Première étape le 15 mai – Brest-Honfleur – 510 kms
Départ de Brest le 15 mai vers 10h30 – Temps ensoleillé avec de gros nuages blancs. Température de 19°.
Nous faisons un crochet par Quimper pour prendre la manivelle des béquilles chez notre concessionnaire. Arrêt-déjeuner à Ploërmel.
Picnic Ploermel Picnic Ploermel
Parcours sans histoire par la voie express. Petit bout d’autoroute à péage de Caen à Honfleur.Arrivée à Honfleur vers 17h30. Nous allons directement au parking spécial camping-car au port de la ville. Nous l’avions repéré lors d’un précédent passage.
C’est un très grand emplacement dont le seul avantage est d’être proche du joli petit port de pêche, 10 mn à pied. Ses coordonnées sont dans tous les répertoires ccars. Il fait un temps superbe avec 23°.
Honfleur – Aire campingcarsHonfleur – aire campingcarsHonfleur petite balade
Nous partons pour une petite balade sur le port. Ce petit port est vraiment mignon avec ses maisons toutes différentes, étroites et hautes, très colorées.
Honfleur le port Honfleur le port Honfleur le port
Après l’effort, le réconfort … Nous sommes le 15 mai, mais nous avons déjà des sensations de vacances estivales.
Honfleur le port Détente
Deuxième étape le 16 mai – Honfleur-Maastricht (Hollande) – 523 kms
Nuit tranquille malgré le nombre important de voisins. Les campingcaristes du mois de mai sont surtout des RTT (En Retraite Tout le Temps), donc des couche-tôt et lève-tard. Ce parking ne sera pas dans notre rubrique “Bons coins”, mais il est très bien pour une étape d’un soir, d’autant plus que le prix est très correct au regard des prestations : 7 € la nuit. (vidange, eau, pas d’électricité)
Départ vers 10h. La petite brume du matin se dissipera très vite. Température : 15°. Nous traversons la Normandie, la Picardie. Arrêt course et picnic à Poix-en-Picardie. Nous traversons la Belgique par leur superbe autoroute.
Arrêt course et picnic à Poix-en-Picardie. Nous traversons la Belgique par leur superbe autoroute.
Avant de quitter la Belgique pour entrer en Allemagne, nous demandons à Zézette (notre GPS) de nous trouver un camping pour la nuit proche de Maastricht en Hollande.. Nous n’avons jamais trouvé celui qu’elle nous indiquait. En désespoir de cause, nous nous rabattons sur une aire d’autoroute vers Eindhoven.
Parking près de EindhovenParking près de Eindhoven
Il est 19h. Le temps est orageux et il fait lourd et chaud : 26°.
Troisième étape le 17 mai – Maastricht (Hollande)-Puttgargen (Allemagne) – 649 kms
Temps gris, brouillard et pluie toute la journée. Température : le matin en partant 14° – le soir en arrivant à Puttgarden 11°.
C’est heureusement une journée de voyage, mais la route par temps sec est tout de même plus sûre et agréable
En arrivant à Puttgarden, nous découvrons la mer Baltique sous le ciel gris. Il ne pleut plus, mais il fait froid.
En fait, Puttgarden est bien un petit village, mais est connu essentiellement par son terminal de ferries.
Puttgarden le parking Puttgarden le parking Vic est réveur Puttgarden le camping Puttgarden la plage Puttgarden le port
Deux possibilités de stationner pour la nuit :
– le camping près du terminal à 16 € la nuit
– le parking privé SCANLINES à 14.30 € les 24h
Nous optons pour le parking et nous présentons devant la barrière automatique. La machine nous donne bien un ticket, mais refuse d’ouvrir la barrière.
Nous n’insistons pas et allons nous installer sur le parking libre destiné aux Poids-Lourds.
Nuit calme et GRATUITE.
Quatrième étape le 18 mai – Puttgarden (Allemagne)-Haverdal (Suède) – 354 kms
Le vent s’est levé cette nuit, d’où une certaine fraicheur : 11° à 7h (13° dans le ccar). Mais s’il a apporté le froid, il a chassé les nuages. Un ciel bleu avec de gros nuages blanc et gris et une impression de beau temps. Un petit coup de chauffage pendant que le café se prépare.
Nous nous présentons au port vers 10h. Coût de la traversée Puttgarden(Allemagne) – Rødby(Danemark) : 77 €. Pour une traversée de 40′, le prix peut paraître élevé. Mais les traversées se font à heure fixe. Pas besoin de réservations. De plus, le bateau est superbe.
sur le ferry sur le ferry sur le ferry
On s’offre un café sur le bateau :4.76 € les deux . En plus, il est très mauvais … Les éoliennes danoises nous réservent un accueil chaleureux.
sur le ferry les éoliennes les éoliennes
Nous débarquons sans problème à Rødbyhavn au Danemark et prenons la route vers Copenhague.
Après bien des recherches, nous trouvons un coin pour picniquer sur la côte à Grève, petit village sur la côte sud du Danemark
Grève le parking Grève la plage Grève la balade de Vic
Déjeuner et balade de Vic le chien. Nous décidons de passer en Suède par le pont d’Øresund.
Le pont d’ØRESUND
Nous nous présentons devant le pont de Øresund dans le milieu de l’après-midi. Cet ensemble, long de 15 kms, comprend un tunnel de 5 kms et un pont de 10 kms. Il est le seul lien solide entre le Danemark et la Suède. Le péage nous a couté 520 DKK, soit env. 71 €. Un ferry nous aurait coûté sensiblement le même prix.
sur le pont d’Oresund sur le pont d’Oresund sur le pont d’Oresund
A la sortie du pont, nous nous présentons à la douane suédoise. Nous devons en effet déclarer Vic le chien et présenter les papiers. Cette formalité accomplie, nous reprenons la route vers le Nord, toujours sous le soleil. Nous délaissons les villes de la côte sud. Nous emprunterons cette route lors de notre retour de Scandinavie et pourrons les visiter si nous avons le temps.
Montée directe jusqu’à Halmstad par autoroute. Ce sera la seule vraie autoroute 4 voies que nous emprunterons dans toute la Scandinavie. Vitesse exceptionnelle autorisée : 120 kms/h.
Nous voulons voir la côte du HALLAND, de Halmstad à Varberg.
Nous traversons Halmstad et prenons la petite route qui part vers le Nord en suivant le bord de mer. Cette côte, bordée de dunes avec parfois quelques promontoirs rocheux, est parsemée de petits villages habités essentiellement en été. Nous arrivons au village de Haverdal et trouvons un petit parking au bord de la plage. Aucun panneau d’interdiction de stationner ni de camper. Seul panneau : plage interdite aux chiens du 01.05 au 15.09. Le nombre de maisons encore fermées en ce mois de mai nous laisse penser que la saison est loin d’être commencée. Nous nous posons pour la nuit. Lors de notre passage de retour en juillet, nous trouverons ce panneau garni d’une pancarte “interdit aux camping-cars”.
Haverdal le parking Haverdal la plage Haverdal
Parking de Haverdal – bord de plage – 56°43’15″N/12°39’56″E
Cinquième étape le 19 mai – Haverdal (Suède)-Skärhamn (Suède) – 265 kms
Malgré le beau soleil de la journée, la température a beaucoup baissé pendant la nuit. Ce matin à 7h, 8° dans le ccar et 7° dehors. Ciel bleu, grand soleil. Un petit coup de chauffage pendant la préparation du café.En sortant Vic le chien, je rencontre un jeune retraité suédois qui sort lui-même son chien. Après quelques politesses, il me fait un bulletin météo complet : beau temps sec et chaud pendant tout l’été. On reprend notre petite route côtière vers le Nord. Nous laissons toujours les villes de côté.
Déjeuner picnic à Olmanas petit port liliputien très joli. Le parking sur lequel nous déjeunons est tout de même payant.
Nous continuons et nous arrêtons à Kungsbacka pour faire le plein de carburant. Nous stationnons quelques minutes sur le parking du MacDo local pour faire un nouvel essai de connexion Wifi. Nouvel échec !!! (voir nos déboires Internet et Wifi dans notre rubrique “synthèse“).Nous évitons Göteborg et prenons la direction de l’île de Tjörn. Nous quittons la côte du Halland pour parcourir la côte du Bohuslän. Nous voulons aller visiter le village de Skärhamn qui est sur la côte ouest de l’île. Coup de foudre pour cette île !!La côte, très rocheuse, abrite des jolis ports blottis dans des petites baies. C’est un vrai enchantement pour les yeux !!Nous visitons Skärhamn et ses jolies maisons et entrepôts en bois rouge.
Nous voudrions bien faire étape dans ce village, mais il est vraiment trop petit. Pourtant il n’y a pas beaucoup de monde dans les rues. Nous longeons la côte jusqu’à Rönnäng, un port vraiment microscopique. Comme nous galérons pour trouver un coin-étape, nous nous disons que la chance sourit aux audacieux. Nous revenons à Skärhamn et trouvons un parking désert un peu en retrait du port. Nous avisons quelques personnes qui sortent d’un bâtiment et leur demandons si nous pouvons passer la nuit à cet endroit. Aimablement, ils nous indiquent un autre parking beaucoup plus sympa face au port sur les quais. Parking royal avec une vue 4 étoiles !!!
Vue panoramique sur le port et les quais. Peu de monde : il fait grand soleil, mais frais – 13.5° à 21h30.
Sixième étape le 20 mai – Skärhamn (Suède) – Strömstad (Suède) – 196 kms
Nuit tranquille sur le port. Le matin à 7h, soleil – 10° dehors – 11° dedans.Un peu frais, donc un petit coup de chauffage.Lors de l’indispensable sortie du matin de Vic le chien, je me suis éloigné un peu du port et j’ai découvert de superbes petites criques. Peu de monde ! Tout est tranquille à 9h du matin.
Après la promenade, nous reprenons la route en remontant le Bohuslän au plus près de la côte.A noter : nous avons remarqué que très peu de maisons sont équipées de volets. Nous constaterons la même chose dans l’ensemble de la Scandinavie.Après le tour de l’île de Tjörn, nous traversons l’île d’ Orust. Paysages très verts et très doux.Nous empruntons le ferry Bokenäs-Lysekil. (gratuit – durée 5′) . Et à Lysekil, un très joli village au fond de sa baie, nous découvrons une côte de granit rose.
Après la visite de Lysekil, nous faisons une pose déjeuner à Fjällbacka. Résidence d’été de l’actrice de cinéma Ingrid BERGMAN, cette petite ville nous a enthousiasmés. Toutes ces couleurs et ces formes harmonieuses, surtout un jour de grand soleil.
La montée vers Strömstad est vraiment très agréable. La route alterne entre bord de mer, dunes et prairies.Peu avant Strömstad, nous cherchons un coin pour notre étape du soir. Après avoir exploré toute la région en vain, et comme nous ne voulons pas passer la frontière norvégienne ce soir, nous nous résignons à nous rendre dans un camping à Seläter.
C’est un camping 3 étoiles, plutôt bien tenu. Ccar + 2 personnes + 1 chien = 17 € la nuit + électricité 6 €. Soirée très calme. Il y a peu de campeurs. Nous sommes entre retraités. Demain nous entrons en Norvège après un parcours de 2 497 kms.
Première étape le 21 mai – Strömstad – Kongsberg – 248 kms
Le matin à 7h – grand soleil mais frais : Ext 8° – Int 11°.
C’est le grand jour, car dans quelques kilomètres, nous allons enfin entrer en Norvège.
Après un grand nettoyage du camion, nous quittons le camping vers 11h. Le soleil a bien réchauffé l’atmosphère.
Vers midi, nous passons la frontière en franchissant le pont de Svinesund. Ce pont, construit en 2005, relie la Norvège à la Suède. Il n’a rien d’exceptionnel si ce n’est le montant du péage : 13.61 €. Ce sera le seul pont payant de toute la Norvège.
Nous nous arrêtons à la frontière pour déclarer Vic le chien. Après un peu de recherches dans l’enceinte du poste-frontière, nous avisons un jeune douanier norvégien en pause “cigarette”. Après discussion, il nous confirme que nous sommes en règle et qu’un tampon de l’administration n’est pas nécessaire. (voir rubrique “les chiens” du chapître synthèse). Nous repartons et continuons en direction d’Oslo. Nous avons décidé de ne pas visiter la ville cette fois-ci.
Nous décrochons à Nordby pour faire le tour de la presqu’île de Nesoddtangen. Grande déception : nous pensions avoir de superbes vues sur le fjord d’Oslo, le premier sur notre route. Malgré le soleil, aucun relief. La route qui fait le tour de la presqu’île n’offre aucune vue sur le fjord.
Le temps est pourtant clair, sans être ensoleillé. Mais le fjord d’Oslo vu de Nesoddtangen paraît terne et sans relief.
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Nous continuons la route vers Drammen. Nous empruntons notre premier tunnel norvégien (Ce ne sera pas le dernier !!!).
Il passe sous l’un des bras du fjord d’Oslo et est long de 7.5 kms. Ce sera la seule fois où nous acquitterons un péage pour un tunnel). Le prix de 7.5 € nous paraît raisonnable pour un ouvrage de cette importance. Ce tunnel permet d’éviter la ville d’Oslo.
A Drammen, nous faisons une halte. Nous avions prévu de continuer vers la côte Sud par Kristiansand et Stavanger. La flambée du prix du pétrole nous incite à être prudents. De plus, la Norvège, pourtant pays producteur de pétrole (mer du Nord), taxe encore plus le carburant. A titre indicatif, ci-après les différents prix rencontrés sur notre route pendant notre montée :
Nous décidons de court-circuiter le Sud et de partir directement vers Bergen par la vallée du Télémark.
Nous quittons Drammen par la E134 direction Kongsberg. Cette ville est le point de départ de la vallée. De plus elle possède une église que nous voulons absolument visiter. Nous voulons y faire étape pour la nuit.
Nous arrivons en fin d’après-midi. Après les recherches habituelles pour le meilleur coin, nous avisons un parking ombragé et plutôt sympa. Il est très peu occupé : quelques voitures et 2 ou 3 camping-cars. Nous nous installons.
Parking de Kongsberg – sortie ville vers Notodden par la E 134 GPS : 59°39’56″N/9°38’39″E
Le ciel bleu est revenu. Il fait très bon. (j’ai oublié de relever la temp°)
Deuxième étape le 22 mai – Kongsberg – Vinje – 196 kms
Bulletin météo à 7h : soleil avec quelques nuages – T° ext : 7.5° int : 9° – Il fait un peu frais.
Le parking est envahi le matin par des Norvégiens qui viennent travailler en ville. De plus, nous avions bien vu la veille qu’il y avait une église sur le terre-plein qui surplombait le parking. Nous consultons nos guides. Coup de chance : c’est justement celle-là que nous voulons visiter.
