çà et là. Et un incroyable silence. L’air est d’une pureté étonnante.
Un ccar hollandais nous rejoint. Nous restons picniquer sur le petit port.
Nous revenons à Rørvik vers 16h et nous y arrêtons pour quelques courses. La boutique-musée que nous voulions visiter est fermée : sans doute trop peu de touristes. Nous faisons un petit tour sur le port dire bonjour aux mouettes.
Nous décidons de reprendre la route vers le nord. Nous passons par le petit village de Utvik. Il y a bien un grand terrain au bord du fjord, mais renseignement pris, il est privé. Nous allons retrouver la rv 17 à hauteur de Kvelda. Quelques kilomètres plus loin, nous retrouvons la clairière où nous avions fait étape en 2008. Il n’y a personne et nous nous y installons avec plaisir. Temps gris mais sec.
Troisième étape le 16 juin – Holm – Holm – 0 kms
Nuit très calme malgré la proximité de la route. Nous sommes toujours tout seuls dans la clairière.
Temps gris, pas de pluie, un petit vent frisquet. La température est de 10°.
Nous décidons de rester ici toute la journée au repos. Au programme, pêche et lecture.
Partie de pêche jusqu’à 14h : la pluie arrive et le vent se renforce. Deux poissons se sont laissés prendre. Tout l’après-midi nous restons à l’abri dans le camion : lecture et film sur l’ordi.
Le soir nous grillons les deux poissons : Vic le chien n’est pas le dernier à se régaler. Toujours pluie et vent. Moral au plus bas : nous envisageons de faire demi-tour. Demain matin nous ferons le point météo.
Première étape le 17 juin – Holm – Trondheim – 325 kms
Pluie et vent – température de 10°
Nous partons vers 10h et nous rendons au ferry de Holm à 2 kms au nord. A 11h, nous joignons notre fils par téléphone et faisons le point météo. Les nouvelles ne sont pas réjouissantes : prévision de pluie et brouillard pendant les 8 prochains jours sur la côte jusqu’à Bodø, à 200 kms au Nord.
Avec beaucoup de regrets, nous décidons d’arrêter notre voyage vers le Nord. La pluie ne nous gêne pas trop. Nous craignons surtout le brouillard. En 2008, nous avions fait ce trajet sous un grand soleil.
Nous reprenons la route vers Trondheim. Nous faisons les 300 kms sous la pluie et le vent. Nous retrouvons notre parking proche de la ville.
Deuxième étape le 18 juin – Trondheim – Otta – 264 kms
Un peu moins de pluie, mais vent et sensation de froid. Cela confirme notre décision de faire demi-tour. De toutes façons, nous avions envisagé cette éventualité de mauvais temps. Nous avions prévu de partir sillonner le sud de la Norvège que nous ne connaissions pas.
Nous quittons Trondheim et prenons la E6 direction Lillehammer. Au départ, pluie et vent.
Cette portion de route jusqu’à Otta est en fait très montagneuse. C’est d’abord une montée pratiquement jusqu’à Oppdal où nous atteignons un haut-plateau genre toundra. Ensuite la route emprunte une vallée et serpente en descendant jusquà Otta en compagnie d’une rivière et d’une voie ferrée.
A partir de Dombas, petite station de montagne, la route descend plus rapidement. Nous arrivons à Otta vers 18 h et décidons d’y faire étape. Après de vaines recherches, nous optons pour un petit camping très sympa, un peu retiré de la route et au bord d’une rivière. La pluie a cessé, mais le ciel est très nuageux et il fait frais.
Troisième étape le 19 juin – Otta – Otta – 130 kms
A 8h, il fait 9°. Un petit coup de chauffage dans le camion. Le ciel est couvert, mais pas de pluie. Nette amélioration par rapport aux derniers jours.
Avant de continuer notre descente vers le sud, nous faisons un petit crochet pour rejoindre le village montagneux de Lom et visiter sa célèbre “stavkirke” (église en bois debout). Nous retrouvons la pluie. Beaucoup d’animation dans le village, car il y a une manifestation hippique. Nous nous garons près de l’église et partons en balade. Peu de choses à voir : nous faisons le tour de l’église pour l’admirer de tous les côtés, mais nous ne visitons pas l’intérieur.
Vers 13h, nous rentrons au camion et trouvons un petit coin pour picniquer. Puis nous reprenons la route de Otta.
Nous avisons une vieille ferme sur le bord de la route et faisons un arrêt-photos.
Nous arrivons à Otta en fin d’après-midi et décidons de passer la nuit à notre petit camping. Le soleil est revenu et apporte un peu de chaleur.
Quatrième étape le 20 juin – Otta – Lillehammer – 133 kms
A 8h, il fait 6°. Ciel bleu avec de gros nuages blancs : une sensation de froid très nette mais il fait beau enfin ! Sous le soleil, notre petit campingest nettement plus accueillant.
Nous continuons notre descente vers le sud, le soleil et la chaleur. La E6 nous offre toujours de superbes paysages de vallée. Un petit arrêt pour un drôle de magasin de sculptures sur le bord de la route.
A Ringebu, nous faisons une halte prolongée pour visiter la superbe “stavkirke”.
Nous picniquons sur place et reprenons la route vers 15h. Nous arrivons à Lillehammer en fin d’aprés-midi. Cette ville a eu son heure de gloire pour avoir organiser les Jeux Olympiques d’hiver en 1994. Mais elle est surtout connue pour abriter Maihaugen, le plus grand musée en plein air de Norvège. A l’heure où nous arrivons, ce dernier est fermé. Tant pis ! Nous irons demain. La ville n’est pas très grande, mais nous préférons aller repérer un parking proche du musée. Nous le pointons sur notre GPS. Comme il fait beau, nous décidons d’aller nous promener dans la ville. Nous trouvons un grand parking juste en face de l’hôtel de ville. Nous sommes dimanche et il n’y a pas foule dans le quartier piétonnier. La ville est construite à flan de colline en surplomb de la rivière Mjøsa. C’est très sympa malgré le peu d’animation.
A la fin de notre promenade, nous reprenons le camion et nous mettons à la recherche d’un coin pour la nuit. Nous ne trouvons aucun emplacement satisfaisant et nous dirigeons vers le camping local. En empruntant des raccourcis, nous nous trouvons en face d’un pont sur une route très pentue. Ce pont permet le passage jusqu’à 2.90 m. Nous faisons une marche-arrière très difficile et l’embrayage du camion, très sollicité dans la manoeuvre, se met à fumer de façon conséquente pendant quelques secondes. Nous finissons par atteindre le camping, un grand “tourist-center” en surplomb de la vallée et de la rivière. Un peu cher, mais très agréable. Nous nous installons sous les arbres. Le soir à 10h, il fait encore 16°.
Cinquième étape le 21 juin – Lillehammer – Brumundal – 151 kms
Il fait un temps superbe. Vers 10 h, nous partons pour le musée. En chemin, il nous semble que l’embrayage du camion a un peu souffert hier après-midi : il “broute” un peu en première et en seconde. Nous décidons par prudence de trouver un concessionnaire Fiat pour vérification. Nous en trouvons un à Hammar, petite ville à 60 kms, et nous y rendons. Prise en charge immédiate. Vérification et diagnostic : il faut changer l’embrayage !!! Nous leur demandons un devis : 1 600 € tout compris. Par acquis de conscience, nous joignons notre concessionnaire Fiat à Brest qui nous annonce un montant de 800 € chez eux. La différence s’explique par le coût de la main d’oeuvre en Norvège : 120 € hors taxe de l’heure !!!
Nous demandons un délai de réflexion, prenons rendez-vous pour le lendemain. Comme nous ne sommes pas immobilisés, nous partons à la recherche d’un camping proche du garage. Nous en trouvons un à 15 kms au bord de la rivière, près du village de Brumundal. Nous y passons une soirée et une nuit très agréable. Le camping est surtout occupé par des caravanes de bonne taille, toutes avec de jolies terrasses fleuries tournées vers la rivière. Le beau temps se maintient.
Sixième étape le 22 juin – Brumundal – Kongsberg – 222 kms
Toujours le beau temps. La nuit porte conseil. Nous retéléphonons à notre concessionnaire Fiat de Brest et lui demandons conseil. Le chef d’atelier nous indique une certaine marche à suivre pour tester notre embrayage. Nous nous apercevons que le garage norvégien n’a pas du tout procédé aux mêmes vérifications. En nous rendant au garage, nous faisons les tests conseillés par notre interlocuteur breton. Tous les essais que nous faisons nous confirment que notre embrayage a très peu souffert lors de notre marche-arrière difficile et qu’il n’est pas nécessaire de le changer. ( A notre retour à Brest plusieurs milliers de kilomètres plus tard, nous ferons procéder à une vérification par notre garage Fiat. Il confirmera son diagnostic téléphonique, et l’embrayage ne sera pas changé).
Nous passons au garage et leur faisons part de notre décision de ne pas faire réparer. Une petite crainte nous reste quand même dans la tête et nous décidons d’éviter si possible les routes de montagne pour la suite de notre périple. Notre projet est de rejoindre Stavanger sur la côte sud-ouest et de revenir à Oslo en suivant la côte sud.
Un peu perturbés malgré tout, nous quittons Hammar en oubliant sur le moment notre visite du musée en plein air de Lillehammer. Nous prenons la route la moins montagneuse et contournons le massif du Hardangervidda par le sud et non par le Nord comme nous l’avions prévu.
Nous suivons la route E6 jusqu’à Oslo que nous contournons. Un peu plus au sud, à Drammen, nous quittons la E6 et prenons la route du Télémark, plein ouest. Il fait de plus en plus chaud.
Nous roulons jusqu’à Kongsberg et rejoignons le parking sur lequel nous avions fait étape en 2008. Nous trouvons une place en plein soleil et attendons avec impatience qu’une place à l’ombre se libère. Il fait 27°.
Finalement nous nous installons sous les arbres. Nous passons une soirée et une nuit agréables seuls sur le parking.
Septième étape le 23 juin – Kongsberg – Tokke – 219 kms
Temps couvert, mais doux – 12° – Nuit tranquille jusqu’à 7h. Un peu agitée ensuite, car gros trafic sur la route proche.
Nous attendons 10h et partons visiter l’église de Kongsberg proche du parking. Nous l’avions beaucoup appréciée en 2008, et c’est avec beaucoup de bonheur que nous la retrouvons. Toujours aussi étonnante et belle.
A notre départ, le ciel se dégage enfin. Nous prenons la route du Télémark. Nous faisons un arrêt à Notoden pour quelques courses. Nous nous arrêtons à Heddal : petite promenade pour admirer la stavkirke et déjeuner sur le parking. Il fait très chaud.
Nous continuons la E134 jusqu’à Høydalsmo et tournons à gauche par la 45 direction Stavanger.
A Eidsborg, nous nous arrêtons longuement pour visiter et admirer l’adorable petite “stavkirke”. Quelques bâtiments anciens en bois, un moulin dans une prairie : très bucolique et champêtre.
En partant, nous avons un petit moment d’inquiétude : nous avons repéré sur la carte que la route que nous suivons est dans la montagne. Et sur le tronçon que nous devons emprunter, nous devons affronter une pente à 12% et une côte de même déclivité. Les kilomètres que nous avons parcourus aujourd’hui nous ont rassurés au sujet de notre embrayage. Aussi, malgré une légère appréhension, nous nous décidons à emprunter cette route, sinon nous devons passer plus haut et emprunter des ferries.
Nous descendons au fond de la vallée jusqu’au petit village de Dalen. Blotti au bord d’un lac, il est le point de départ du canal du Telemark. Descente à 12% pour atteindre ce village, montée à 12% pour le quitter. Nous décidons de ne pas rester pour la nuit. Le moteur du camion est bien chaud et la montée se fait dans les meilleures conditions.
Après la montée, nous continuons quelques kilomètres sur le haut plateau et trouvons au bord de la route un parking destiné aux skieurs pendant l’hiver. Nous nous y installons en compagnie d’un ccar allemand. Diner sur la terrasse – Environnement magnifique. Notre Gps nous indique que nous sommes sur la commune de Tokke.
Première étape le 24 juin – Tokke – Ølberg – 160 kms
Grand beau temps – La nuit a été calme malgré la route à proximité.
Nous repartons vers 10h et rejoignons la vallée du Sétesdal que nous avons empruntée à l’aller. Arrêt picnic à Homeland sur la route 9 au bord de la rivière.
Un peu plus au sud, nous allons quitter la 9 et prendre la route 45, direction Stavanger. Sur notre carte, nous ne trouvons aucune indication de difficulté, même pas de pente. Seule la couleur jaune indique une route secondaire.
En fait, cette route traverse de hauts plateaux arides, genre toundra. Par moments, la route devient très étroite. Malgré cela, elle est fréquentée par de nombreux semi-remorques et des cars. Le paysage est superbe. Malheureusement plus nous avançons vers l’ouest, plus le ciel se remplit de gros nuages. Une petite averse de temps en temps.
En redescendant dans la vallée, quelques kilomètres avant Sandnes, le temps se gâte vraiment. : pluie, vent, brouillard !
Vu le temps qu’il fait, nous ne sommes pas tentés par une étape en sauvage. Nous repérons à Ølberg, un petit village bien sympathique avec un petit port et une plage de sable fin, un camping en bord de mer. Nous arrivons sous un ciel tout gris. C’est un camping un peu rustique, juste derrière une dune, tout près d’un port lilipputien. Cela nous convient et nous nous installons sur l’herbe.
Deuxième étape le 25 juin – Ølberg – Ølberg – 84 kms
Temps gris, mais ni pluie ni brume – Température 16°
A 10 h, toujours pas de soleil. Nous décidons de partir malgré tout visiter Stavanger. Quatrième ville de Norvège avec env 114 000 habitants, son port de pêche est très important. De plus la ville est directement concernée par l’activité des plateformes pétrolières de la mer du Nord.
Nous repérons sur la carte un parking tout près du port et nous y rendons. D’autres ccars y stationnent déjà : parking Skai, le quai à droite, tout au bout.
Nous déambulons dans le vieux quartier sur le quai de gauche. Un peu de pluie et beaucoup de touristes : un gros paquebot de croisière a déversé un grand nombre de touristes (italiens). Nous rendons visite à la jolie église un peu en retrait du port.
Nous continuons vers le vieux quartier à gauche du port. Toutes les maisons sont en bois et parfaitement entretenues. Les jardins sont fleuris.
Nous revenons à notre camion en empruntant le quartier piétonnier et ses boutiques modernes.