Cette église est de religion luthérienne. Très austère de l’extérieur, elle offre un intérieur baroque “flamboyant”. Très grande (2400 places assises), elle a deux étages et est construite entièrement en bois. Le choeur est central et tous les fidèles le voient, ce qui lui donne l’impression d’ être moitié église, moitié temple dans sa disposition. Sols, murs, plafonds et cloisons sont tous peints, parfois de couleur très vive, parfois imitation marbre. Et tout cela fait un ensemble harmonieux, étrange et très attachant, voire prenant.
Départ de Kongsberg vers 11h – direction plein est vers le Telemark. Très vite, la végétation dans la campagne change. Nous roulons maintenant sur une route bordée de sapins. Et soudain nos premières neiges apparaissent.
Nous poursuivons jusqu’à Heddal, petit village célèbre par sa stavkirkke. Monuments nationaux en Norvège, les stavkirkke sont des églises entièrement en bois et avec des formes très particulières. De plus l’intérieur est très souvent décoré et peint de couleur vive. Celle-ci est la stavkirkke la plus grande de Norvège. L’extérieur est étonnant, mais l’intérieur est plutôt décevant, sombre et lugubre.
Le village-musée près de l’église est malheureusement fermé. Nous pouvons malgrè tout y circuler et admirer l’extérieur des constructions en bois typiques de cette région.
Nous déjeunons sur le parking de l’église. Balade avec Vic et nous repartons.
Quelques kilomètres après Notodden, nous quittons la E314 et prenons la route 37. Direction Rjukan, le début du haut plateau de Hardangervidda. Paysage de montagne le long du grand lac de Tinnsjø pour débuter. A Rjukan, petit village industriel, arrêt technique à une borne installée au pied d’une cascade.
Puis montée vers le haut plateau encore largement couvert de neige. Certains lacs ne sont pas complètement dégelés.Paysage étonnant avec les sommets enneigés tout autour de nous. Quelques cascades …
Descente vers Hamot où nous souhaitons faire étape. Ce village est une petite station touristique. Pas vraiment d’emplacements pour recevoir des camping-cars. Nous reprenons la route E134 vers l’Ouest. Après quelques hésitations, nous optons pour une clairière un peu en retrait de la route, peu avant le village de Vinje. Très sylvestre et bucolique. Il est 19h. Grand soleil – Temp : 16°
Coordonnées de notre clairière : GPS : 59°38’15″N / 7°48’02″E
Troisième étape le 23 mai – Vinje – Odda – 127 kms
7h du matin – Ciel peu nuageux avec impression de beau temps – Temp : ext. 3.5° – int. 6.5°
Il fait froid ce matin et il a fait très froid cette nuit. Un coup de chauffage dans le camion avant de se lever.
Nous traversons le petit village de Vinje et commençons la montée vers les hauts plateaux de la partie Sud du Hardangervidda-National-Park. A partir de Haukeligrend, la route est vraiment magnifique. Le paysage est noir et blanc : noir les rochers et la terre, blanc la neige. Les quelques maisons et centres de vacances se fondent dans le paysage avec leurs toits en terre couverte de gazon, voire d’arbustes. Spectacle étonnant, car nous sommes tout de même fin Mai. Au détour d’un virage, un arrêt pour admirer une construction en bois avec de superbes scultures. Toujours notre frustration de ne pas savoir ce que nous filmons …
La route descend en lacets du haut plateau et emprunte un tunnel de 5 kms juste avant d’atteindre Røldal. Nous ne sommes pas encore dans la vallée, mais nous avons retrouvé une végétation forestière. Røldal est un joli petit village blotti dans une cuvette entourée de massifs enneigés. Outre son cadre magnifique, il possède une très jolie stavkirke. Malheureusement, elle est fermée jusqu’au 28 mai. Plus petite et moins “travaillée” que celle d’Heddal, elle est cependant très harmonieuse.
La route descend vers la vallée jusqu’à Skare où nous rejoignons celle qui vient de Kristiansand dans le sud. Elle continue sa descente vers Odda. Un petit arrêt pour admirer deux splendides cascades de Latefossen qui ont eu la bonne idée de s’installer à quelques mètres de la route.
Bien rafraichis par les embruns, nous continuons vers Odda. A l’entrée de la ville, nous demandons à Zézette (GPS) de nous conduire chez le vétérinaire de la ville pour le rappel du vaccin de Vic le chien. Gentiment, elle nous y conduit. Manque de chance : il a terminé sa journée et de plus il n’est pas de garde. Comme nous sommes samedi, nous attendrons lundi pour en chercher un autre.
Nous traversons la ville et trouvons très rapidement un petit parking très chouette au-dessus du fjord, juste ce qu’il nous faut pour passer la nuit. Nous partageons ce parking avec 3 camping-cars allemands. En fait, ce parking est le point de départ d’un chemin de randonnée jusqu’au glacier de Folgefonna situé au nord-ouest juste au-dessus d’Odda.
Nous faisons juste une petite promenade d’une heure pour nous dégourdir les jambes et nous nous installons.
Odda est pour nous la porte d’entrée au pays des fjords et, avant de commencer notre périple, nous décidons de partir visiter la ville et de faire le ravitaillement. Nous remarquons sur le port un magasin REIMA 1000, la chaîne de supermarchés la plus répandue de Norvège.
Nous sommes agréablement surpris de trouver un magasin identiques aux nôtres.
Deux exceptions de taille : le norvégien sur tous les produits et les prix en couronne norvégienne.(1€ = env 7 NOK). Nous cherchons donc les emballages transparents ou avec des photos et nous avons pris la précaution de nous munir de notre téléphone mobile qui a un convertisseur de monnaie (Table de division par 7 !!!).
En préparant ce voyage, nous avions lu plusieurs avertissements concernant le prix de la nourriture en Norvège. Nous sommes très étonnés de trouver pas mal de produits à des prix équivalents aux nôtres : le café, le riz, la confiture, le poulet …etc…
Au chapître des prix et du coût de la vie, nous avons écrit un article “alimentation” à la rubrique synthèse).
Une anecdote cependant : dans le magasin, nous trouvons le rayon “saumon fumé” et nous arrêtons pour nous renseigner.
C’est notre premier achat de saumon norvégien et sommes vraiment très perplexes devant le grand choix proposé. Une dame d’un certain âge, certainement norvégienne, constate notre embarras, vient vers nous, nous enlève des mains le saumon que nous avions choisi, nous met péremptoirement entre les mains le saumon “au meilleur rapport qualité-prix” et s’en va continuer ses courses. Nous avons bien sûr suivi ses conseils et ne l’avons pas regretté.
Nous nous rendons ensuite au magasin VINMONOPOLET, magasin d’état qui a le monopole de la vente des produits alcoolisés. Une seule exception : les bières de moins de 3.5° sont vendues dans les supermarchés. Nous regardons les différents produits et décidons de continuer notre cure de désintoxication. A titre d’exemple, pour une bouteille de Bordeaux supérieur vendue 6€ en France, il vous faut débourser 17€ en Norvège. (voir synthèse)
Nous quittons Odda en direction de Eidfjord. La route suit la rive Est du Sorfjord, un des bras du Hardangerfjord.
La route suit par moment le fjord en surplomb. Vues superbes sur la rive ouest toute éclairée du soleil du matin. Les montagnes enneigées illuminent le paysage. Nous avons la surprise de découvrir les rives du fjord couvertes de vergers.
Nous arrivons à Kinsarvik, petit village très animé au fond d’une baie. Petit arrêt pour photographier toute une famille de Trolls dans un jardin sur le bord de la route.
Nous quittons cette étonnante famille et continuons à suivre le fjord. Nous passons Brimnes, l’embarcadère que nous retrouverons plus tard pour continuer notre route vers le Nord et arrivons à Eidfjord, petit village au débouché de la route du Numesdal venant de Kongsberg au Sud. Aucun intérêt, sinon les vues sur le fjord. Juste une spécialité locale : les arbres sont revêtus de chaussettes de laine. Outre le côté fonctionnel, c’est du plus joli effet.
Nous faisons demi-tour sous une averse orageuse et revenons vers un petit camping que nous avons repéré plus tôt. Camping de Ringøy – Ullensvang. En fait, ce camping est un grand champ pentu, juste au-dessus du fjord. Petit bloc sanitaire très propre. Pas très courageux, nous décidons de nous arrêter là et d’y passer la nuit.
Nous retournons vers Eidfjord, car nous souhaitons voir une importante chute d’eau que nous n’avons pas pû voir hier.
Nous nous arrêtons sur le parking de l’office de tourisme de Øvre-Eidfjord. Nous assistons à un spectacle inattendu : deux chèvres sont en train de déjeuner d’herbe tendre sur le toit du restaurant installé face à l’office . Economie de tondeuse et de temps. De plus ce sont des chèvres cabotines, car elles sont manifestement venues pour poser.
Nous arrivons aux cascades de Vøringfoss vers midi. Peu de monde à cette époque. Ces cascades sont vraiment impressionnantes. Un hôtel a réussi à venir s’installer sur les bords de la falaise.
Nous déjeunons sur le parking, sortons le chien Vic et repartons vers le Nord.
Retour vers Brimnes sur la route d’Odda où se trouve le ferry qui nous permet de traverser le fjord Eidfjorden. Pas d’attente et 10′ de traversée. Notre premier ferry en Norvège. Prix du billet : 209 NOK soit env. 28.50€. Nous découvrons qu’en Norvège, les ferries sont très accessibles pour les voitures “normales”, c’est-à-dire qui font moins de 6 m de long. Dès que vous dépassez cette longueur, les prix sont multipliés par 2.5. Nous profitons tout de même de la traversée pour prendre encore et toujours des photos de ce fjord sous le soleil.
A la sortie du ferry, nous bifurquons à droite pour nous rendre à Ulvik, un petit village au fond du fjord. Nous souhaitons y passer la nuit, car demain nous devons nous rendre à Voss pour trouver un vétérinaire. Vic le chien a besoin de recevoir son rappel de vaccin.
Nous cherchons jusqu’à Osa, un petit hameau au fond d’une autre branche du fjord. Il est à 6 kms de Ulvik et on y accède par une route très étroite et 2 tunnels. Nous n’y trouvons pas de coin de stationnement sympa et revenons à Ulvik.
Nous trouvons un micro-port juste en face du village de l’autre côté de l’eau et nous glissons entre les bâteaux.
Toujours trois impératifs avant de s’installer quelque part :
– Pas de panneau d’interdiction de stationner
– Etre à plus de 150 m d’une maison
– Ne pas géner la vue des personnes habitant aux alentours (Ne pas faire “tache” dans le paysage)
Nous nous installons très discrètement.
Grand soleil – Ciel tout bleu – Température à 20h : 25°
Nous partons tôt pour Voss où nous devons trouver un vétérinaire pour Vic. Nous sollicitons Zézette (GPS) une fois de plus. Nous lui demandons le “dyreklinik veterinær”. Elle nous y conduit directement. Nous attendons quelques minutes, le temps pour Vic de faire connaissance avec une jeune Gronendal norvégienne. Une jeune véto s’occupe rapidement de lui.
Après quelques courses dans la ville, nous prenons la route E16 vers Bergen par Granvin. Nous longeons la rive nord du Hardangerfjord. Ce fjord, très large et majestueux, ne correspond pas à notre image des fjords. Nous apprécions tout de même la belle route côtière. Après être passé devant une jolie cascade sur le bord de la route, le joli petit port d’Alvik nous accueille le temps d’un picnic. (GPS : 60°25’58” N /6°26’36” E).(Possibilité d’y stationner la nuit)
A l’approche de Bergen, nous demandons à Zézette de nous conduire au parking BOBIL-SENTER de Bergen. Nous avons trouvé son adresse dans le guide “Bergen 2008″ que nous a envoyé l’Office du Tourisme de Norvège. (GPS : 60°22’56” N / 5°19’03” E)
En fait c’est un parking réservé aux campingscars (bobil en norvégien) équipé d’une aire technique complète de bonne qualité. La redevance pour 24 h est de 195 NOK (env. 26€) tout compris. Il a deux avantages : il est à 3 kms du centre de la ville, soit 20′ de marche et il est hors du périmètre du centre-ville, donc pas de péage à payer. De plus, situé au bord de l’eau, face au port de commerce, il est plutôt calme.
Il est 18h quand nous nous installons. Le ciel est tout bleu, le soleil brille, chose rare à Bergen d’après les guides. Nous décidons de rendre une petite visite à la ville. Nous prenons le pont qui enjambe le bras de mer, nous traversons le parc universitaire installé sur l’autre rive, nous parcourons le quartier de Kloster plein de maisons en bois.
Nous nous retrouvons sur les quais sud du port, juste en face du célèbre quai Bryggen. Cette ville au soleil couchant est magnifique. Nous avons de ce fait une perspective superbe sur le quai, la ville et la montagne. C’est plein de couleurs.
Bryggen est le quartier marchand de Bergen (pour l’histoire, consulter les guides habituels). C’est un espace qui vit, qui bouge. La quasi-totalité des commerces et des maisons du quai a été refaite suite à plusieurs incendies. Toujours reconstruits à l’identique, il y a quelque chose de magique dans ce quartier. Nous avons rencontré un Norvégien amoureux de sa ville. Il nous a raconté pendant un bon moment des tas de choses sur celle-ci (en anglais). Nous ne sommes pas sûrs d’avoir tout compris. Mais son enthousiasme et son amour de sa ville étaient très communicatifs. Nous allons déambuler pendant un bon moment dans ce quartier, juste pour le plaisir.
Première étape le 27 mai – Bergen-Laerdal – 259 kms
7h – grand soleil – T° : 14°
Comme nous avons réglé le parking jusqu’à 14 h, nous avons toute la matinée pour continuer notre promenade dans Bergen sans nous soucier du camion.
Note pour ce parking
Il fonctionne comme un camping, de 14h à 14h. Ceux qui veulent consacrer plusieurs heures à la visite de Bergen seront avisés d’arriver vers 15H. Les jours sont longs à cette période et la visite de Bergen en fin d’après-midi est un vrai bonheur. On peut passer la soirée en ville : il fait jour jusqu’à 23h.
Nous reprenons le chemin de la veille et nous rendons directement sur le port où nous voulons voir le marché aux poissons. Une petite déception : c’est très petit et il y a peu de poissons frais, surtout de l’emballage sous vide.. Tout de même quelques viviers avec homards et langoustines. Un petit étal d’une marchande de fraises … Et puis les éternels “Banabana” avec leurs montres, bracelets et autres colifichets.
Par contre, nous aimons beaucoup l’animation qui règne sur les quais et dans la ville. Le nombre de cars de touristes est impressionnant. Nous décidons de prendre un café sur une terrasse extérieure. Le café est vraiment quelconque, mais pas son prix : 29 NOK le café soit env. 4€ !!! Nous restons un bon moment au soleil et avons bien apprécié le spectacle.
Nous continuons notre promenade vers la partie récente et moderne de la ville. Vic le chien apprécie beaucoup la balade, lui qui était resté à la maison lors de notre sortie de la veille. C’est une ville très agréable, avec de grands parcs avec gazon et fleurs. Notre visite n’est pas culturelle volontairement : nous voulions juste nous promener le nez à l’air. De plus, avec notre chien, il est difficile de visiter les musées. Petit intermède culturel : Grieg est un célèbre compositeur de musique norvégien. Une de ses oeuvres les plus connues est la pièce de musique “Pier Gynt”. Il est né à Bergen et y a vécu longtemps.
Un oubli impardonnable lors de notre bref séjour à Bergen : le funiculaire de Floyen. Ce funiculaire emmène les touristes sur une colline d’où il y a une superbe vue sur Bergen et la côte. Ce sera pour la prochaine fois (sic!).
Nous quittons Bergen vers midi. Après un arrêt picnic sur le bord d’un petit fjord, nous reprenons la route vers Aurland.
Pendant plusieurs kilomètres, la route passe par plusieurs défilés. La montagne a tellement de chutes d’eau qu’elle semble pleurer.
Au débouché des défilés, quelques kilomètres avant Aurland, nous retrouvons un fjord. En fait, c’est le fond d’un petit bras du grand SOGNFJORD. Ce fjord, long de plus de 200 kms, est l’un des plus longs de Norvège. La route suit la rive est de ce bras jusqu’au village, nous offrant encore une fois de superbes perspectives.
Nous arrivons à Aurland, joli petit village niché au fond d’une baie du fjord. Nous souhaitons y faire étape ce soir. Nous avons projeté de continuer demain vers Lærdal par la « Snøwegen », route étroite qui traverse la montagne au milieu des glaciers à 1300 m d’altitude. Mûs par un pressentiment, nous questionnons une personne du village. Cette dernière nous informe que cette route est impraticable actuellement. Beaucoup de neige est tombée cet hiver. La route ne sera pas ouverte avant 2 à 3 semaines.
Nous sommes vraiment déçus. Comme nous ne trouvons aucun emplacement sympa, et comme il est encore tôt dans l’après-midi, nous décidons de continuer vers Lærdal en empruntant le tunnel le plus long d’Europe : 25 kms (à peu près deux fois celui du Mont-Blanc). Une bonne thérapie pour guérir de la claustrophobie.
Nous arrivons à Lærdal et nous mettons à la recherche d’un coin pour la nuit. En effet, dans ce village, nous souhaitons visiter le “Gamle Laerdalsoyri“, c’est-à-dire le vieux village. Finalement, nous nous résignons à nous rendre dans le camping du coin. Au demeurant, il est plutôt pas mal. Sa situation en bord de fjord est très chouette. Nous nous y installons avec plaisir.
La nuit nous coûtera 150 NOK (env.20€) sans électricité. Pour avoir une douche chaude, il faudra ajouter 5 NOK les 4 min.
On profite du beau temps pour faire des brochettes.
Deuxième étape le 28 mai – Laerdal-Hella – 103 kms
Nuit très calme en compagnie d’Anglais, de Hollandais et d’Allemands, mais pas un seul Français.
7h30 – grand soleil – Température extérieure : 12° – pas besoin de chauffage dans le camion.
Matinée consacrée au grand nettoyage.
Une fois fini le ménage, nous partons visiter le vieux Lærdal. Le quartier est composé de 160 maisons en bois, presque toutes remises à neuf et habitées. Ce site est très harmonieux et la promenade est vraiment très agréable.
Nous quittons Lærdal par la E5 et allons prendre le ferry Mannheller-Fodnes. 10 minutes de traversée : 138 NOK (28€). Les vues du fjord sont toujours aussi belles. Nous mesurons notre chance de voir ces paysages sous ce ciel bleu ! Fodnes, notre port d’arrivée, est juste un point d’accostage réservé aux ferries.
A Sogndal, nous prenons à droite la RV55, car nous voulons aller visiter la stavkirke de Urnes à 15 kms. Nous arrivons à Solvorn, le petit port d’où on embarque pour nous rendre sur l’autre rive du fjord où se trouve la stavkirke. Grosse déception : elle est fermée pour travaux et ne rouvre que le 1er juin. De ce fait, peu de bateaux assurent la traversée. D’autre part, cette stavkirke est extérieurement semblable à celle de Heddal dans le Télémark. C’est l’intérieur que nous voulions voir.
Quelques photos des champs de fraise et de framboise et nous reprenons la route vers Sogndal.
Bienfaits du climat maritime et du Gulfstream – En effet, nous sommes
à la latitude de l’Islande et à 130 kms de la mer
Nous revenons à Sogndal. Nous nous arrêtons pour quelques courses. Nous trouvons enfin des cartes de téléphone, en vente dans les magasins “Narvesen” (merci le GDR).
Nous prenons ensuite la route 13 le long du Sognfjord. Nous ne nous lassons pas de ces paysages. Il faut dire que ce fjord est superbe.
Le ciel s’est chargé de nuages lorsque nous atteignons Hella. Il se fait tard. Nous trouvons le paysage si beau que nous décidons de ne pas traverser tout de suite et de passer la nuit sur un petit parking près de l’embarcadère. Un Norvégien bricole sur une petite maison juste à côté du parking. Nous lui demandons si nous pouvons y passer la nuit. Il nous répond aimablement qu’il habite juste à côté et qu’il n’y voit aucun inconvénient. Nous restons quelque temps bavarder avec lui, puis nous nous installons pour la nuit.
Vers 10h, nous nous présentons au ferry et embarquons pour Dragsvik, de l’autre côté du fjord.
Traversée : 10 min. Tarif : 145 NOK (20€)
Nous nous dirigeons vers Balestrand, un joli petit village que nous souhaitons visiter. Nous manquons l’entrée et faisons 10 kms le long du fjord. Nous revenons sur nos pas et trouvons la rue qui traverse le village. Nous découvrons un endroit résidentiel très serein entre montagne et fjord. Notre interlocuteur d’hier soir nous avait indiqué que cette partie du fjord, située à une centaine de kilomètres de la mer, bénéficiait d’un micro-climat très doux. Nous partons à pied à la découverte. Nous marchons dans la rue principale et découvrons de belles maisons décorées et colorées avec de grands jardins donnant directement sur la plage.
Nous avons découvert une maison vraiment typique d’une certaine époque. En ce matin ensoleillé de mai, elle dégage une grande sérénité. A noter que nous avons demandé à la propriétaire de la maison si nous pouvions photographier celle-ci. Elle a gentiment accepté, mais est partie très vite s’y réfugier. Mystère !
Nous faisons quelques courses au Spar local sur le port et reprenons la route 13 vers le Nord. Nous nous arrêtons au petit village de Vetlefjorden pour picniquer. Nous sommes au fond d’un fjord, au pied de montagnes couvertes de neige.
La route que nous prenons jusqu’à Moskog est vraiment superbe :
– la montée en épingles à cheveux à partir du fjord jusqu’au haut plateau (env. 600m)
– la traversée du haut plateau entre rochers et neige. Il a dû beaucoup neigé cet hiver, car le manteau neigeux est encore épais par endroits. De plus, certains lacs ne sont pas encore totalement dégelés.
– la descente vers la vallée entre sapins, torrents, rivières et cascades
– la route tranquille dans la vallée serpentant au milieu de lacs avec les inévitables maisons de bois peintes en rouge.
On commence par le fjord, on arrive sur le haut plateau et on roule au milieu de la neige
Nous tournons à droite à Moskog pour prendre la route 5. Nous trouvons rapidement sur le bord de la route un parking picnic très agréable et suffisamment en retrait de la route pour que nous décidions d’y passer la nuit. Nous sommes sur la commune de Vassenden. En partant explorer les lieux, nous nous rendons compte que ce parking est juste sur la rive sud du grand lac Jölstravatnet.
Aujourd’hui nous avons l’intention de rejoindre Geiranger.
Nous prenons la route vers Stryn et suivons la vallée jusqu’à Byrkjelo. Nous traversons un haut plateau et redescendons vers le Nordfjord que nous rejoignons à Utvik après une descente qui nous offre de superbes vues. Malheureusement, le ciel s’est chargé peu à peu de nuages qui ne nous quitteront pas de toute la journée.
Nous avons prévu de rejoindre Geiranger par la route 63, une route identique à la « Snowvegen » de Lærdal que nous n’avions pas pû emprunter pour cause de neige. Nouvelle déception : à la sortie de Stryn, un panneau nous informe que la 63 est fermée pour les mêmes raisons. Nous nous rendons à l’office du tourisme : aucune date n’est prévue pour la réouverture.
Le seul moyen d’atteindre Geiranger est de remonter par la route 60 jusqu’à Hellesylt et prendre le ferry jusqu’à Geiranger. Comme nous avions de toute façon l’intention de nous offrir une excursion sur le Geirangerfjord, nous optons pour cette solution. C’est un peu plus cher, mais de toutes façons, c’est la seule solution pour voir ce fjord et continuer vers le Nord.
Arrêt-picnic au bord d’un lac peu après Stryn. En chemin, nous avons pû prendre les photos de deux spécialités norvégiennes : les pissenlits et les stères de bois. Le mois de mai doit être propice pour les uns et pour les autres. En Norvège, rares sont les maisons sans tas de bois et les prairies sans pissenlits. Ces derniers sont partout, même sur le bord des routes.
Nous arrivons à Hellesylt et avons la surprise de découvrir un joli petit port au départ du Geirangerfjord. Il est 15h et le ferry est annoncé pour 18h30. En fait, ce ferry assure non seulement la ligne Geiranger-Hellesylt, mais aussi les excursions à partir de Geiranger.
Le temps passe vite entre une causette avec deux couples de Français en voyage en voiture, un petit tour au supermarché du village et la visite de la belle cascade juste à côté de l’embarcadère.
Croisière sur le Geirangerfjord
Embarquement à l’heure prévue. Nous prenons le ticket en montant sur le ferry. Coût : 340 NOK (46€). Nous devions avoir une bonne tête, car la personne qui distribue les tickets nous applique le tarif des véhicules de 6 m. Le tarif normal est de 560 NOK. Nous sommes vraiment déçus par le manque de soleil et le vent froid, mais nous apprécions tout de même beaucoup cette croisière d’une heure dans le fjord : très étroit, bordé de falaises impressionnantes d’où dégringolent de nombreuses cascades. Même la présence d’un groupe de japonais vraiment sans-gêne n’a pas réussi à gâcher notre plaisir (Le bonnet rouge sur la photo ci-dessous).
Après le débarquement, nous cherchons un petit moment un coin sympa, mais nous nous rendons vite compte que nous sommes vraiment dans le fond d’un fjord, avec des montagnes de tous les côtés. Il est 20h, et nous ne voulons pas passer la soirée sur un affreux parking. Nous nous rendons au seul camping du village. C’est un grand espace nu situé admirablement au bord de l’eau, avec vue imprenable sur le fjord. Nous nous installons.
Nous quittons Geiranger par le Nord et prenons tout de suite la “Ørnesvegen” (route des Aigles), route qui monte du fjord au plateau en 11 virages en épingles à cheveux. Tout en haut, un parking bien aménagé permet d’avoir de superbes vues plongeantes sur Geiranger et son fjord et, bien sûr de prendre des photos. Autant la veille nous étions très déçus par le ciel gris, autant ce matin nous sommes conscients de notre chance de voir ce paysage sous le soleil.
Nous quittons avec beaucoup de regrets ce fjord exceptionnel. Pendant quelques kilomètres, nous roulons dans un paysage champètre très inattendu. Puis nous descendons à Eidsdal où nous prenons le ferry pour traverser le Norddalsfjorden jusqu’à Linge.(160 NOK soit 22€).
Nous continuons la route 63 et nous arrêtons à Valldall pour picniquer.
Il fait tellement beau que nous sortons la table et la chaise et nous installons sur le parking au centre du village. Nous trouvons un coin à l’ombre et à côté du petit port. Il fait 25° à l’ombre, un vrai jour d’été.
Après déjeuner, nous faisons quelques courses au Spar local et nous reprenons la route 63 vers Åndalsnes qui devrait être notre étape du soir.
La route commence à monter dans un paysage très vert et très agréable au milieu des montagnes. Encore beaucoup d’arbres et les inévitables torrents et cascades. Lors d’un arrêt sur le bord de la route, nous trouvons même un parterre de muguets. Il est très étonnant de trouver cette plante à cette latitude, même si nous sommes en mai.
A partir de Langdal, la pente s’accentue et la route monte très rapidement jusqu’à un haut plateau. Plus d’arbres, ni de verdures, mais de la neige et des cailloux. Plusieurs Norvégiens ont profité du week-end pour venir faire du ski de fond. La neige atteint 150 cms par endroit sur les bas-côtés.
Nous voila enfin à Trollstigen : une route en lacets qui nous permet de descendre du haut plateau vers Åndalsnes, ville au bord du fjord au fond de la vallée. Impressionnant, Trollstigen. Cette route est taillée dans la roche. Les 11 virages en épingle à cheveux sont donc très serrés. De plus un pont a été construit pour pouvoir enjamber une très haute cascade. Nous descendons tout doux cette pente à 12%. Quelques espaces aménagés sur le bord de la route nous permettent de nous arrêter pour les photos. Cette route est absolument gigantesque !!!
Nous continuons dans la vallée jusqu’à Åndalsnes que nous traversons sans nous arrêter. La route longe maintenant le fjord sur sa rive droite. A quelques kilomètres avant Istfjorden, nous avisons un grand parking qui nous tend les bras pour la nuit. Ca nous change du camping. C’est gratuit et peu encombré. Nous nous installons.
Troisième étape le 01 juin – Åndalsnes-Asen – 374 kms
Ce matin 7h. Temp 15° – Cette nuit, de gros nuages noirs sont arrivés et ont déversé pas mal de pluie. Ce matin il fait gris et humide. Le ciel est couvert et bien chargé.
Après réflexion, nous décidons de ne pas faire le détour par Molde et Kristiansund. Trop de ferries pour un circuit peu apprécié des guides. Nous allons attraper la RV 17 au départ de Trondheim.
Nous partons donc après avoir repéré le chemin le plus court avec 1 seul ferry.
Afarnes, Eidsvag, Sunndalsøra, Seljebo. Nous prenons le ferry Rykkjem-Kvanne (160 NOK soit 22 €), puis tout droit jusqu’à Trondheim (env 300 kms).
Après quelques tunnels (payants exceptionnellement : 11.30 €) pour contourner Trondheim, nous nous mettons à la recherche d’un coin pour la nuit. La côte au nord de cette ville ne se prête pas du tout au camping sauvage. Nous trouvons enfin un camping au bord de la E6 à 50 kms : Hammer, probablement un quartier de Asen.
Prix du camping : 150 NOK + électricité 30 NOK. Heureusement dans ce prix est inclus une connexion Internet Hifi. Nous allons donc en profiter pendant plusieurs heures pour ranger nos photos et expédier nos mails à la famille.
A 23 h, il fait jour. Le soleil s’est tout de même couché. On vient de regarder la météo sur le net. Elle nous annonce du beau temps chaud pour les 10 jours à venir sur la région que nous allons traverser de Trondheim à Bodø, la RV17.