Vers 13h, nous quittons Stavanger et prenons la route du littoral sous la pluie. Nous allons rouler 30 kilomètres jusqu’à Orre avant de trouver un petit coin pour picniquer. Nous découvrons une côte toute plate, sans aucun accès à la mer. De grosses aversesnous gâchent le paysage.
Avant de quitter cette région, nous consultons le bulletin météo dans un journal local. Il est prévu que le beau temps revienne dès demain. Nous décidons de faire une nouvelle visite à Stavanger. Nous reprenons la route de notre camping d’Ølberg.
La soirée est très fraîche, essentiellement à cause du vent. La pluie a cessé.
Troisième étape le 26 juin – Ølberg – Egersund – 126 kms
A 8h, le ciel est bien encombré de gros nuages, mais le soleil fait de timides apparitions. Vers 10 h, nous prenons la route de Stavanger par la côte. Le ciel se dégage de plus en plus, si bien que nous refaisons notre balade dans la ville sous un franc soleil. Et ça change tout !! Nous ne reconnaissons pas la ville que nous avons parcourue hier après-midi sous la pluie. Nous ne regrettons pas d’avoir patienté une nuit. Nous allons nous promener essentiellement sur le port et dans les quartiers proches.
Nous commençons notre visite par le quartier du port et les marchés. Malgré le soleil revenu, l’animation n’est pas très importante. Le marché aux poissons est inexistant. Seuls quelques marchands de légumes et de fruits donnent un peu de couleurs.
Nous faisons une petite visite à la cathédrale de la ville, juste à côté du port. De dimension plutôt modeste, elle vaut tout de même le coup d’oeil pour ses décorations baroques et un superbe vitrail.
Nous traversons le port et entrons dans la vieille ville. Cette dernière est constituée d’environ 160 maisons de bois toutes habitées. Elles datent des 18 et 19ème siècle, ont été complètement restaurées et sont entretenues à la perfection.
Notre chemin de retour vers le camion passe par le quartier piétonnier et le port de pêche. Sur son bâteau amaré au quai, un pêcheur vend des crevettes fraîches : les petites à 100 Nok le kg (14 €), les moyennes à 140 Nok le kg (20 €). Nous lui achetons un kilo de petites que nous allons nous empresser de déguster dans la journée.
Nous repartons vers 13 h et rejoignons la route 44 qui longe la côte au plus près de la mer sur plusieurs kilomètres. Nous roulons jusqu’à Ogna sans trouver de coin picnic. En fait, le bord de mer est inaccessible jusqu’à ce village, comme si tous les terrains étaient privés : des fermes tout du long avec des champs jusqu’à la mer.
Peu avant Ogna, le paysage change : on passe progressivement du végétal au minéral fait de roches rose. Nous trouvons enfin un petit parking où nous pouvons stationner pour picniquer.
Après déjeuner, nous partons nous balader avec Vic le chien. Et nous découvrons un petit village blotti dans les rochers, avec de jolies vues sur des petites criques sablonneuses.
La route jusqu’à Egersund sillonne entre les rochers et offre de jolies vues sur des petites baies. Nous faisons un petit détour par Hellvik pour admirer ce joli petit port blotti au fond de sa baie (Vik en norvégien = baie).
A l’entrée d’Egersund, nous passons devant un camping plutôt agréable près d’un ruisseau. Nous préférons partir à la découverte de l’île de Eigerøya, proche de 10 kms. Tout au bout, nous découvrons un parkingpour campingcars, un peu moins cher que le précédent, mais beaucoup moins agréable. Nous revenons à celui d’Egersund. Il fait un temps superbe, mais le vent est un peu frais. Nous nous installons dans un coin tranquille sur de l’herbe bien verte. Grande majorité de Norvégiens très accueillants. A 20 h, il fait 18.5°.
NB : le lendemain matin, nous irons faire un petit tour dans la ville d’Egersund, visite sans intérêt. Mais nous découvrirons à l’entrée de la ville un grand parking au-dessus du port. Plusieurs campingcars y avaient manifestement passé la nuit.
Quatrième étape le 27 juin – Egersund – Feda – 116 kms
Soleil et grand ciel bleu. A 10h, il fait 18°.
Nous faisons un petit crochet par le centre d’Egersund et nous y arrêtons pour une petite promenade pédestre. Nous n’avons trouvé aucun intérêt à cette ville. Nous reprenons la 44 vers le sud.
La route navigue dans un dédale de roches peuplé de petits lacs. Le paysage est de toute beauté, plein de perspectives sur des petits ports aux maisons rouges.
Nous faisons une longue halte pour aller voir le petit village de Sogndalstrand, blotti dans les rochers au bord de la mer.
A titre anecdotique, depuis des années, je suis à la recherche d’une casquette marquée “captain”. Dans la rue principale de ce petit village, je trouve enfin mon bonheur : une boutiquepleine de casquette comme je le souhaitais.
Nous reprenons la route après un bref picnic. Nous progressons toujours dans un paysage de rochers et d’eau. Nous montons, nous descendons.
Peu avant Flekkefjord, nous prenons à droite et continuons jusqu’à Abelnes, juste en face de l’île de Hidra. Encore un joli petit port avec un embarcadère pour les îles qui sont juste en face.
Nous revenons vers la route 44 et atteignons rapidement Flekkefjord. Cette ville porte le nom du fjord qui la baigne. Peu d’intérêt si ce n’est sa situation au fond d’une large baie ainsi que le quartier de Hollenderbyen composé d’un grand nombre de belles maisons de bois. Peu d’animation dans les rues : il est vrai que nous sommes dimanche.
Vers 16h, nous quittons la ville et commençons notre recherche d’un coin pour la nuit. Nous pensons un moment à continuer la route vers la presqu’île de Borhaug. Finalement nous nous décidons pour le camping du petit village de Feda, juste au bord de la route. En nous y rendant, nous passons auprès du petit port de ce village, juste au bord du fjord. Un joli parking les pieds dans l’eau nous tend les bras. Un ccar allemand y stationne déjà. Il fait toujours beau et chaud (20°). Nous nous installons avec beaucoup de bonheur.
Dans la soirée, un groupe de pêcheurs norvégiens nous fait gentiment cadeau de trois beaux poissons tout frais (lieux et maquereau). Voila notre repas du soir ! Qui a dit que les Norvégiens étaient “peu accueillants” ?
Cinquième étape le 28 juin – Feda – Feda – 110 kms
Beau et chaud – Notre petit port est vraiment un coin agréable sous le soleil.
Vers 10 h nous quittons notre petit port et partons à la découverte de la presqu’île de Borhaug. Nous suivons la route qui longe le fjord: route d’abord accidentée et étroite. Ensuite un paysage vallonné. A Borhaug, nous avons la surprise de trouver un bord de mer tout plat. Nous continuons jusqu’au phare de Lysta. Peu de choses intéressantes à voir, mais c’est très joli.
Nous revenons sur nos pas et continuons jusqu’à Farsund. A l’entrée de la ville, nous trouvons un grand parking au bord de l’eau et nous y arrêtons pour picniquer.
Nous partons à pied nous promener dans ce petit port très sympa. Une visite au Vinmonopolet du coin nous dissuade d’acheter du vin : trois fois les prix français.
Nous reprenons la route jusqu’à Lyngdal en longeant le fjord. Ce village est une station balnéaire avec une superbe et grande plage dans le fond du fjord. Trop touristique pour passer la soirée et la nuit ! Nous décidons, malgré le péage de 25 Nok, de revenir à Feda, notre petit port de ce matin. Il fait beau et chaud, environ 27°. Nous serons seuls toute la soirée.