Première étape le 02 juin – Asen-Rosendal – 249 kms
7h30 – temp 15° – Quelques nuages qui disparaitront dans la matinée. Ensuite soleil et ciel bleu toute la journée.
Aujourd’hui nous souhaitons rejoindre au
plus tôt le départ de la RV 17. La RV 17 est une route côtière
alternative touristique à la E6 dans la montée vers le Nord. Elle part
de Steinkjer à quelques kms au nord de Trondheim et rejoint Bodø, port de départ pour les Lofoten,
en longeant la côte au plus près. Il nous faudra prendre 6 ferries
ainsi que plusieurs ponts et tunnels, compte tenu du nombre important de
bras de mer à traverser.
La route E6 est présentée dans les guides
touristiques comme une route mythique (genre 66 aux Etats Unis). En
effet elle est l’axe routier principal Nord-Sud de la Norvège. Et
pourtant elle n’est guère plus large qu’une nationale en France, voire
par endroit une grosse départementale. La vitesse est limitée à 80 kms,
comme sur toutes les routes de Norvège.
Nous quittons le camping vers 11h après quelques travaux domestiques et
continuons notre remontée vers le Nord. Nous quittons la E6 à Grong, délaissons Namsos et entamons la RV 17 à Skogmo.
Petit arrêt à Høylandet pour photographier deux drôles
d’habitants qui se sont créés leurs fenêtres pour saluer et regarder les
touristes.Ce sont probablement des publicités, mais nous n’avons pas pû
savoir pour quel produit ou article.
En fin d’après-midi, nous atteignons le fjord Innerfjord à Kongsmoen.
Nous ne trouvons pas de coin sympa pour la nuit. Aussi nous décidons de
faire demi-tour pour rejoindre un petit camping aperçu en passant à Rosendal.
Lorsque nous arrivons, le camping est totalement vide. Une affiche
posée sur la porte du bloc sanitaire nous invite à nous adresser à la
ferme toute proche. Nous nous y rendons et réglons la note à la
propriétaire. La nuit : 90 NOK (12€). Toute la place que l’on veut.
Sanitaires tout propres. Un couple norvégien arrivera dans la soirée et
passera la nuit dans un des hytters.
Nous nous installons. Il est 19h. Le soleil brille. Il fait 24°.
Ce
petit camping est vraiment très sympa. Bloc sanitaire ultra-simple,
mais fonctionnel (1 cuisine, 2 douches et 2 WC). S’il y a plusieurs
campeurs, il faut être un peu patient. Il dispose de 4 hytters et de
plusieurs places pour tentes ou campingcars.Pour la Norvège, rapport qualité-prix imbattable.
Nous décidons de faire un détour par le petit port de Rørvik. Peu après avoir quité le camping, nous retrouvons le fjord Innerfjorden que nous suivons jusqu’ à Kolvereid où nous basculons vers le Sorsalten jusqu’au village. Cette route est très fraîche et offre des super points de vue sur de jolies petites baies.
En fait Rørvik est un important village de pêcheurs blotti sur la côte-est d’une petite île du détroit de Nærøysund. Un
pont bâti à l’entrée du village le relie au continent. Son port très
dynamique dispose d’une baie calme pouvant accueillir des bateaux de
croisière.
Nous repartons vers le Nord par la 770 jusqu’à Horven, puis par la 771 jusqu’à Gravvik où nous trouvons un parking les pieds dans l’eau. Nous nous y installons pour la pause picnic.
Nous rejoignons à Kjelda la RV17 que nous avions
quittée ce matin. La route suit la côte au plus près. Un ciel bleu et un
soleil éclatant nous accompagnent depuis ce matin et nous offrent des
couleurs splendides sur la mer, les montagnes et les rochers.
Nous continuons la route jusqu’à Holm, embarcadère du ferry pour Vennesund de l’autre côté du Bindalsfjorden.
Nous décidons de ne pas traverser aujourd’hui. Nous revenons quelques
kms en arrière jusqu’à une clairière que nous avons aperçue tout à
l’heure. L’accés est un peu juste, mais le camion passe.
De fait c’est une grande clairière
herbeuse entourée d’arbres. Elle est prolongée d’une petite presqu’île
rocheuse et bordée d’une grande plage. Nous nous y installons avec
bonheur. C’est la bonne occasion d’étrenner la canne à pêche spéciale
campingcar (elle est télescopique!). Nous trouvons un petit promontoire
rocheux au-dessus de l’eau. Une demi heure plus tard, nous avons notre
repas du soir : un beau poisson de race inconnu (Nous ne sommes pêcheurs
ni l’un ni l’autre !). Il ressemble à un lieu, mesure environ 50 cms et
pèse 2 kgs. Nettoyage à l’eau de mer et hop ! dans le court-bouillon.
Grosse erreur !! Nous l’avons appris plus tard, il aurait été bien
meilleur cuit à la vapeur. Nous l’avons tout de même mangé, largement
aidé par Vic le chien. A 20h, il fait encore 27°.
Le matin à 8h : ciel bleu et soleil – il fait 15°
La nuit a été calme. Aucun bruit hormis quelques voitures sur la route.
Ce matin, petit déjeuner sur la terrasse. Ensuite promenade autour de la presqu’île avec Vic.
A 10h30, à l’heure du départ, il fait déjà 19°.
Nous reprenons la RV17 et nous retrouvons à l’embarcadère du ferry pour Vennesund. Le jeune préposé du ferry nous applique gentiment le tarif “6 m” : 98 NOK (13€) pour une traversée de 15′.
Sauf rares exceptions, tous les ferries que nous avons pris étaient très propres et très ponctuels. Les embarquements et débarquements se sont toujours très bien passés. De plus nous n’avons jamais réservé hormis la traversée Bodø-Moskenes
Nous faisons le plein de carburant à Berg. Nous retirons de l’argent à la Caisse d’Epargne à Vevelstad.
La route est très bucolique. Les champs sont propres et cultivés, les
maisons toutes en bois fraîchement peintes en rouge prune. Parfois la
route côtoie la mer. On n’a pas du tout le sentiment d’être très proche
du Cercle Polaire Arctique.
Nous arrivons à l’embarcadère de Horn. Nous sommes tentés un petit moment par l’île de Vega toute
proche. les Guides Touristiques en disent le plus grand bien. Pourtant
elle nous paraît bien petite pour y aller en camping-car. Finalement
nous décidons de continuer vers le Nord et prenons le ferry pour Anddalsvågen.(tarif 7m : 186 NOK soit 25€ – durée 20′)
De Anddalsvågen à Forvika, la route emprunte une étroite bande de terre et de sable entre la côte et l’île de Hamnøya. A partir du village de Åsmyra,
l’endroit est un peu magique. Les Norvégiens qui ont construit les
jolis maisons que nous voyons ne sont pas venus là par hasard.
Tranquillité et sérénité sont de rigueur.
Peu avant Forvika, nous faisons une pause déjeuner sur
un parking qui jouxte un cimetière. La chapelle et son cimetière au bord
de l’eau sur fond de montagnes mauve enneigées : un bonheur.
Le ferry Forvika-Tjotta
est une vraie petite croisière d’une heure. Lorsque nous arrivons à
l’embarcadère de départ, un ferry vient de partir. Il nous faut donc
attendre une petite heure. Nous mettons à profit cette attente pour
bavarder avec 3 couples de campingcaristes français du sud de la France.
Ce sont des fondus de pêche et ils sont très contents de nous montrer
leurs belles prises du jour. Ils nous donnent en plus quelques recettes.
Le ferry traverse la large embouchure du Vefsnfjorden et navigue entre les îles de Mindlandet et Rødøya (île rouge). Le paysage à l’approche de Tjøtta est magnifique : île rose posée sur la mer bleue, forêt d’un vert intense et montagnes noires couvertes de neige par endroit.
Sur le ferry, nous discutons un bon
moment avec un jeune Norvégien qui est en vacances. Originaire de la
région, il en est manifestement très fier et nous donne des tas
d’explications.
Note : ces jeunes norvégiens, bilingues
obligatoirement, vous abordent systématiquement et très gentiment en
anglais. Ils vous demandent d’entrée votre origine et la conversation
s’engage. Nous nous sommes trouvés souvent un peu “courts” et toujours
frustés avec notre anglais scolaire et notre peu de pratique.
Nous débarquons à Tjøtta sur
l’île du même nom. En fait nous nous déplaçons dans un archipel d’îles
reliées les unes aux autres par des ponts ou des ferries. En traversant
l’île, nous avons la surprise de voir une plage couverte de touristes
particuliers : un troupeau de vaches venues faire trempette dans la mer.
Nous passons sur l’île de Alsten et contournons le massif De Sju Søstre (les 7 soeurs), ainsi appelé car il présente 7 pics bien distincts. Nous faisons une courte halte à l’église de Alstahaug qui a la particularité de disposer d’un presbytère-ferme. Nous cherchons désespéremment un coin pour faire étape. Nous quittons Alsten en empruntant l’élégant pont Helgelandsbrua.
Nous continuons jusqu’à Levang où nous prenons le ferry pour Nesna
(109 NOK soit 15€). Peu après ce village, nous avisons une toute petite
clairière au bord d’une route menant à une zone industrielle. Faute de
mieux, nous nous installons là. Il fait un temps superbe et chaud. En
promenant Vic le soir, nous allons saluer notre voisine, une jeune
jument avec des yeux magnifiques.
Première étape le 05 juin – Nesna – Tjong – 93 kms
Le matin à 7h30
Grand ciel bleu et soleil resplendissant
Température 15°
Aujourd’hui nous allons probablement passer le Cercle Polaire Arctique
Nous reprenons la RV 17 et suivons le bord d’un fjord. Le temps qu’il fait nous permet de jouir pleinement des paysages somptueux que nous découvrons à chaque virage. Nous passons à Utscarpen et roulons sur la Flostrandveien. Nous repérons pleins de parkings sur le bord de la route pour des soirées étapes. Nous faisons une escale technique sur une aire très bien équipée (GPS : 66°18’50″N – 13°17’02″E).
Un peu avant Stokkvågen, nous quittons le fjord et retrouvons la mer. La route continue à suivre la côte au plus près. A Grønsvika, nous trouvons un grand parking pour notre arrêt-picnic. Cette aire est agréablement aménagée. En fait elle est surtout destinée aux touristes qui veulent visiter un camp allemand de la 2ème Guerre Mondiale situé sur un promontoire.. Ce camp est en grande partie bien conservé. Nous ne l’avons pas visité. Par contre nous avons fait une balade sur une colline rocheuse et avons admiré les vues sur la mer du Nord.
En début d’après-midi, nous reprenons la route le long de la mer. Cette côte est truffée d’îles et d’îlots, avec en toile de fond toujours les montagnes. Nous arrivons à Kilboghamn, embarcadère pour Jektvika. Nous sommes un peu en avance pour le prochain ferry.
Le trajet Kilboghamn-Jektvik coûte 390 NOK (48€) et dure environ 1 heure. Outre le paysage magnifique au milieu duquel nous naviguons, cette traversée a quelque chose d’exceptionnel : nous franchissons le Cercle Polaire Arctique.
Malheureusement le ciel se couvre de nuages pommelés, annonciateurs en général de mauvais temps. Nous sortons sur le pont du bateau malgré le vent froid. Nous ne voulons à aucun prix manquer le franchissement du Cercle. Ce dernier est matérialisé par une grand mappemonde métallique installée sur un promontoire de la côte. C’est très symbolique, mais ça fait quand même quelque chose.
Nous sommes en fin d’après-midi. Dès la sortie du ferry, nous pensons à chercher notre coin du soir. Après quelques kilomètres, nous trouvons une aire de picnic dans un cirque montagneux au bord d’une baie. Le parking surplombe la mer et c’est plutôt sympa. Deux ou trois campingcars s’y arrêtent. D’après la carte et le GPS, nous sommes sur la commune de Tjong, quelques kilomètres avant le village. Nous décidons d’y passer la nuit.
Le ciel s’est un peu dégagé.
Température : 20°
GPS : 66°38’48″N – 13°32’03″E
Deuxième étape le 06 juin – Tjong-Bodø – 208 kms
Ce matin, le soleil est un peu voilé. Quelques nuages nous donnent des gouttes de pluie vers 6h du matin. A 7h30, le soleil est revenu avec la chaleur : 17° à l’intérieur du camion. La baie que surplombe le parking est vraiment superbe. Nous regardons la brume jouer à cache-cache derrière la montagne.
Aujourd’hui, c’est notre dernière étape de la RV17. Les Guides annoncent une “Route Touristique Nationale” de Utskarpen jusqu’à Bodø. Nous étions impatients de découvrir ce parcours.
Probablement étions-nous un peu blasés, mais nous sommes restés sur notre faim. Depuis plusieurs jours, sur de courtes distances, les paysages varient et arrivent toujours à nous surprendre. On croit devoir rouler encore longtemps dans des montagnes, voilà que la route emprunte une vallée douce et verdoyante. Cette vallée dure quelques kms, et nous voilà à suivre un fjord étroit et profond. A la fin du fjord, la route revient en bord de mer et cette mer est parsemée de petits îlots rocheux à raz des flots. Et tout cela pigmenté par les points rouge prune des maisons de bois . Et ça recommence …
Nous avons eu le sentiment que cette route, pourtant très belle, était toujours “moins” : moins nature, moins sauvage, moins de profondeur de vue …etc…
Nous prenons le ferry Ågskardet-Forøya pour traverser le Holandsfjorden. A Holand, nous trouvons une aire de picnic au bord du fjord. Un petit bureau de tourisme nous propose des renseignements sur les visites possibles du glacier Svartisen, juste de l’autre côté du fjord. Nous déjeunons et continuons notre route vers Bodø.
Nous nous arrêtons à Glomfjord pour quelques courses. A Storvika, nous repérons un grand parking entre la route et une très grande plage de sable blanc. Malheureusement ce parking est très bruyant, car utilisé par les clients qui viennent faire leurs achats au magasin Coop proche.
A Saltstraumen, nous arrivons au moment où la mer est étale. Nous ne pouvons donc pas voir les fameux tourbillons (maelström) formés à marée montante et descendante. Comme il se fait tard, nous décidons de continuer jusqu’à Bodø. En effet, nous avons prévu de prendre le ferry demain pour les Lofoten.
Arrivés à Bodø, nous nous rendons directement à l’Office du Tourisme pour réserver nos places. Deux jeunes filles, manifestement des stagiaires, nous dirigent vers le comptoir de la compagnie maritime Hurtigruten. Nous y réservons notre passage pour le lendemain à 10h15. Heureuse surprise : nous payons 876 NOK (108€) pour 4h de navigation. Le tarif appliqué est celui pour une voiture.
Nous nous mettons en quête d’un coin pour la nuit. En remontant au Nord par la 834, nous trouvons un camping privé à 80 NOK. Il est juste au bord d’une plage, mais ne dispose pas de sanitaires. Il est à 10 kms du port de Bodø, donc très pratique pour demain.