Sixième étape le 29 juin – Feda – Lillesand – 133 kms
Ce matin ciel couvert – Quelques gouttes de pluie lors de la balade de Vic le chien.
Départ vers 10h.
Nous arrivons à Mandal, petit port où nous sommes passés à l’aller. Nous picniquons sur un parking. Quelques courses à l’ICA local (les crevettes ne sont pas en promo cette fois-ci!). Nous arrivons à Kristiansand, notre port d’arrivée lors de notre montée du Danemark. Deux possibilités s’offrent à nous pour notre retour vers le Danemark : soit le ferry Kristiansand-Hirtshals qui est très abordable hors saison, soit environ 230€, mais en saison, le prix est doublé, soit le ferry Helsinborg (Suède) – Helsingor (Danemark), mais nous devons suivre la côte norvégienne jusqu’à Oslo, puis la côte suédoise jusqu’à Helsinborg. Comme nous ne sommes pas montés très au nord, nous avons un peu de temps pour rentrer à la maison. Nous choisissons la deuxième option. Nous traversons Kristiansand sans nous arrêter et continuons la route de la côte.
Nous arrivons à la petite ville de Lillesand et trouvons un parking ccar juste en face du port, au bord de l’eau. Tarif du stationnement : 50 nok les 4h ou 150 nok les 24h. Comme la ville est accueillante, nous décidons d’y faire étape jusqu’à demain. Nous trouvons un coin parmi les nombreux campingcars déjà installés sur le quai. Le grand soleil est revenu dans l’aprés-midi et nous partons nous promener.
Comme beaucoup de petits ports sur cette côte, Lillesand est blottie dans le fond d’une petite baie, à l’abri dans un chapelet d’îles. Essentiellement tournée vers le tourisme, elle a aménagé très joliment son front de mer. Le port de plaisance est bien intégré. Les couleurs blanche et rouge dominent dans le décor. Nous allons jeter un coup d’oeil à l’inévitable quartier de maisons de bois toutes blanches.
Assis sur un banc au soleil, nous dégustons une excellente glace norvégienne. Nous assistons au montage d’un chapiteau sur le port. Nous en déduisons qu’il va y avoir une fête ces jours-ci. Effectivement le soir nous aurons de la musique. Mais à 22h tout sera terminé et la nuit sera tranquille.
Septième étape le 30 juin – Lillesand – Arendal – 87 kms
Beau temps ensoleillé
Selon notre habitude, nous prenons la route vers 10h. A l’heure du déjeuner, nous arrivons à Grimstad et y faisons un arrêt picnic. Nous nous promenons avec beaucoup de plaisir et traversons le port et le quartier piétonnier très animé.
Nous reprenons la route et arrivons très vite à Arendal.
Cette ville de 40 000 habitants est un port important de la côte sud, mais aussi une station balnéaire très appréciée des Norvégiens. Nous arrivons sur un petit parking au bord de l’eau et désespérons de trouver un stationnement. Un homme très sympa vient vers nous et nous indique la présence d’un grand parking de l’autre côté du port. Nous nous y rendons et le trouvons aisément. Il y a de la place et il se trouve à 100 m du centre de la ville. Nous garons le camion et partons visiter le centre-ville. A voir vraiment le quartier de Tyholmen et ses maisons en bois ainsi que celui de Pollen qui abrite le port et le marché aux poissons (fermé lors de notre passage). Beaucoup de monde partout, surtout dans les bars et les resto sur les quais.
Compte tenu de la proximité de la ville, nous hésitons à passer la nuit sur ce parking. Finalement nous décidons de partir explorer la presqu’île toute proche de Tromøya. C’était une très mauvaise idée : très jolis paysages, mais routes étroites, tous petits ports et hameaux, pas du tout adaptée à notre maison roulante !
Demi-tour pour revenir à notre parking d’Arendal. Tant-pis s’il y a un peu de bruit ! Le parking est payant de jour, mais gratuit la nuit.
En fin d’aprés-midi, plusieurs pêcheurs-amateurs s’installent sur le quai. A notre grande surprise, car nous ne sommes pas en pleine mer, ils attrapent de nombreux maquereaux. Ça me donne envie d’essayer, mais sans “mitraillette”, impossible d’en prendre ! A noter sur la liste pense-bête pour le prochain voyage !
Finalement la nuit sera tranquille en compagnie de 3 autres campingcars.
Huitième étape le 01 juillet – Arendal – Kragero – 167 kms
Le matin à 9h, il fait déjà 20°. Nuit calme malgré la proximité de la rue. Un vrai jour d’été !
Aujourd’hui nous avons projeté une balade sur l’île de Lyngøya, entre Arendal et Risør. A la sortie de la ville, nous quittons la E18 pour prendre la 410 plus près de la côte.
Nous faisons un arrêt pour voir le joli petit port de Tvedestrand blotti au fond d’un fjord très étroit. Nous trouvons un parking dans le village au-dessus du port et empruntons la rue qui descend à pic vers la mer.
Nous prenons la route vers Lyngøya et arrivons au petit port de Gjeving, embarcadère pour les îles. Le temps que nous trouvions un emplacement pour le camion, le dernier bâteau de la matinée est parti. Nous avons donc le temps de déjeuner dans le ccar.
Vers 14h, nous nous rendons à l’embarcadère. Un petit bâteau nous fait traverser l’archipel en quelques minutes et nous dépose dans le petit port de Lyngør. L’île de Lyngøya est plate et toute petite. Toutes les maisons de vacances sont sur la rive-ouest, protégée des vents du large. Ce sont des maisons de bois de toutes les couleurs collées les unes aux autres, et les pieds dans l’eau bien sûr !
Nous nous promenons jusqu’à 16h et revenons à l’embarcadère pour le retour en bâteau.
Nous reprenons la route direction Risør où nous pensons faire étape pour la nuit. Cette petite ville est sur la rive sud d’un fjord au bout d’une presqu’île. Nous nous garons sur un grand parking et partons à pied vers le centre-ville. Maisons blanches en bois, un peu austère, pas beaucoup d’animation! Nous décidons de continuer plus loin.
Nous prenons la route 351 pour Kragero. Etroite et sinueuse, elle est à déconseiller. De plus elle est bordée d’arbres très hauts qui cachent tout le paysage.
Kragero est une ville située comme Risør au bout d’une presqu’île. La ville semble être jolie et nous souhaitons la visiter. Nous sommes en fin d’aprés-midi et nous nous mettons à la recherche d’un stationnement. Au bout d’un bon moment, nous désespérons de trouver un endroit sympa. Nous finissons par jeter notre dévolu sur un parking à l’entrée de la ville, juste à la sortie d’un tunnel. Il est payant le jour et gratuit la nuit. On s’en contentera pour ce soir. Le parking est malheureusement à l’ombre, et la température baisse tout d’un coup. Demain sera un autre jour. Nous sommes tout de même garés au bord de l’eau.
Neuvième étape le 02 juillet – Kragero – Stavern – 117 kms
Ce matin, toujours grand soleil. La nuit a été relativement calme jusqu’à 7h. Nous quittons notre parking payant vers 9h et en trouvons un gratuit un peu plus loin. Nous garons le camion et partons pour le centre-ville.
Nous découvrons une très jolie station balnéaire, bien protégée par un archipel d’îles. La ville est construite en partie sur une île reliée au continent par un pont. Nous flanons un bon moment sur le port-canal et dans le quartier piétonnier : c’est vivant et gai. Nous nous asseyons quelques minutes au bord du canal central pour capter les bruits, les odeurs, le soleil : un moment sympa !