A 23 h, il y a toujours du soleil.La température est de 13°. Très net rafraichissement de l’air. Ce soir, nous allons rester voir le soleil de minuit
Première étape le 07 juin – Bodø – Flakstad – 52 kms
Le matin à 7h – Ciel tout bleu – grand soleil – pas de vent – température 14°
Cette nuit, premier soleil de minuit. Superbe spectacle jusqu’à 1h du matin. En effet le soleil descend très lentement selon un angle de 45° environ jusqu’à une distance de l’horizon de 3 fois son diamètre. Sa course reste parallèle à l’horizon un long moment avant de remonter (sans doute selon un angle équivalent à sa descente, mais il faisait tellement froid que je n’ai pas attendu pour le voir). De plus nous devions prendre le ferry le lendemain matin.
Nous ne résistons pas au plaisir de prendre quelques photos avant de partir. Nous partons promener Vic le chien et admirons encore une fois les vues magnifiques sous un soleil radieux.
A peu près une heure avant l’arrivée, nous voyons se profiler à l’horizon des masses pointues et noires. Devant le ferry, nous voyons grossir les massifs de la pointe sud de l’archipel des Lofoten, et à babord ceux de l’ile de Værøy encore plus au sud. Nous continuons à naviguer droit sur la pointe sud. Ce moment tant attendu est enfin arrivé. Ce que nous découvrons sous un grand soleil est vraiment magnifique, probablement le plus beau paysage de tout notre voyage.
Nous arrivons à Moskenes. Le débarquement s’effectue calmement. Nous faisons une halte sur le port à l’Office du Tourisme. Nous avons l’agréable surprise d’être reçu par un jeune Norvégien parlant très bien le français. Nous prenons documentations et plans sur les Lofoten. Le bureau vend même des hameçons de toutes sortes.
Nous sortons du port et prenons la route de Å, le village le plus méridional de l’archipel. Ce village est vraiment très petit. De plus c’est un cul-de-sac. Les encombrements sont nombreux. Tout de suite après le panneau, les séchoirs à morue sont là pour nous accueillir. L’odeur dégagée est prégnante mais pas franchement désagréable. Il faut savoir que les habitants des Lofoten ont vécu et vivent toujours du commerce de ces poissons. Tous les villages installés sur la côte sont tous des ports de pêche. Nous trouvons le grand parking au dessus du port et partons à pied visiter ce superbe coin.
Å n’est pas totalement un village-musée puisque 120 personnes y vivent l’hiver. Les habitants ont eu la bonne idée de restaurer les bâtiments anciens non seulement dans un but touristique, mais pour y vivre tout simplement. C’est probablement ce qui fait son charme que nous n’avons pas retrouvé dans les autres petits ports de l’archipel.
Au hasard de notre balade dans le village, nous avons pû voir la maison du seigneur de l’époque, la boulangerie, la petite usine à huile de foie de morue. Nous avons acheté un billet nous permettant soi-disant l’accés à des musées. En fait de musées, nous avons visité un bâtiment rempli de vieux machins de pêche. (prix du billet : 50 NOK (6€) par personne). Néanmoins nous avons pris un grand plaisir à visiter ce petit village et son port avec l’ensemble des constructions sur pilotis, toutes de couleur rouge prune. Il faut voir aussi les anciennes cabanes de pêcheurs transformées en bungalows appelés “rorbuer”, toutes les pieds dans l’eau pour le plaisir des touristes.
Le parking de Å est interdit aux campingcars pendant la nuit. Aussi nous prenons la route vers le Nord. Nous faisons un bref arrêt pour admirer le petit village de Reine blotti au fond de sa baie. A la sortie de Reine, nous empruntons notre premier pont à voie unique. Nous en verrons plusieurs dans les Lofoten.
Nous faisons encore quelques kilomètres et décrochons à hauteur de Flakstad vers Fredvang. Tout de suite après les ponts nous trouvons une aire de picnic au bord de l’eau. Elle est équipée de petites pagodes couvertes et d’un joli petit sanitaire. Bien sûr, nous ne sommes pas seuls (2 campingcars holandais et un allemand). Mais il y a de la place pour tout le monde.
GPS : 68°05’13″N – 13°10’18″E A 21h30, ciel bleu légèrement voilé Temps ensoleillé Vent frisquet – température 13°
Deuxième étape le 08 juin – Flakstad – Vikten – 49 kms
Ce matin grand ciel bleu – juste quelques nuages qui s’éloignent – température 11°
Avant de reprendre la route, nous faisons quelques kilomètres vers la baie de Yttervik et sa superbe plage. A Ytresand, nous sommes séduits par le cimetière marin donnant sur la baie.
Nous revenons en arrière et rattrapons la E10 après avoir emprunté deux ponts très élégants. Nous continuons jusqu’à Ramberg où nous trouvons un très chouette parking juste au bord d’une grande et belle plage, idéal pour un picnic. Le ciel commence à se couvrir par le sud, mais rien de méchant pour le moment. Nous décidons de faire un petit détour pour aller visiter le petit port de Nusfjord. A notre arrivée, nous avons la surprise de découvrir un village-musée : il faut payer 50 NOK pour entrer dans le village. Comme nous avons visité Å la veille, nous prenons juste une photo et continuons notre route.
Pour ce soir, nous souhaitons trouver un coin-étape d’où nous pouvons voir le soleil de minuit. Nous consultons la carte et repérons un peu plus au Nord le village de Vikten. Nous nous y rendons et trouvons un grand emplacement juste en bord de plage. De fait Vikten est un cul-de-sac. Nous ne serons pas gênés par la circulation. Nous retrouvons une mer qui bouge, quelques vagues, un peu de vent de plus en plus frisquet.
Nous sommes vraiment plein Ouest face à
la mer. Le soleil brille dans un ciel quasiment sans nuages. ML, qui
n’avait pas vu le soleil de minuit à Bodø, décide ce
soir de veiller pour le voir. De la manière dont nous sommes stationnés ,
nous pouvons rester bien au chaud dans le camion pour assister au
spectacle. ML, qui veut absolument voir le trajet complet du soleil,
reste éveillée le plus longtemps possible et se couche de guerre lasse
vers 2h. Il semble que le soleil rendu à son point le plus bas mette
beaucoup de temps à commencer sa remontée vers l’Est.
Elle en oublie même de prendre des photos.
Note : Pendant notre séjour dans la partie de Norvège où
règne le soleil de minuit, nous n’avons pas vraiment été gênés par le
jour permanent. Notre camion est équipé de rideaux très occultants.
Finalement, c’est nous qui décidions du jour et de la nuit.
Nous avons des voisins pour la nuit :
trois jeunes Français sont arrivés dans la soirée à bord de leur Clio.
Ils ont monté leurs tentes sur la plage.
Troisième étape le 09 juin – Vikten-Borg – 171 kms
Lever à 8h30 (coucher tardif pour cause de soleil de minuit) – le temps se couvre et il fait froid : 8° – on met un petit coup de chauffage – le vent a beaucoup soufflé en deuxième partie de nuit.
Nous trouvons nos jeunes voisins blottis tous les trois dans leur voiture. Leurs tentes, montées sur le sable, n’ont pas tenu face au vent assez violent.
Nous partons vers 11h faire quelques courses à Leknes, gros village commerçant sur la E10. De gros nuages noirs pleins de pluie sont arrivés et balaient la région en nous arrosant copieusement.
Nous poussons vers Utakleiv jusqu’à la plage d’ Hauckland en espérant une éclaircie qui ne viendra pas. Nous déjeunons dans le camion sous une pluie battante.
Nous reprenons la E10 pour rejoindre Borg où nous voulons visiter le Lofotr.Vikingmuset. Ce dernier, bâti sur un vaste espace entre rivière et route, est de fait un grand bâtiment en forme de coque de bâteau renversé. A l’intérieur ont été reconstitués quelques espaces de vie du peuple Viking d’il y a un millier d’années. Nous avons eu la chance de rencontrer et d’avoir pour nous seuls une jeune guide française installée en Norvège depuis une dizaine d’années. Elle nous a raconté un tas de choses et a répondu à toutes nos questions sur la Norvège d’hier et d’aujourd’hui. Il est vrai que l’on reste un peu sur sa fin lors de la visite, car presque tout est reconstitué et peu de choses sont présentées. Cependant un gros travail de mémoire a manifestement été réalisé, et avec talent. Et à priori, ce n’est pas fini : ce site est en devenir. Certain guide (l’inventeur du coin “croquignolet”) serait bien avisé de s’abstenir de donner son avis (souvent négatif) sur des éléments culturels. Il devrait se contenter de donner des conseils pratiques, ce qu’il fait très bien d’ailleurs. Il est vrai que la visite est un peu chère, mais notre participation leur permettra de poursuivre leurs travaux et d’apporter de nouvelles connaissances.
Comme il ne pleut pas trop lorsque nous sortons du musée, nous faisons le chemin vers la rivière où un début de reconstitution de port viking a été commencé. Nous pouvons ainsi voir un superbe drakkar et sommes très surpris de sa petite taille. Sur le chemin de retour, nous restons en arrêt devant une très curieuse église. Les couleurs sont tellement belles que nous la prenons en photo.
En quittant le musée, nous revenons à Leknes et prenons la direction de Stamsund, petit port au bout d’une presqu’île où nous espérons trouver un coin pour notre étape de ce soir. De fait nous allons faire un grand circuit jusqu’à Sundklakk sans trouver d’espace convenable pour la nuit. Des montagnes tombant dans la mer, des baies piquetées de petits îlots rocheux, toujours ces roches sombres, limite noires. Il est vrai en plus que le ciel est toujours plein de nuages, que le temps est plutôt sombre et que régulièrement nous sommes arrosés par de copieuses averses (Ce sera la plus vilaine journée de tout notre périple scandinave). A propos des roches noires, la guide du musée viking nous a indiqué que les roches sur les montagnes ne sont pas noires d’origine, mais plutôt roses. Elles changent de couleur à cause d’un lichen noir très fin qui se développe à la surface. Donc rien à voir avec des roches volcaniques qui sont noires teintées dans la masse. Nous allons ainsi traverser Ballstad avec ses maisons colorées, Stamsund un joli petit port où nous croisons un paquebot Hurtigruten, Valberg avec sa petite église au bord d’une plage de sable blanc …etc… Ce circuit est vraiment à faire un jour de grand soleil !!!
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Arrivés au pont de Sundklakk, nous préférons tourner à gauche et revenir en arrière vers Leknes. Peu avant Borg, nous trouvons une aire de stationnement avec une superbe vue sur la mer et les montagnes. De fait cette aire est annoncée comme un “point de vue” et nous verrons d’ailleurs en soirée et tôt le matin plusieurs cars de touristes s’arrêter pour admirer la vue.
Il est 21h – le temps est gris – beaucoup de vent froid – grosses averses éparses – température 6°
Parking : GPS – 68°15’47″N – 13°49’36″E
Quatrième étape le 10 juin – Borg – Lødingen – 169 kms
8h, le temps s’est amélioré – Quelques gros nuages sur le sud – vent frais (on dirait le mistral) – température 11° A partir de 8h, les cars de touriste sont arrivés pour le point de vue
A 10 h nous levons le camp direction Svolvær pour quelques courses. Nous passons l’élégant pont de Sundklakk. A Rørvik, nous décrochons de la E10 et partons visiter le village de Henningsvær. Ce petit port nous a vraiment emballé. Malgré un vent glacé, nous nous y sommes promenés avec beaucoup de plaisir. Bâti sur 3 îlots reliés par des ponts et blotti au pied de la montagne, il offre des perspectives magnifiques. Le ciel s’est en grande partie dégagé.
Nous retournons vers la E10 et, juste avant Rorvik , arrêt picnic sur un parking à l’abri du vent juste au bord d’une plage.
Nous continuons la route. Un petit arrêt à Kabelvåg, petit port nettement moins joli que Henningsvær. Visite rapide de la grande église de ce village. Son plan est très classique. Elle présente la particularité d’être entièrement en bois, extérieur et intérieur. De plus elle est posée sur un petit promontoire et bénéficie d’un cadre magnifique au bord de l’eau.
Nous arrivons à Svolvær, la ville la plus importante des Lofoten. Grand village administratif avec un joli port entouré de “rorbuer”. Le vent est tellement froid que les terrasses des cafés sont vides. Très peu de magasins. Tous les habitants se sont donnés rendez-vous dans un très grand centre commercial au milieu du village. Nous faisons le plein de saumon fumé et de confitures de fraise au Reima 1000 local et continuons notre chemin.
Après Svolvær, nous suivons une très jolie route au bord d’un fjord. A Fiskebøl, nous nous demandons une dernière fois si nous allons partir au Nord vers les Vesterålen. Nous sommes très tentés, même si certains guides présentent cet archipel comme des Lofoten-bis.
Finalement nous décidons de ne pas y aller et prenons la E13 vers Narvik et route directe par tunnels pour Tromsø.
Il se fait tard et nous nous mettons à la recherche de notre coin pour la nuit. La route que nous suivons, refaite récemment, serpente à travers les montagnes et est vraiment superbe. Nous finissons par aviser un parking picnic au bord de la route près du village de Lødingen. Il est 19h30. On décide de se poser là en compagnie de Lyonnais qui ont suivi le même parcours que nous.
Grand soleil – vent frais – température 18°
Fin de notre circuit LOFOTEN
Première étape le 11 juin – Lødingen-Tromsø – 335 kms
Ce matin , le soleil est revenu. Ca tombe bien, car nous avons une longue route à faire jusqu’à Tromso, environ 300 kms.
Nous n’avons prévu aucune visite aujourd’hui, seulement les spectacles que nous rencontrerons sur la route.
En Norvège, dès qu’il fait beau, la nature est un spectacle permanent. Encore aujourd’hui nous allons voir des paysages superbes.
Peu après avoir quitté Lødingen, nous empruntons le pont Tjeldsundbrua qui nous permet de quitter l’archipel des Lofoten et des Vesteralen pour rejoindre le continent norvégien.
Nous longeons le Osfotfjorden par la E10 jusqu’à Bjerkvik. Là nous tournons à gauche plein nord où nous retrouvons la E6 que nous avions quittée au début de la RV 17. Jusqu’à Nordkjosbotn, nous traversons des paysages variés que nous connaissons, à savoir montagnes, lacs, fond de fjord à Andselv.
Nous arrivons à Tromsø au milieu de l’après-midi et demandons à Zézette (la dame GPS) de nous conduire à l’Office du Tourisme. Nous y rencontrons une dame charmante parlant quelques mots de français. Elle nous donne toutes les documentations en français dont elle dispose. Elle nous indique les campings officiels. En insistant un peu, elle nous indique également les points de stationnement non officiels.
Nous choisissons le parking du terrain de football. On ne peut pas le manquer : il est au bord de l’eau, à droite du pont en arrivant, juste en-dessous de la cathédrale arctique.
Après le repérage, nous revenons en ville, trouvons un grand parking sur le port, et partons en exploration.
En fait, la ville de Tromsø, bâtie sur une petite île, est reliée par deux ponts suspendus au continent norvégien à l’est et à la grande et belle île de Kvaløya à l’Ouest. Cette dernière l’abrite totalement des vents et tempêtes venant de la mer du Nord toute proche.
La température a beaucoup baissé malgré le soleil. Nous sentons vraiment que nous sommes au Nord. Nous écourtons notre promenade et rentrons nous mettre au chaud. De toutes façons, nous avons prévu la journée de demain pour une visite complète de la ville.
Deuxième étape le 12 juin – Tromsø -Tromsø – 6 kms
Le matin à 8h – Temps couvert mais clair – température 9.5° – petit coup de chauffage dans le camion
Notre première visite sera pour Ishavskatedralen, la cathédrale des Mers arctiques. Cathédrale est un bien grand mot, car elle a la taille d’une église moyenne, mais elle est vraiment belle, intérieur et extérieur. Le bâtiment est harmonieux. Le grand vitrail et le choeur sont superbes. Visite très courte à la mesure de l’église, mais il faut y aller. Prix de l’entrée : 25 NOK.
Tout près de la cathédrale, nous rejoignons le Fjellheisen, le téléphérique qui nous amène sur le sommet Storsteinen à l’est de la ville, à une altitude d’environ 400 m. Le ticket est relativement cher : 95 NOK. Mais le panorama que nous découvrons de l’esplanade est superbe : Tromsø, son île et les montagnes enneigées qui l’entourent. Et le soleil est apparu à point nommé pour éclairer tout ce paysage. Une merveille !!!
TROMSO vu du Storsteinen
Nous reprenons la direction du centre-ville. Hier au soir, la gentille dame de l’office du tourisme nous a informé que la plupart des bibliothèques municipales propose un service Internet, le plus souvent gratuit. Nous nous y rendons avec notre ordinateur portable. Nous allons rester pendant 4h classer nos photos, envoyer des mails à la famille.
Cette bibliothèque, récente et moderne, est un modèle du genre. Les larges baies vitrées permettent la vue sur la ville, le pont, la cathédrale … Nous disposons d’un bel espace et ne sommes pas dérangés par les voisins. Elle est ouverte de 10h à 19h. L’accès Internet est gratuit et illimité. L’accueil est sympa.
Nous retournons au camion en milieu d’après-midi pour prendre un sandwich et partons nous promener dans la ville. Lors de notre périple, nous pouvons admirer les maisons en bois du centre-ville, les entrepôts sur les quais. Nous retrouvons le bâtiment qui abrite l’Office du Tourisme. Nous faisons connaissance avec un gentil ours et nous passons devant une maison de poupée dans un joli jardin.
En fin d’après-midi, malgré le vent froid, nous nous offrons une glace et nous rentrons nous mettre au chaud dans le camion. Nous nous installons à nouveau sur le parking du terrain de foot. Comme il y a du soleil, plusieurs dizaines de jeunes viennent taper le ballon à la fin du travail vers 17h. Cela crée une animation très agréable.
Vers 20h – soleil – vent un peu froid Température 12° – belle vue sur notre parking près de la mer
Troisième étape le 13 juin – Tromsø-Burfjord – 437 kms
Le matin à 8h – Soleil – quelques nuages dans le ciel – vent un peu moins froid – température : 11° – petit coup de chauffage dans le camion
Avant de continuer notre route vers le Nord, nous décidons de partir visiter l’île de Kvaløya. Cette île, à l’ouest de Tromsø, protège la ville des vents venant de la mer du Nord. En fait c’est une boucle de 120 kms que l’on fait à petite vitesse, car la route n’est pas très large.
C’est un voyage superbe et étonnant durant lequel on change 3 ou 4 fois de paysages avant d’arriver à Sommarøy, village perdu sur une petite île adorable avec des plages de sable blanc. La température en moins, on se croit sous les Tropiques, au milieu de lagons bleus parsemés de petits îlots.
A la sortie du pont pour Tromsø, nous découvrons un ensemble de tunnels construits sous la ville avec carrefours et giratoires. Le trafic est très important et on peut imaginer les embouteillages en ville si ces tunnels n’existaient pas.
Nous retrouvons notre parking de cette nuit pour un picnic rapide et reprenons la E8 pour rejoindre la E6 vers le Nord.
A partir de Storfjord, la route suit la rive droite du fjord Lyngen et nous offre des vues impressionnantes sur la chaîne de montagnes sur la rive opposée. Massifs tombant dans la mer, sommets enneigés sur fond de ciel bleu, toujours notre carte postale !!!
Il est 19h. Nous nous dépêchons de traverser cette région, car il y fait très froid. Nous préférons plonger vers le fjord, là où la température est relativement plus clémente. Nous décidons de faire étape à Burfjord, petit village au bord du fjord Kvaenengen.
On se fait tout petit pour trouver une place sur le port, juste à côté du bâtiment de la poste. Il est 20h. Dehors il fait 11°. Le ciel est chargé de nuages.
Quatrième étape le 14 juin – Burfjord-Cap Nord – 349 kms
Le matin à 7h30, le ciel est rempli de gros nuages gris qui cachent le haut des montagnes. Il fait 8.5°.
La nuit a été calme. Vu seulement 2 ou 3 personnes. Il faut dire que nous sommes samedi.
Nous reprenons la route vers 10h et nous dirigeons vers Alta, la prochaine grande ville. Nous y faisons étape pour faire quelques courses chez Reima 1000.
Juste à la sortie de la ville, nous avisons un parking sympa au bord du fjord. Le soleil a fait son apparition. Nous en profitons pour déjeuner dans une pinède.
Nous continuons la E6. En quittant le fjord d’Alta, le paysage va changer progressivement, passant d’arbres mélangés pins-bouleaux relativement hauts à une toundra rase couverte de plaques de neige avec des bouleaux de petite taille. Certains des lacs sont encore largement gelés.
Nous rencontrons nos premiers rennes. Ils broutent librement dans la campagne et au bord de la route. Il faut vraiment être très vigilant , car ils sont imprévisibles.
A Olderfjord, petit village au fond du fjord Porsangerfjorden, nous quittons la E6 et prenons la E69 vers le CapNord. Nous allons suivre ce fjord sur sa rive gauche pendant environ 100 kms. La route, belle et sinueuse, suit la côte vraiment au plus près. Les arbres ont complètement disparu. Il ne reste plus qu’une herbe rase parsemée de cailloux.
Le Cap Nord ne se trouve pas sur le continent, mais sur l’île de Magerøya, à l’extrême pointe nord de la Norvège. Cette île est reliée depuis peu de temps à la terre par deux tunnels longs respectivement de 7 et 4 kms. Nous acquittons un péage de 507 NOK (env 60€) et continuons à suivre le fjord jusqu’au port de Honningsvåg que nous décidons de visiter au retour.
A partir de là, la route change encore. Elle monte doucement en sinuant vers un plateau dans un paysage nu et couvert de neige. Certains petits lacs sont encore gelés. Ce paysage est un peu lunaire. Nous croisons et doublons des marcheurs et des cyclistes qui font le trajet Honningsvag-Cap Nord, long de 30 kms. Ils sont d’autant plus courageux aujourd’hui, car le ciel s’est chargé de gros nuages gris sombre et il fait de plus en plus froid.
Ile de Magerøya – Le Cap-Nord est à la pointe nord de cette île
Et puis, c’est l’arrivée au Nordkappe. Nous acquittons un droit de stationner 48 h de 400 NOK (200 par personne)et allons nous garer sur le parking “campingcars”. Bien sûr nous ne sommes pas seuls, mais nous avions craint un plus grand nombre de véhicules.
Il est 18h – nous avons parcouru 7 600 kms depuis notre départ – Le ciel est toujours aussi sombre (un petit rayon de soleil vers 23h)- nous avons même droit à quelques gouttes de pluie – le vent est glacial – il fait 8°. Ce lieu est magique. Les vues sont belles, la route d’accès est superbe, le plateau du cap offre des vues sur un paysage somptueux.
Le CapNord est un lieu hautement touristique. Des milliers de touristes viennent le visiter tous les ans. Une chaîne américaine (Rica) gère sur le site une structure touristique semi-enterrée composée de divers modules tels que restaurants, salle amphithéâtre pour admirer le soleil de minuit, boutique-souvenirs, cafétéria, chapelle, cinéma …etc…
Nous y faisons un petit tour et ne restons pas longtemps, car il y a un monde fou. Un nombre incroyable de cars amène des touristes de toutes nationalités admirer le soleil de minuit. Nous allons rapidement faire la photo-souvenir au pied du Globe Terrestre érigé à la pointe de la falaise et retournons nous mettre au chaud dans le camion. C’est le moment de nous faire un bon cassoulet bien chaud. Nous veillons tout de même un bon moment en espérant une apparition du soleil. Nous nous couchons vers 1 h sans l’avoir vu.
Nous sommes au point le plus septentrional de l’Europe Latitude : 71°10’21” N
Première étape le 15 juin – Cap Nord-Karasjok – 276 kms
Ce matin 8h – ciel légèrement couvert – température extérieure 6° – dans le camion 9° – petit coup de chauffage –
Ciel bleu et grand soleil vers 10h
Nous restons bavarder quelques minutes avec 3 couples de campingcaristes bretons. Ils font le tour de la Scandinavie dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Ils ont fait le trajet Bretagne-Cap Nord (env 6000 kms) en 8 jours. Un peu fatigués “des lacs et des bouleaux” en remontant la Suède, ils sont tout joyeux à l’idée de descendre la côte norvégienne.
Nous allons tout de même faire un tour au Nordkappehallen, le centre touristique.
Nous nous rendons directement au Supervideograph voir un film sur le Cap Nord. Très peu d’attente : à cette heure “matinale”, les cars de touristes arrivent au compte-goutte. Ce film, d’une vingtaine de minutes, est d’une excellente qualité : le Cap Nord vu d’hélicoptère à toutes les saisons de l’année. Un excellent moment. (gratuit)
Nous nous rendons ensuite à la jolie petite chapelle (la musique diffusée dans celle-ci est très relaxante). Et nous terminons par un petit tour à la boutique souvenir. ML a fait la connaissance d’un gentil Troll. Nous sommes surpris de constater que tous les objets proposés ne sont pas hors de prix.
Cap Nord – la chapelle
Cap Nord -la boutique souvenir
Cap Nord -la boutique souvenir
Avant de partir, nous faisons une grande balade avec Vic sur l’esplanade. Nous en profitons pour prendre sensiblement les mêmes photos que celles prises hier soir, mais cette fois-ci sous le ciel bleu et le soleil.
Cap Nord – la grande mapemonde
Cap Nord – le cap
Nord Kapp
la falaise
Cap Knivskjellodden – le frère jumeau plus au nord
Cap nord – ciel et mer vers le grand nord
Nous quittons le Cap-Nord vers midi. Autant hier il faisait gris et sombre, autant aujourd’hui le temps est clair et lumineux. Nous avons la chance de traverser l’île de Magerøya sous un soleil éclatant. La route du Cap Nord jusqu’à Honningsvåg, soit une trentaine de kilomètres, est une splendeur.
Mageroya – petit port de Skarsvag
Mageroya – la baie de Tufjord
Mageroya – lacs au centre de l'île
Mageroya – rorbuer au bord de l'eau
Mageroya – rennes sur la route
Après un bref passage à Honningsvåg, port principal de l’île, nous faisons un arrêt picnic sur le parking juste avant le premier tunnel. Nous repassons les deux tunnels. Nous reprenons la route E69 qui longe le grand fjord Porsangerfjord jusqu’à Olderfjord où on retrouve la E6 vers Karasjok. La route continue à longer le fjord jusqu’à Lakselv. En cours de route, nous nous apercevons que le ciel se charge de plus en plus de nuages et que nous avons laissé le beau temps derrière nous.
De Lakselv jusqu’à Karasjok, nous traversons une toundra plantée de petits bouleaux avec de temps en temps des petites sapinières. Cela nous paraît bien monotone comparé à ce que nous venons de quitter. Mais nous voulons traverser la Laponie, le pays des Sames, tant en Norvège qu’en Suède.
A l’approche de Karasjok, le ciel s’éclaircit et le paysage prend une teinte un peu plus gaie. A notre arrivée dans la ville, nous tournons un peu pour repérer les lieux. Nous trouvons un très grand parking plat entourés de pins. Deux campingcars suédois y stationnent déjà. Parfait pour la nuit.
Nous nous installons. Il est 18h30 – pas de vent et beaucoup moins froid qu’hier – Il fait 14°
Karasjok – notre parking pour la nuit
Deuxième étape le 16 juin – Karasjok- Kautokeino – 128 kms
Le matin à 8h – quelques nuages dans le ciel, mais impression de beau temps – Il fait 12° – La nuit a été calme
Karasjok – notre parking le matin
Karasjok est la capitale administrative des Samis, plus communément appelés les Lapons. Nous voulons donc passer quelque temps dans cette ville pour aller à la rencontre de ce peuple que nous connaissons peu.
Nous partons à la découverte du Sapmi Temapark , parc à thème conçu, réalisé et géré par le peuple same. Nous y allons vers 9h30, heure à laquelle les cars de touristes ne sont pas encore arrivés. Nous prenons notre ticket d’entrée (100 NOK par personne) auprès d’une jeune femme same, mais finlandaise (Le pays same couvre partie de 3 pays : la Norvège (Finnmark), la Suède du Nord et la Finlande du Nord et le peuple same a sa propre langue).
La visite est en deux parties : pour commencer, nous assistons dans une sorte de petit théâtre à la projection d’un film de 20 minutes. Ce film nous relate, avec de superbes images, la philosophie du peuple same. Instructif et vraiment bien fait. Quelques effets sonores et visuels pendant la projection. Ensuite nous visitons un ensemble composé de reconstitutions d’habitations, de tentes, d’enclos utilisés par les anciens Sames. C’est un musée de plein-air plutôt bien fait. Nous avons eu un peu de mal à nous repérer. Le restaurant Storgammen, reconstitution d’une construction ancienne, est remarquable, tout comme ses prix.
Sapmi Park
Sapmi Park – batiment principal
Sapmi Park – tente sédentaire
Sapmi Park – intérieur habitation restaurant
Sapmi Park – grenier à vivres
Nous nous rendons à la bibliothèque de la ville. Nous souhaitons en effet trouver une connexion Internet. Nous garons le camion sur son parking ombragé. Vic le chien n’aura pas trop chaud en nous attendant.
L’ensemble architectural que nous découvrons est superbe. Construit entièrement en bois, il est entouré d’arbres et de pelouses. Il abrite deux organisations distinctes : la bibliothèque municipale et le Parlement du peuple same.