Vers 11h, nous quittons les lieux : prochaine étape à Langesund. Ce village est aussi une station balnéaire. Situé au bout d’une presqu’île, c’est un cul-de-sac, pas de places pour les campingcars. Nous faisons un bref arrêt un peu plus loin à Brevik, petit village avant Porsgrunn. Pourtant indiqué dans le guide Hachette, il est de peu d’intérêt et peu animé. Nous trouvons juste un petit coin plat pour picniquer. Nous délaissons Porsgrunn, grande ville industrielle, et décidons d’aller faire étape à Stavern, ville balnéaire après Larvik. Il fait vraiment très chaud. Nous nous mettons à la recherche de notre coin-étape. Nous traversons le village (nous le visiterons demain matin) et continuons de longer la côte qui est très rocheuse. Nous faisons tout de même une vingtaine de kilomètres. Alors que nous nous étions résignés à aller dans un camping, nous trouvons , un peu en retrait du bord de mer, un parking pour les randonneurs. Nous nous installons au frais sur de l’herbe. Un ccar belge nous rejoindra un peu plus tard : le couple revient des îles Lofoten qu’ils ont visité sous la pluie. Nous faisons une belle promenade pour découvrir une côte bordée de roches. Soirée chaude et agréable : il fait 26°. Nous dinons sur la terrasse.
Dixième étape le 03 juillet – Stavern – Fredrikstad – 140 kms
A notre réveil, nous avons la mauvaise surprise de voir le paysage noyé dans la brume. Il fait tout de même 20°.
Malgré tout, nous nous rendons à Stavern et trouvons un parking à l’entrée de la ville. Et nous partons en balade.
Nous découvrons une très jolie petite station balnéaire avec un port bien abrité, un vieux quartier fait de maisons traditionnelles en bois coloré et une église très rococo. Nous traversons le port, un peu perdu dans la brume. Nous parvenons sur une grande propriété entourée de fortifications juste au-dessus du port. Nous croyons comprendre que c’est en partie une ancienne caserne et en partie des anciens chantiers navals désaffectés. Et aujourd’hui est un jour de fête : kermesse, reconstitution de scènes des temps anciens. Très champêtre avec un peu de nostalgie !
Nous partons vers midi et prenons une route vers Oslo en évitant l’autoroute E18. Nous sommes le premier week-end de juillet et la circulation doit être importante.
Avant d’atteindre Horten, nous faisons un détour par Asgardstram et y trouvons, non sans mal, un parking où nous nous arrêtons pour picniquer.
Nous en profitons pour faire le point, car nous arrivons tout au bout de la côte sud. En effet nous sommes à 80 kilomètres de Drammen et 120 d’Oslo. Nous ne souhaitons pas visiter cette dernière ville. Aussi nous décidons de prendre le ferry à Horten pour traverser le fjord d’Oslo et atteindre Moss juste en face. Ensuite nous commencerons notre descente vers le sud.
A 16h30 nous atteignons Horten et montons dans le ferry qui nous dépose à Moss une demi heure plus tard.
Nous empruntons la route côtière et allons directement à Fredrikstad. Nous repérons le vieux quartier appelé “Gamlebyen” que nous souhaitons visiter demain. Nous nous mettons à la recherche du camping proche de ce quartier. Arrivés à proximité, nous repérons plusieurs campingcars stationnés sur un très grand parking. Nous nous y installons. Nous sommes à peine à 200 mètres du vieux quartier. Nous bavardons quelques instants avec un couple de campingcaristes 27 qui reviennent du Cap-Nord. Ce sera notre dernière étape en Norvège. Demain nous passons en Suède.
Le soir vers 21h30, gros orage avec beaucoup de pluie – température de 22°.
Onzième étape le 04 juillet – Fredrikstad (N) – Varberg (S) – 328 kms
Il a plu toute la nuit. Notre parking est bien triste sous le ciel gris – Vers 10h, la pluie cesse et nous partons visiter le Gamlebyen.
A l’origine au 17ème siècle, c’est une enclave militaire, d’où ses fortifications avec des canons tout autour. Elle est construite au bord du fleuve et fait face à la ville nouvelle. Rues perpendiculaires, maisons moitié brique, moitié bois, une église classique, elle a tout d’une petite ville. Nous sommes dimanche et il est 10h du matin. Il y a donc peu d’animation dans les rues, juste un petit marché de brocanteurs et quelques touristes lève-tôt. Peu de choses à voir, donc peu d’intérêts. A noter que certains habitantssont mieux protégés que d’autres !
Nous partons vers 11h30 et prenons l’autoroute vers le sud. Nous quittons la Norvège et entrons en Suède par le pont de Sveninsund. Petit péage de 20 nok (3€).
Le ciel bleu est enfin revenu et nous décidons de faire un crochet par la petite ville de Fjälbacka. Nous avions fait étape dans ce petit port en 2008 et nous avions beaucoup apprécié.
Nous déjeunons rapidement sur un parking près de la ville et partons faire un petit tour. Nous y trouvons une animation estivale que nous n’avions pas vécue lors de notre précédent passage. C’est toujours aussi joli, mais ça n’est plus la même atmosphère paisible.
En fin d’après-midi, nous rejoignons la E6. Peu de temps après nous découvrons une aire d’autoroute à hauteur de Varberg. Une petite visite nous décide à y faire étape pour la nuit. Le parking est très vaste et nous trouvons un endroit un peu en retrait des aires de circulation. Le beau temps se maintient. A 21h il fait 22°.
Douzième étape le 05 juillet – Varberg (S) – Helsingor (D) – 143 kms
Des nuages sont arrivés pendant la nuit – Quelques rayons de soleil par intermittence !
Nous partons pour Helsinborg vers 10h. Il fait 23°. Nous voulons y prendre le ferry pour passer au Danemark.
Nous arrivons en ville et trouvons un parking tout près du quartier piétonnier. Nous y faisons une balade et dépensons nos dernières couronnes suédoises.
Ensuite direction le port et le ferry. Peu de temps d’attente et une demi-heure de traversée.
Débarquement au port d’Helsingor (Elseneur) au Danemark et nous prenons la direction du port de plaisance. Nous souhaitons y faire étape pour visiter le château demain matin.
Après quelques problèmes de repérage, nous finissons par trouver le parking réservé aux ccars. Agrandi depuis 2008, il a maintenant un grand espace bien adapté aux campingcars. Nous garons le camion et partons nous balader dans la ville. Quelques courses dans le quartier piétonnier, une petite bière à la terrasse d’un bar sur la place centrale !
Nous revenons au camion et choisissons d’aller nous installer sur le parking dans l’enceinte du port. C’est beaucoup plus tranquille et il n’y a pas de panneau d’interdiction. Nous sommes d’ailleurs rejoint le soir par des ccars italiens.
Première étape le 06 juillet – Helsingor – Rageleje – 67 kms
Temps sec et clair, mais le vent est frais.
Ce matin, après une nuit calme, nous partons visiter le château de Helsingor, appelé le château de Kronborg. Ce n’est pas Chambord, mais nous passons quelques heures très agréables à parcourir ce monument : les casemates avec la statue de Ogier le Danois, la superbe chapelle, les appartements royaux …
Vers midi, nous quittons Helsingor. Mais avant de partir explorer la côte Nord, nous souhaitons aller voir le musée d’Art Moderne Louisiana. Ce dernier est à 15 kms d’Helsingor sur la route de Copenhague.