Nous nous présentons à l’accueil et sommes gentiment reçus. Nous nous installons et branchons notre ordinateur (Connexion gratuite comme à Tromsø). Alors que nous sommes occupés à enregistrer les photos et envoyer les e-mails, une jeune femme vient nous informer que la visite guidée quotidienne du Parlement va commencer. Elle nous invite à y assister. C’est gratuit et en anglais. Avec notre anglais courant, nous arrivons quand même à suivre les explications. Nous pouvons même visiter la salle des délibérations.
Karasjok – batiment principal
Karasjok – entrée de la bibliothèque
Karasjok – dôme en forme de tentr
Karasjok – salle de délibération du Parlement
Karasjok – bibliothèque
Nous retournons au camion pour déjeuner et reprenons la route vers 15h.
La route 92 jusqu’à Kautokeino traverse une part du Finnsmarksvidda, haut plateau occupant tout le centre de la province du Finnmark, couvert de marais, de lacs, de bois de bouleaux. C’est le coeur de la Laponie Norvégienne, là où les rennes paissent en liberté. A cette époque de l’année, les Sames ont emmené leurs troupeaux de rennes sur les pâturages des bords de mer. Nous en rencontrons très peu sur la route.
Nous sommes un peu déçus par la monotonie de ces paysages. Nous essayons de les imaginer en hiver couverts de neige.
Lacs gelés du Finnmark
Route Karasjok-Kautokeino
Lacs gelés du Finnmark
Nous arrivons à Kautokeino vers 17h30. Cette ville, la deuxième du pays same par la taille, a la particularité d’être construite tout le long de la route avec des habitations très dispersées. Nous avons vu dans un guide touristique quil ne faut pas manquer dans ce village la visite de la Juhl’s Silvergallery. Intrigués, nous décidons de nous y rendre avant de trouver notre coin pour la nuit.
Surprise : cet établissement est réellement une galerie d’art. Tissus, tapis, porcelaines, céramiques, bijoux en or, en argent, tout est présenté avec goût dans un désordre très bien orchestré, et tout cela dans une maison à l’architecture très particulière. L’ensemble surprend, étonne et finalement on est séduit par tant de goût et d’imagination créative. Bien sûr, tout ce qui est exposé est à vendre, mais les prix sont souvent très abordables. Il y en a pour toutes les bourses. ML a bien sûr craqué et s’est laissé séduire par des petits animaux de verre et de céramique.
Architecture extérieure très surprenante L’intérieur l’est aussi, ainsi que tout ce qui est exposé.
Kautokeino – Juhl's silvergallery
Kautokeino – Juhl's silvergallery
Kautokeino – Juhl's silvergallery
Quand nous sortons, il est vraiment temps de trouver notre lieu d’étape. Nous ne trouvons rien dans ce village si grand. Comme c’est notre dernière nuit en Norvège, nous décidons de trouver un camping. Nous le choisissons un peu au hasard. Le prix est un peu élevé : 180 NOK tout compris. Mais comme il est tard, nous nous installons. Les prestations techniques de ce camping vont se révéler très limitées : certains sanitaires fermés, pas de possibilité de vidanger les toilettes, le lave-linge très rudimentaire…etc…
Kautokeino camping
Le ciel est couvert, mais il fait très bon – oublié de noter la température – nos deux voisins campingcaristes allemands sont sympa et calmes.
Troisième étape le 17 juin – Kautokeino (Norvège)-Kiruna (Suède) – 328 kms
Le matin à 8h – Gros nuages blancs dans le ciel , mais temps clair – il fait 14° –
Escale technique – ménage dans le camion – lessive avec la machine antédiluvienne du camping- il n’y a que le résultat qui compte.
Après avoir eu un aperçu de la Laponie Norvégienne, nous souhaitons parcourir une partie de la Laponie Suédoise. Nous prenons donc la route plein Sud vers la Suède.
Départ vers 11h
Nous continuons la route 93. La toundra marron laisse progressivement la place aux arbres verts, d’abord modestes, puis de plus en plus hauts. Nous passons de Norvège en Finlande à Kivilompolo. Nous traversons ce petit bout de Finlande jusqu’à Karesuando où nous nous arrêtons pour faire le plein et prendre un café. En regardant le ciel, nous nous apercevons que nous quittons une zone de beau temps au Nord, et que nous allons entrer dans une zone d’orage sur la route du Sud.
Sud de Kautokeino – les arbres reviennent
Karesuando – pause-café
Karesuando – orages au sud
Puis, peu après Karesuando, nous quittons la Finlande pour la Suède. Lors de notre passage aux deux frontières, nous n’avons vu personne.
La descente vers le Sud se fait sous les orages et à travers une forêt de plus en plus dense. Nous avons le plaisir de voir encore quelques rennes sortis broutés sur le bord de la route malgré la pluie.
Route 45 au sud de Karesuando
Renne courageux sous l'orage
Renne courageux sous l'orage
Lors d’une halte, nous rencontrons les seuls moustiques que nous verrons lors de tout notre périple. Nous rejoignons la route E10 qui vient de Kiruna au Nord, et prenons la direction du Sud.
Vers 17h, un panneau au bord de la route nous indique une aire picnic à 20 kms. Nous y arrivons quelques minutes après. Ce parking est parfaitement aménagé, juste à l’entrée d’un petit pont désaffecté, au bord de la rivière.
Nous nous y installons pour la nuit.
Kiruna – parking sur la E10
Kiruna parking
Kiruna – super sanitaires sur le parking
Kiruna – visite d'un renard sur le parking
Il est 20 h – il fait 15° – Quelques averses orageuses La visite d’un renard GPS : 67°29’26″N / 21°07’11″E
Quatrième étape le 18 juin – Kiruna – Arvidsjaur – 266 kms
Le matin à 8h – Ciel bleu chargé de gros nuages – il fait 15°
Nous reprenons la E10 toujours vers le Sud. Le paysage nous est devenue familier : des marais (voir marécages) plantés de sapins et de bouleaux. La chaussée jusqu’à Gällivare est vraiment en mauvais état. Gare aux nids de poules !!!
De temps en temps des lacs peuplés de petites maisons de pêcheurs. Le temps est plutôt ensoleillé. De gros nuages noirs viennent nous arroser régulièrement.
A Gällivare, après un bref arrêt à l’Office du Tourisme, nous nous rendons au Museum Plein Air de la ville. L’espace est désert. Nous apprenons que le Musée est actuellement fermé et n’ouvre que dans quelques jours. Nous tentons notre chance avec le mont Dundret. Ce mont domine la ville du haut de ses 820 m. Nous n’avons jamais trouvé la route qui permet d’accéder au sommet. Nous revenons en ville pour un bref passage au magasin System bolaget. Ce dernier est l’équivalent du Vinmonopolet norvégien. Cette chaîne de magasin a en Suède le monopole de la distribution des alcools. C’est un peu moins cher qu’en Norvège : nous trouvons un vin australien à 59 SEK (env 6.50 €) le litre qui se révèlera être tout à fait correct.
Nous reprenons la route et arrivons à Jokkmokk, le centre politique et culturel le plus important des Sames de Suède. Malheureusement il y a peu de choses à voir. Nous faisons quelques courses au Coop local et continuons notre route.
A quelques kilomètres au Sud, une série de pancartes nous indique que nous franchissons le Cercle Polaire Arctique.
A nouveau les routes droites avec un paysage qui ne change pas beaucoup.
En fin d’après-midi, nous avisons une aire de stationnement comparable à celle de ce matin. Elle a été aménagée à l’entrée d’un ancien pont désaffecté.Elle est plus petite que la précédente,mais en Juin il y a de la place pour tout le monde.
On s’arrête et on s’installe pour la nuit.
Il est 20h – Le ciel a toujours autant de gros nuages – il fait 18°
Vic s’est endormi sur son os, fatigué de son voyage.
GPS : 65°57’09″N / 19°31’12″E
Nous sommes à Moskosel , 50 kms avant Arvidsjaur
Cinquième étape le 19 juin – Arvidsjaur-Lycksele – 252 kms
Le matin à 8h – Ciel bleu avec gros nuages dont certains donnent des averses – il fait 14°
Nous décollons bons derniers du parking vers 10h.
Nous nous rendons directement à Arvidsjaur où nous voulons visiter un village paroissial Same. Nous avons un peu de mal à le trouver, car les panneaux indicateurs sont très peu nombreux. Ces villages paroissiaux sont utilisés lors des fêtes religieuses par des Sames qui viennent de loin. Toutes les constructions, réserves et habitations, sont construites en bois. Ells sont dans un état parfait et sont encore utilisées de nos jours
Nous quittons la ville par la 95 que nous suivons jusqu’à Glommersträsk . Arrêt picnic et plein du camion. Puis nous prenons la 365 que nous suivons jusqu’à Lycksele. Il est 17h lorsque nous arrivons dans cette ville. Nous nous rendons à l’Office du Tourisme prendre des renseignements sur le Zoo de la ville et sur Gammelplatsen, une ville-musée un peu en dehors de la ville.
Pour le Zoo, il est trop tard ce soir car il est ouvert de 10h à 16 h. Ce sera pour demain.
Direction Gammelplatsen. En nous garant sur le parking, nous croyons que c’est fermé, car seulement 2 ou 3 voitures y stationnent. Nous nous présentons à l’entrée et nous apercevons que seul le guichet est fermé, mais le village ainsi que la plupart des habitations sont ouverts et accessibles. On entre et on visite pendant 2 bonnes heures sous un soleil magnifique.
L’endroit est superbe. Un très grand espace au bord d’une rivière avec tout un village déserté depuis 1945, converti en musée de plein-air et entretenu en l’état par une association locale qui veut garder son patrimoine. C’est un vrai plaisir de se promener dans ce village désert, mais pas du tout mort. Certaines habitations sont ouvertes : il y a des maisons d’habitation, la boulangerie, le bureau de poste, la pompe à essence …etc… Toutes sont meublées et décorées par des objets, meubles et outils d’époque. C’est conservé et entretenu avec amour et respect du passé. Certaines choses sont probablement des reconstitutions, mais l’ensemble est vrai et émouvant. Ce petit voyage dans le passé vaut le détour.
Lycksele – Gammelplatsen l'entrée
Lycksele – Gammelplatsen – le bureau de poste
Lycksele – Gammelplatsen – la station-service
Lycksele – Gammelplatsen – maisons
Lycksele – Gammelplatsen – le clocher
Lycksele – Gammelplatsen – pompe à essence
Lycksele – Gammelplatsen – l'étang
Lycksele – Gammelplatsen – maisons
Lycksele – Gammelplatsen – greniers à vivres
Lycksele – Gammelplatsen – greniers sur pilotis
Nous quittons avec un peu de regret ce vieux et joli village et nous mettons en chasse pour notre coin-nuit. Nous finissons par trouver un petit terrain plat en bord de lac sur la E12 vers Storuman, à environ 5 kms de la ville.
Le temps est calme. La vue est magnifique sur le lac à nos pieds. Pas un bruit …
Lycksele – notre parking au bord du lac
Lycksele – notre lac
Lycksele – notre parking au bord du lac
Lycksele – notre lac
Lycksele – notre lac
Lycksele – Vicq attend le repas
Lycksele – le cuisinier au travail
Lycksele – les brochettes sont en route
Le soleil est toujours là – A 20h, il fait 20° – Au diner, brochettes de poulet avec vin rouge du Chili !!!
GPS : 64°37’42″N / 18°35’09″E
Sixième étape le 20 juin – Lycksele-Hornefors – 180 kms
Le matin 7h30 – changement de temps – il a plu cette nuit – le ciel est gris et bas – de la pluie par intermittence – il fait 15°
Nous partons tout de même pour la visite du “Djurpark“.
Les guides touristiques présentent ce parc comme un zoo. C’est largement mieux que cela. Les espaces réservés aux animaux sont vraiment de grande taille. Les animaux sont visiblement en bonne santé, un peu tristes sous la pluie. Nous avons eu de la chance, car malgré la pluie, ils étaient sortis. Nous n’avons pas eu besoin d’attendre l’heure du repas pour les voir, souvent de près. Nous étions très peu nombreux, aussi nous avons pû flaner en toute tranquillité. Les animaux de ce parc représentent uniquement la faune locale : cerfs, biches, élans, rennes, ours, loups, renards, lynxs, boeufs musqué.
Seule la pluie a eu raison de nous. Nous sommes rentrés au camion nous mettre au sec après 2 bonnes heures de balade. Compte tenu de la taille du parc, c’est un peu cher, mais superbement fait (125 SEK par personne).A noter que le parc propose en plus tout un espace ludique destiné aux enfants. Mais nous ne l’avons pas visité.
Notre galerie d’animaux pour le plaisir
Lycksele – entrée du parc DJURPARK
Lycksele – DJURPARK – le cerf
Lycksele – DJURPARK – Mme Elan et son petit
Lycksele – DJURPARK – le boeuf musqué
Lycksele – DJURPARK – Mr Elan
Lycksele – DJURPARK – Mr renne
Lycksele – DJURPARK – l'ours
Lycksele – DJURPARK – les loups
Lycksele – DJURPARK – le renard polaire
Lycksele – DJURPARK – le lynx
Nous déjeunons sur le parking du parc. Lorsque nous reprenons la route en début d’aprés-midi, la pluie s’est calmée. Direction Uméa, grande ville sur le bord de la mer Baltique, à hauteur du golfe de Botnie.
Le paysage dans lequel nous roulons a sensiblement changé : les arbres sont plus grands, les pins et les sapins prennent le pas sur les bouleaux et les marais disparaissent peu à peu. Et par chance, plus on descend vers le Sud, plus le temps s’éclaircit.
Les habitations, rares et dispersées en Laponie du Nord, sont de plus en plus nombreuses. Elles ont toujours leur belle couleur rouge prune. Les jardins sont tous bien entretenus et abondamment fleuris.
Nous arrivons à Uméa vers 18h30. Cette grande ville de bord de mer (100 000 habitants), incendiée totalement en 1888, mérite bien une petite visite. Première surprise : il y a deux centre-villes, Sud et Nord. Nous trouvons le Sud, mais impossible de trouver le Nord. Nous roulons dans des rues toutes perpendiculaires et bordées de bouleaux. Deuxième surprise : la ville est vide. Nous sommes vendredi et demain c’est le premier jour d’été. Tous les habitants ont dû partir en vacances.
Nous quittons la ville plein Sud par la E4. Nous sortons de la route quelques kilomètres plus loin et prenons la direction de Hornefors où nous espérons trouver un coin-étape. Malheureusement le bord de mer est entièrement construit. Nous cherchons dans le village et avisons 2 campingcars hollandais sur un grand parking proche du cimetière. Il y a de la place. On s’installe. L’endroit est calme, le ciel est bleu, le soleil brille A 19h30, il fait 18°
Première étape le 21 juin – Hörnefors-Härnösand – 275 kms
Le matin 7h30 – nuit calme – Ciel clair peu nuageux – Il fait 16°.