Après un arrêt picnic sur le bord de la route, nous arrivons au village de Humlebaek qui abrite le musée. Nous avons quelques soucis pour trouver une place de stationnement : les parkings sont manifestement prévus pour des voitures et non pour des campingcars.
Ce musée présente des oeuvres modernes, tant sculptures que peintures, photos et dessins, d’artistes variés tels que Arp, Calder, Moore, Giacometti …etc… Il est construit sur le bord de l’Øresund, ce grand bras de mer qui sépare le Danemark et la Suède. Une de ses originalités est de présenter plusieurs sculptures à l’extérieur dans un superbe cadre de verdure. Nous restons plusieurs heures à déambuler tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
A voir absolument (sous le soleil de préférence !!).
LE CADRE
LES OEUVRES EXPOSEES
LE COIN “MAX ERNST”
Vers 17h, nous repartons vers Helsingor que nous traversons rapidement et nous engageons sur la route 237 qui longe la côte nord du Sjaelland.
Le bord de mer est tout plat. Arbres et villages se succèdent sans que nous trouvions un coin sympa pour faire étape. Nous n’avons pas très envie d’un camping ce soir. Nous continuons notre route. Et peu après le village de Rågeleje, nous trouvons un parking en surplomb de la route et face à la mer, plein ouest. Le soleil brille, mais un petit vent frisquet souffle sur la mer.
Il est 19h30. Nous installons le camion le nez vers la mer, ce qui nous donne une vue magnifique.
Deuxième étape le 07 juillet – Rageleje – Kalundborg – 196 kms
Nuit très tranquille – ce matin de jeunes surfeurs se sont garés près de nous sans faire de bruit et sont déjà sur l’eau quand nous ouvrons les volets. Le ciel est tout bleu avec quelques nuages blancs. Il fait 21° à 9h.
Nous suivons la côte jusqu’à Tisvildeleje. Pas génial le paysage ! Nous descendons vers Frederiksvaer que nous traversons, puis atteignons Frederiksund où nous faisons une halte pour quelques courses et surtout l’achat d’une carte du Danemark. Dans la maison de la presse, le commerçant nous fournit la carte désirée gratuitement …
Nous rejoignons Roskilde où nous voulons nous arrêter pour visiter la cathédrale et le musée viking.
Nous picniquons sur le parking proche du centre-ville et partons à la découverte de la cathédrale. Cette dernière a la particularité de servir de sépultures à tous les rois du Danemark. La grandeur de l’édifice témoigne de l’importance que la ville a eu il y a quelques siècles.
Nous nous rendons au musée Viking et nous garons sur le parking juste devant. Il faut nous dépêcher, car le musée ferme à 17h. Entrée : 15€/personne
L’origine de ce musée est la découverte dans le fjord de plusieurs drakkars. A priori ces derniers ont été volontairement coulés peu avant la ville pour la protéger. Sortis de l’eau et reconstitués partiellement, ils sont exposés dans un grand bâtiment. Juste à côté, un petit port a été construit. Sur le quai sont réunis tous les métiers d’un chantier naval : travail du bois, fabrication des cordes et des voiles …etc…
Le musée n’est pas très grand, mais son contenu pédagogique est d’excellente qualité.
En fin d’après-midi nous quittons la ville direction Holbaeck. Nous espérons trouver un coin sympa pour la nuit. Comme nous ne trouvons absolument rien au bord du fjord, nous décidons de partir sur la côte ouest du Sjaelland. Nous traversons Kalundborg et continuons dans la presqu’île. Nous allons jusqu’au phare, et c’est en revenant que nous avisons le petit port de Rosnaes.
Nous trouvons un vaste parking en terre battue entre le hameau et le port. Cela nous convient : nous nous installons.
Troisième étape le 08 juillet – Kalundborg – Tonder – 363 kms
Ciel très couvert, mais tout de même 20°.
Nous avons décidé de ne pas prolonger notre séjour au Danemark. Avant de quitter ce pays nous souhaitons aller voir la ville de Ribe, sur la côte ouest du Jutland. D’après les guides touristiques cette région n’est pas très belle, mais Ribe est la ville médiévale la plus belle et la mieux conservée du royaume. Nous allons faire un petit crochet pour aller la visiter.
Nous faisons un arrêt picnic à Middelfart, juste avant le pont qui relie la Fionie et leJutland.
Nous arrivons à destination vers 15h. Le ciel est gris, mais clair.
Nous allons déambuler pendant quelques heures dans cette jolie ville. Ancien port, maintenant séparé de la mer par une grande zone marécageuse, ville médiévale restée intacte, elle n’est pas pour autant une ville-musée. Au contraire le centre-ville est très animé, toutes les maisons sont habitées. Au centre du vieux quartier, la cathédrale se dresse majestueusement au milieu de ce plat pays.
LA VILLE
LES MAISONS
LA CATHEDRALE
Vers 18h, nous reprenons la route pour rejoindre l’île de Rømø un peu plus bas sur la côte, avec l’espoir d’y faire étape pour la nuit.
En roulant nous découvrons une côte toute plate et peu engageante. Nous prenons la longue digue qui nous conduit jusqu’à l’île. Nous en faisons le tour sans trouver un coin sympa. Même la côte ouest avec ses plages de sable est peu hospitalière.
Finalement nous quittons l’île sans regrets direction le sud. Quelques gouttes de pluie se mettent à tomber. A notre arrivée à Tønder, nous prenons la direction du camping de la ville. Il est 20h, nous avons parcouru 360 kms aujourd’hui, le camping est joli et calme, on s’installe. Nous profitons de cette étape pour faire une grosse lessive.
Nos voisins norvégiens sont très heureux d’être en vacances et nous le font entendre, mais ils se couchent à une heure raisonnable. A 23h30, il fait 21°.
Première étape le 09 juillet – Tonder – Nieuweschans(Groningen) – 461 kms
A 8h , il fait déjà 23°; Il a fait chaud cette nuit.
Aujourd’hui nous quittons le Danemark. Nous allons au centre-ville et faisons quelques courses pour dépenser nos dernières couronnes danoises.
Nous nous arrêtons un peu avant Hambourg pour picniquer. Il fait vraiment très chaud. L’ombre des arbres est bien agréable.
A Hambourg, nous sommes ralentis par un gros bouchon : probablement des travaux sur l’autoroute. Il fait 40° dans le camion. Non sans mal, nous trouvons une station-service. Nous traversons l’Allemagne cahin-caha.
Vers 20h nous arrivons à hauteur de Nieuweschans, petit village juste après la frontière, une cinquantaine de kilomètres avant Groningen. Nous retrouvons l’aire d’autoroute sur laquelle nous avions déjà fait étape en 2008.
Il fait toujours aussi chaud : à 20h30 il fait 33° dans le camion. Nous trouvons un petit coin un peu à l’abri de la circulation.
Deuxième étape le 10 juillet – Nieuweschans(Groningen)- Anjum – 130 kms
A 8h il fait 27°. La nuit a été relativement tranquille. (Aire d’autoroute : circulation sur l’autoroute et camions frigorifiques sur le parking).
Nous quittons notre aire et prenons la A7. Nous la quittons rapidement pour monter vers le Nord par la N362. Nous retrouvons tout de suite les canaux si particuliers à la Hollande. A Delfzijl, nous atteignons une côte assez particulière. En effet un cordon d’îles en arc de cercle a formé une mer intérieure appelée le Waddenzee. Le littoral est un immense polder occupé par de grandes exploitations agricoles et quelques usines. Une digue continue plantée d’éoliennes délimite la zone terrestre de la zone maritime.
A l’heure du picnic, nous atteignons le Lauwersmeer. Ancienne baie devenue lac par la construction d’une digue, cette région très verte est devenue un parc national. Nous trouvons très rapidement un bord de mer où nous pouvons stationner. C’est le week-end et beaucoup de Hollandais ont sorti leur campingcar pour venir profiter du beau temps.
La pause va se prolonger tout l’après-midi. Nous envisageons de rester passer la nuit à cet endroit. Un couple de campingcaristes hollandais nous dissuade de le faire : en effet le stationnement sauvage est interdit dans tout le pays de 22h à 7h. Gentiment le couple nous propose de les suivre jusqu’à une aire de campingcars pas trop éloignée. En fait cette dernière se situe dans une zone hotelière bâtie entre la mer et le petit village d’Anjum, sur la rive ouest du Lauwersmeer. Nous nous installons sur une grande aire herbeuse alors que la nuit tombe. Il fait très chaud.
Troisième étape le 11 juillet – Anjum – Harlingen – 106 kms
Ce matin, grand soleil. La température a légèrement baissé. Nuit un peu agitée : vers minuit un orage très intense est passé sur le lac et sa région.
Nos collègues hollandais sont partis aux aurores. La promenade du matin de Vic le chien nous permet de visiter la zone résidentielle, calme et plutôt réussi.
Au moment du départ, nous constatons que la barrière est levée : aucun bureau en vue, peut-être un cadeau de bienvenue !!
Nous reprenons notre route vers l’Ouest en suivant la digue. Le joli village de Dokkum nous retient le temps d’une balade.
Encore quelques kilomètres et nous retrouvons Harlingen avec beaucoup de plaisir. Un canal nous accueille le temps du déjeuner. Il fait beau et chaud : nous partons nous balader dans la ville. Le quartier piétonnier est très animé : nous en découvrons très vite la raison. La finale de la coupe du monde de football se joue ce soir : l’un des finalistes est justement la Hollande (contre l‘Espagne). La ville, comme tout le pays, est en effervescence pour cette première historique.
Beaucoup de bars du centre-ville proposent la retransmission du match le soir. Nous cherchons désespérément un stationnement pour passer la nuit et participer à cette manifestation. Finalement nous trouvons un camping à 3 kms, un peu loin de la ville, mais le match est retransmis dans la salle du restaurant.
Nous nous installons et attendons le début du match à 20h30. Ambiance assurée toute la soirée : en effet le camping est fréquenté par beaucoup de Hollandais en vacances. Grosse déception : l’Espagne gagne !!! Mais la Hollande s’est bien battue : l’honneur est sauf !
Quatrième étape le 12 juillet – Harlingen – Lelystad – 233 kms
Ciel couvert – Grosses pluies intermittentes – les orages ne sont pas partis – il fait 21°.
Direction le port de Den Oelde et sa halle aux poissons que nous avions découvert en 2008. Ce petit port est tout au bout d’une digue de 30 kms. Nous faisons l’aller-retour, soit 60 kms, pour rien : la halle est fermée, peut-être parce que nous sommes lundi et que les pêcheurs ne sortent pas le dimanche. Grosse déception !!
Nos réserves de nourriture sont au plus bas. Aussi nous nous mettons en quête d’un supermarché. Nous arrivons à Sneek sous une pluie battante. Nous nous perdons dans toutes les petites rues. Retour à Bolsward, puis Wokkum, petit village plein de canaux. Nous arrivons à Hindeloopen, . Arrêt picnic sur le parking à l’entrée. Nous profitons d’une accalmie entre deux averses et passons une heure et demi à déambuler dans ce joli petit village et son port lilliputien. Un magasin très particulier attire bon nombre de visiteurs, une sorte de caverne d’Alibaba.
Finalement c’est à Lemme que nous trouvons un supermarché. Le soleil est revenu, mais pas pour longtemps.
Nous repartons pour Lelystad où nous connaissons un coin pour passer la nuit. Sur la route parsemée de ponts et bordée d’éoliennes, les nuages reviennent. Nous atteignons notre terre-plein et nous installons au bord de l’eau. Beaucoup de vent. Quelques ccars nous rejoindront dans la soirée.
Cinquième étape le 13 juillet – Lelystad – Wijhe – 133 kms
Le ciel s’éclaircit petit à petit – le vent est tombé.
Pour descendre vers le sud et la Belgique, nous voulons éviter la région Utrecht– Rotterdam. Nous y sommes passés en 2008 et avons pû constater le trafic important. Nous repérons sur la carte une région au nord de Zwolle, un peu à l’intérieur des terres, région faite manifestement de lacs. Nous faisons un arrêt à Kampen, centre-ville très animé, mais sans grand intérêt. Nous montons jusqu’à Vollenhove et nous arrêtons sur un parking pour déjeuner. La chaleur est revenue avec le soleil.
Nous arrivons très rapidement sur les berges d’un très grand lac. En fait ce dernier fait partie du Parc National de Weeribben-Wieden. Nous le traversons et poursuivons jusqu’au petit village de Belt, perdu en plein milieu de canaux.
Nous découvrons un village aquatique. En effet les rues sont remplacées par des canaux. Pas d’immeubles, seulement des maisons de couleur vive entourées de jardins fleuris. Notre promenade nous amène au port de plaisance. Nous traversons le camping, lui aussi les pieds dans l’eau.
Notre balade va durer un long moment. Puis nous reprenons notre descente vers le sud. La traversée de Zwolle se fait sans difficultés. A hauteur de Wijhe, nous avisons un parking entre la route et un canal important. Nous nous arrêtons et allons nous renseigner.
En fait, ce parking est un quai géré par une entreprise privée. Un peu petit pour les péniches, ce quai est destiné aux plaisanciers qui naviguent sur les canaux. C’est une escale technique avec possibilité de vidanger les eaux usées et de faire le plein d’eau propre. L’entreprise gestionnaire a eu la bonne idée de délimiter 7 ou 8 places destinées à recevoir des campingcars. Compte tenu de la qualité de l’emplacement et des services, les 5 € demandés pour la nuit sont tout-à-fait raisonnables.
Il fait beau et chaud : nous nous installons. A 22h, il fait 25°.
Sixième étape le 14 juillet – Wijhe – Ouddorp – 294 kms
Très beau temps le matin pour une balade le long du canal. Ce dernier est emprunté par de nombreuses péniches, certaines très imposantes.
Avant de partir, nous allons jusqu’au village de Wijhe, juste de l’autre côté de la route,à la recherche d’une boulangerie. Nous laissons le camion sur un petit parking et partons parcourir le petit quartier piétonnier. Il est 10h et il y a peu d’animation.
Puis nous reprenons la route. Nous souhaitons atteindre ce soir la côte ouest en évitant par le sud le triangle Amsterdam-Rotterdam-Utrecht. En effet cette région est traversée d’autoroutes toutes plus encombrées les unes que les autres.
Nous souhaitons acquérir un guide touristique dont nous a parlé un jeune couple de Hollandais croisés à Wijhe. Ce livre recense un nombre important d’aires techniques et de stationnement dans la plupart des pays européens. Nous jetons notre dévolu sur la ville de Gorinchem, ville importante pas trop éloignée de notre route. Nous garons le camion à l’ombre sur un parking dans la périphérie. Par chance nous trouvons ce guide dans une librairie du quartier piétonnier.
Peu après avoir quitté cette ville, nous sommes rattrapés par les nuages et la pluie. Au sud de Rotterdam, nous subissons même un superbe orage.
Au fur et à mesure que nous approchons de la mer, les nuages sont moins nombreux et le soleil réapparait. Nous traversons le village de Ouddorp et rejoignons le petit port où nous avions fait étape en 2008. Ce dernier se situe quelques kilomètres après le village, juste à l’entrée de la grande digue empruntée par la route.
Peu de bateaux. Nous nous installons bien à l’abri. Quelques campingcars viendront nous rejoindre dans la soirée. Des nuages, mais pas de pluie !
Septième étape le 15 juillet – Ouddorp – Westkapele – 186 kms
Le ciel s’est dégagé pendant la nuit et le soleil est bien présent ce matin.
Nous quittons notre petit port, remontons sur la route et jetons un coup d’oeil de l’autre côté de la digue : la mer du Nord dans toute sa splendeur, et ce coin est le paradis des surfeurs.
Nous prenons la direction de Zierikzee que nous atteignons rapidement. Notre visite de cette ville en 2008 avait été gâchée et écourtée par la pluie. Nous nous y arrêtons un bon moment : beaucoup de monde car c’est le jour du marché. Temps clair et agréable qui nous permet de déambuler avec beaucoup de plaisir dans le centre et sur le port de cette petite ville.
Après avoir déjeuné sur l’un des nombreux parkings à l’entrée de la ville, nous reprenons la route. Très rapidement nous arrivons à une autre digue-route. A mi-chemin de celle-ci, une île artificielle a été construite : elle accueille un barrage et le Deltapark Neeltje Jans, parc marin très connu en Hollande. Nous sommes tentés de nous y arrêter, mais il y a vraiment trop de monde. De plus nous avons égaré un vêtement que nous pensons être sur le parking de Zierikzee. Nous y retournons, mais pour ne rien trouver.
La route rejoint la côte à Oostkapele et emprunte la digue le long de grandes plages de sable. Les habitations sont bien à l’abri derrière ce rempart.
Il n’y a aucun emplacement pour notre étape de la nuit. Nous cherchons un camping : accueil fermé à partir de 17h (nous sommes en plein été !), chiens non acceptés … Nous arrivons à Westkapele et dénichons un petit camping familial installé non loin de la mer et à proximité de campings internationnaux. Formule intéressante pour les itinérants : Quick Stay de 18h à 10h pour 14.50€.
Descente en 7 jours du 16 au 22 juillet 2010
– 16 juillet –
Nous quittons Westkapelle vers 9h30 après une bonne nuit passée dans le camping. Temps gris et pluvieux.
Nous passons le tunnel de Terneuzen long de 6.6 kms et sous la mer. Prix exhorbitant pour un campingcar : 17.50 € (voiture 4 € – caravane 7.15€ – camion 17.50€).
Nous atteignons la côte belge en fin de matinée. Le ciel s’est un peu dégagé. Ce bord de mer tout plat a deux aspects : soit une dune-digue, soit des barres d’immeubles. Dans les deux cas, il est difficile de stationner, surtout en ce mois de juillet.
Nous traversons ainsi toute la Belgique. A la recherche de notre coin pour la nuit, nous traversons Dunkerque en vain et arrivons à Calais. Le parking campingcar sur la plage est complet. Nous nous replions sur l’immense esplanade en retrait du bord de mer, le long du port de plaisance. Parking payant (7€), mais bien situé car proche du centre-ville et de la plage. La nuit sera calme.Nous traversons ainsi toute la Belgique. A la recherche de notre coin pour la nuit, nous traversons Dunkerque en vain et arrivons à Calais. Le parking campingcar sur la plage est complet. Nous nous replions sur l’immense esplanade en retrait du bord de mer, le long du port de plaisance. Parking payant (7€), mais bien situé car proche du centre-ville et de la plage. La nuit sera calme.
– 17 juillet –
Ciel tout clair avec quelques nuages. En 2008 nous avions eu un très mauvais temps lors de notre passage dans cette région. Nous sommes donc tout heureux de prendre la route sous un beau soleil. Juste un peu de vent frais !
Petite déception au cap blanc-nez : le parking est barré aux campingcars. Impossible donc de stationner pour admirer le panorama. Par contre, grand parking au cap gris-nez avec vue superbe sur la Manche. L’Angleterre reste cachée dans le brouillard.
Arrêt picnic juste à l’entrée de Boulogne. Nous trouvons une place sur le parking du port et partons en balade vers les quartiers anciens.
En reprenant la route, notre objectif est de passer la nuit au Crotoy en baie de Somme, car nous souhaitons consacrer un bon moment à à la visiter. Hélas le parking spécial campingcars est bondé. Nous décidons de rouler jusqu’au Tréport où nous savons qu’il y a une aire ccar et un camping. Nous reviendrons au Crotoy demain dimanche.
Nous arrivons au Tréport en fin d’aprés-midi. Des campingcars partout ! Finalement nous trouvons une place au camping les Boucaniers. Le soir, nous faisons une balade sur le port. Nous profitons du beau temps et nous installons à la terrasse d’une brasserie pour déguster une moule-frites. Vers 21h, la température baisse tout d’un coup.
– 18 juillet –
Ciel tout bleu et entièrement dégagé. En baladant Vic le chien avant de partir, nous trouvons des campingcars partout. Notre nuit au camping a été très calme.
Avant de remonter vers la baie de Somme, nous allons nous balader sur le front de mer de la jolie station balnéaire de Mers les Bains, juste à côté du Tréport.
Nous arrivons au Crotoy en début d’aprés-midi. Le temps est superbe et il fait très chaud. Nous trouvons tout de suite de la place sur le parking campingcar les pieds dans l’eau.Nous déjeunons dehors à l’ombre du camion.
Après déjeuner, nous partons à la découverte de la petite ville et de la baie. C’est l’été et il y a beaucoup de touristes en ville et sur les plages. Nous découvrons un paysage superbe.
la baie de Somme à marée montante
Nous passons la soirée et la nuit sur ce parking.
– 19 juillet –
Nous descendons vers le sud en suivant la côte au plus près. Nous faisons étape à Fécamp.
Le parking campingcar n’est pas terrible. Nous faisons un saut jusqu’à Etretat : tout est complet. Nous finissons par dénicher un camping municipal à Toussaint, tout près de Fécamp.
C’est un camping familial très tranquille. Soirée et nuit calmes
– 20 juillet –
Nous suivons la côte entre Fécamp et le Havre. En fin d’après-midi, nous atteignons Honfleur : le parking ccar est complet. Nous nous rendons au village de La Rivière Saint Sauveur, tout près de Honfleur. Un grand parking jouxtant un terrain de sport est réservé aux campingcars pendant l’été. Pas folichon comme environnement, mais c’est parfait pour une étape.
– 21 juillet –
Route de Honfleur jusqu’à Cancale. A Cancale, nous rejoignons le parking spécial campingcar, juste au-dessus de la mer, à 10 min à pied du port.
Beaucoup de campingcars, mais nuit très tranquille
– 22 juillet –
Route de Cancale à Brest. Arrivée chez nous vers 17h.
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