Hornefors – notre parking
Hornefors – notre parking
Hornefors – l'église
Hornefors – le clocher de l'église
Nous nous mettons en route vers 10h après une petite balade. Nous voulons acheter du pain. Comme en Suède il n’existe pas ou peu de petits commerces, nous cherchons le premier supermarché ICA (ou autre) sur notre route. A notre grand étonnement, les premiers que nous trouvons sont fermés. Il faudra que l’on se renseigne pour savoir si les 20 et 21 juin sont fériés en Suède. Nous trouvons finalement un hypermarché à Nordmaling. Nous ne trouvons pas de pain frais. Nous nous rabattons sur le pain en sachet.
Arrêt déjeuner sur le port … de commerce de Örnsköldsvik. A partir de cette ville, nous circulons sur la Höga Kusten , la Haute Côte, appelée ainsi parce qu’elle est bordée de hautes falaises.
Nous quittons la E4 pour aller visiter la presqu’île de Nordingrå. Nous découvrons le petit port de Bönhamn avec plaisir. Une petite déception : ce port est tellement niché dans le creux des rochers que l’on ne peut pas accéder à la mer. Les plages de sable seront pour plus tard.
Bonhamn
Bonhamn – le port et le village
Bonhamn – les criques
Bonhamn – les chalets
Bonhamn – les cabanes de pêcheurs
Lorsque nous terminons notre visite de la presqu’île, les nuages, qui étaient devenus de plus en plus menaçants, finissent par craquer : la pluie tombe très fort tout à coup.
Après avoir emprunté le Höga Kusten Bron , le pont suspendu le plus long de Suède (1800 m), nous passons Harnösand sous une pluie battante. Après 25 kms, sur la E4, nous trouvons une aire de stationnement correcte sur le bord de la route.
De grosses averses de pluie par moment. On s’installe pour la nuit.
Il fait 13° – Nous irons visiter Harnösand demain, si le temps est beau.
D’après le panneau touristique, nous sommes sur la commune de Timra
Timra – Vicq prêt pour la balade sous la pluie
Deuxième étape le 22 juin – Härnösand-Alfta – 282 kms
Le matin à 7h30 – Ciel bleu avec quelques nuages blancs – grand soleil – les nuages sont partis arroser une autre région.
Timra
Timra – notre parking
Timra – un petit étang au bord de la route
Timra – coin picnic au bord de l'étang
Nous nous mettons en route verss 10 h avers la ferme intention d’aller voir la mer dans le golfe de Botnie. Nous l’avons aperçue plusieurs fois, mais de loin.
Nous faisons un arrêt à Sundsvall et allons faire un tour dans le centre de la ville. Nous sommes Dimanche, ce qui explique probablement pourquoi il n’y a pas grand monde. Le peu que l’on a vu nous a bien plu.
Les rues sont larges et agréables. Le centre est un grand quartier piétonnier. Sundsvall a entièrement brûlé en 1888 comme sa voisine Umea. Il n’y a donc pas grand chose à visiter. Vers 11h30, lorsque nous partons, les rues commencent à s’animer.
Sundsvall – quartier piétonnier
Sundsvall – rue commerçante (c'est dimanche)
Sundsvall – rue commerçante (c'est dimanche)
Pour notre arrêt-picnic, nous choisissons au hasard sur la côte le petit village de Hårte. Bien nous en prend, car nous découvrons une petite agglomération résidentielle très calme, sans aucun commerce. Nous nous installons sur un petit parking les pieds dans l’eau. Il fait un grand ciel bleu. Le soleil chauffe. Nous déjeunons dehors. Ensuite une petite balade digestivel e long de la mer entre les maisons. Calme et sérénité : les habitants vaquent à leurs occupations, déjeunent, s’occupent de leur jardin … Les maisons et les hangars à bâteaux sont tous peints en rouge prune. Nous nous rendons compte que la mer Baltique, comme la Méditerranée, n’a quasiment pas de marée.
En revenant vers la E4, nous traversons le petit village de Mellanfjärden. Plus grand que Hårte, il est tout aussi joli. Il dispose d’un restaurant sur pilotis et même d’un terrain de camping les pieds dans l’eau.
Nous faisons un bref passage à Soderhamn (Hamn signifie port). Le port est fluvial
Un petit bonjour au pêcheur qui part au travail
Mellanfjärden
Mellanfjärden
Mellanfjärden
Soderhamn
Soderhamn
Puis nous décrochons de la E4 en direction de Falun, car nous souhaitons visiter la Dalécarlie, région hautement touristique de la Suède. Nous galérons un peu pour trouver notre aire de nuit. Finalement, dans le petit village de Alfta, nous trouvons une aire de picnic juste au bord de la route.
Il est 20h – nous sommes tout seuls – pas un chat – le ciel est un peu couvert, mais le temps est sec – il fait 19°.
Troisième étape le 23 juin – Alfta-Mora – 190 kms
Le matin à 7h30 – nuit calme sur notre petit parking – pas de voisins bruyants. Le temps est plutôt gris, mais clair.
Petite marche avec Vic pendant laquelle nous découvrons l’ancienne gare en bois de la ville. Désaffectée, elle a été transformée en maison d’habitation. Les propriétaires ont affiché “Loppis” en grand sur la façade. Après enquête, nous apprenons que “Loppis” en suèdois correspond à “vide-greniers” chez nous. C’est très courant dans cette région de Suède.
Alfta – l'ancienne gare désaffectée
Nous partons pour la Dalécarlie vers 10h. Cette région, plus que toute autre en Suède, a gardé ses traditions et son folklore. C’est un grand espace de forêts et de lacs. Les plus grands villages sont tous bâtis au bord de ces derniers. C’est un pays très peuplé : beaucoup de résidences secondaires (Stockholm n’est qu’à 350 kms).
Sur notre route, nous voulons visiter les forges de Furudal. A l’adresse indiquée, nous trouvons un club de vétérans et un terrain de golf. Nous n’insistons pas et nous dirigeons vers le village de Norrboda-Gammelstad, village-musée datant du 17ème siècle..
Nous trouvons un petit village d’une vingtaine de maisons en bois toutes très bien conservées. Il n’y a personne, ni touristes, ni guides. Nous pouvons quand même accéder aux diverses constructions, mais pas les visiter, car elles sont toutes fermées. Faute de documentations et d’explications, nous faisons juste un petit tour : triste et austère.
“Gammelstad” veut dire “village ancien”
Nous rendons une visite à Stygforsen, cascade de 63 m de chute, monstrueuse pour ce plat pays. Le débit est très faible en cette période de l’année. Et lors de notre balade-découverte, un gros orage a éclaté. Nous revenons tout mouillés au camion.
Nous déjeunons bien au sec et profitons ensuite d’une petit accalmie pour aller visiter Dalhalla , une autre curiosité locale. Et c’est vraiment une surprise : une grande scène de théatre posée sur l’eau au fond d’un immense trou !! Les gradins en amphithéatre en face de la scène peuvent recevoir 3 500 spectateurs. En fait, ce trou est ce qui reste de l’exploitation d’un ancienne carrière de chaux. A voir le programme fourni avec le ticket, ce sont vraiment des récitals de très grande qualité qui sont donnés ici. Nous n’avons pas pû nous rendre compte de l’acoustique exceptionnelle du site, car lors de notre visite, nous avons plutôt eu dans les oreilles le bruit du marteau-piqueur utilisé par un ouvrier occupé à l’entretien des parois rocheuses.
Prix entrée par personne : 45 SEK.
Nous reprenons la route et arrivons à Rättvik sous l’orage avec des averses de grêle. Ce gros village est situé au bord du lac Siljan, le centre de la Dalécarlie. Nous décidons d’y revenir plus tard et prenons la route au nord du lac vers Mora. Nous longeons le bord de l’eau au plus près dans l’espoir de trouver un coin-nuit sympa. Mais tout est squatté par de belles propriétés, probablement des résidences secondaires. Nous arrivons à Mora sans avoir rien trouvé. Nous traversons ce village et trouvons un parking entre le lac et la voie ferrée. D’autres campingcars y stationnent. Nous nous installons, craignant un peu le bruit du train la nuit. Tant pis ! La vue sur le lac est très chouette.
Il est 19h30. Le ciel est toujours chargé de gros nuages noirs.
Rattvik – averse de grêle
Mora – le lac
Mora – le lac – le port
Quatrième étape le 24 juin – Mora-Mora – 150 kms
La nuit a été calme. La gare est très proche, les trains ne roulent pas vite. Le ciel s’est grandement dégagé. Quelques gros nuages blancs font de la résistance, mais le temps est très clair. Nous partons vers 10 h pour notre tour du lac Siljan. Ce dernier, l’un des plus grands de Suède, est ceinturé par un cordon de jolis petits villages. Nous reprenons la route vers Rättvik et faisons notre première étape à Nüsnäs.
Dans ce village sont fabriqués les petits chevaux de bois peint, emblème de la Dalécarlie. Nous visitons la fabrique et le magasin. Alors que nous ne l’avions pas fait pour les Trolls (trop chers), nous craquons pour un petit cheval et en achetons un comme souvenir.
Nous continuons la route du bord de lac. A Rättvik, nous nous apercevons que c’est jour de marché. Nous décidons d’aller y faire un tour. Sans doute à cause du froid et du vent, nous découvrons très peu de chalands et de marchands.
Nous continuons jusqu’à Tälberg, joli petit village très étendu, sans véritable centre-ville. Les maisons en bois sont rouges, les hôtels sont superbes, en bois et rouge. Tout est rouge … Mais c’est vraiment très harmonieux et paisible. On déjeune sur une esplanade entre le camping et le petit port de plaisance.
Talberg
En route vers Leksand. Nous nous y arrêtons quelque temps. Nous essayons de visiter la Hildaholm. Malheureusement les visites sont faites en suédois.
Nous reprenons le chemin de Mora où nous avons décidé de passer la nuit. Nous prenons la route à l’Ouest du lac. En chemin, nous allons jeter un coup d’oeil au centre Naturum pour avoir une vue panoramique sur la région du lac : tour en bois de 168 marches. La vue est effectivement superbe.
Siljan Naturum – vue du haut de la tour
Retour à Mora où nous retrouvons notre parking de ce matin.
Temps ensoleillé avec un vent soutenu et froid.
Cinquième étape le 25 juin – Mora-Sjötorp – 376 kms
Le matin 7h30 – un temps superbe sur Mora que nous allons quitter avec quelques regrets.
Mora – hôtel typique
Mora – bord de lac
Mora – notre parking entre village et lac
Devant nous, une journée de “roule-roule” pour atteindre le lac Vaner au bord duquel nous souhaitons faire étape dans notre descente vers le sud.
De Mora jusqu’à Karstad, ville importante sur les bords du lac Vaner, toujours les mêmes paysages de lac , de sapins, de pins et de bouleaux . Nous sommes sur l’axe Stockholm-Goteborg-Oslo, donc beaucoup de circulation. Nous laissons de côté cette ville et prenons la route 26 qui longe la rive sud du lac.
Nous roulons un bon moment à la recherche de notre coin-étape. Nous passons Kristinehamn. Après quelques kilomètres, nous voyons un panneau sur le bord de la route indiquant un petit village avec aire de picnique, restaurant …etc… Nous décrochons de la route principale et arrivons à Sjötorp. Ce village est non seulement un petit port de plaisance mais aussi le point de départ du canal Göta sur le lac Vaner. Ce canal relie Goteborg à l’ouest à Stockholm à l’est.
Nous trouvons un parking où stationnent plusieurs camping-cars de toutes nationalités. Il est 20h. La journée a été longue et on ne cherche pas à savoir si ce stationnement est payant ou non. Nous nous installons … On verra demain …
Le coin est super sympa :
– petit port de bateau sur le lac
– petit port après écluse sur le canal
– petit village avec quelques boutiques et magasins
Après notre installation, nous faisons notre balade du soir au coucher du soleil sur le lac.
Sjotorp
Sjotorp
Sjotorp
Sjotorp
Sjotorp
Sixième étape le 26 juin – Sjötorp-Habo – 135 kms
Nuit très calme malgré les nombreux camping-cars et les bâteaux au mouillage sur le port du canal.
A 7h temps couvert, mais clair avec 13°.
Vers 8h30, au moment du petit déjeuner, un jeune suédois nous rend visite et nous informe que nous ne sommes pas en règle, car nous n’avons pas de ticket de stationnement. Il nous invite gentiment à le suivre vers le parcmètre et nous lit les instructions en anglais. De fait, le parking est payant : 150 SEK (17€), mais nous offre des services similaires à un camping : électricité,, bungalows avec douche et WC, laverie …etc… Nous réglons le ticket, un peu à contre-coeur, mais le coin est vraiment très agéable.
Nous passons la matinée à faire le grand ménage et nous déjeunons sur place.
Au moment du départ, nous croisons deux couples de campingcaristes charentais. Longue discussion et échange de vue et d’informations sur notre vie de nomades.
Vers 15h30, nous prenons le départ, destination le lac Vathern au sud du lac Vaner et plus petit que ce dernier., direction Jönköping.
A partir de Hjo, nous cherchons notre coin du soir. A quelques kilomètres avant Habo, nous trouvons Svedånshamn, un petit port avec une plage et un parking accueillant. Nos voisins pour la nuit sont 2 Ccars autrichiens et 1 belge.
Nous nous installons.
Septième étape le 27 juin – Habo-Angelholm – 300 kms
8h30 temps couvert mais clair – 13°
Nous roulons toute la journée pour rejoindre la côte Ouest de la Suède – Les paysages traversés sont identiques à ceux des jours précédents.
En fin d’après-midi, nous arrivons à Halmstad. Nous poussons jusqu’à Haverdal où nous avions passé la nuit à l’aller. Manque de chance : depuis notre passage en mai, la municipalité a ajouté des panneaux de stationnement interdit aux Ccars sur notre petit parking au bord de l’eau. Nous retournons sur nos pas. Nous faisons une halte à Halmstad pour une petite promenade dans le quartier piétonnier du centre-ville.
Nous reprenons la E20 vers le Sud. Après quelques kilomètres, nous trouvons une aire de stationnement à hauteur de la ville de Angelholm. En fait c’est un complexe hôtel – station-service et parking de repos et de picnic de grande taille. Plusieurs campingcars y stationnent, manifestement pour la nuit. Il est 19h45, nous nous installons.
Extinction des feux à 22h30. Et là nous prenons conscience que le soleil de minuit est bien loin. Nous retrouvons les soirées telles que nous les vivons à nos latitudes : petit coup de spleen, d’autant que nous sommes revenus tout au sud de la Scandinavie.
Première étape le 28 juin – Angelholm-Køge – 176 kms
A 8h, temps couvert, mais clair – Température 15°
Quelques photos de notre parking avant notre départ vers Helsingborg où nous souhaitons prendre le ferry pour le Danemark.
Angelholm – notre parking
Angelholm – notre parking
Nous faisons un bref arrêt à Helsingborg pour quelques courses dans le quartier piétonnier qui borde le port. Nous nous présentons au port pour prendre le ferry. Les suédois font preuve d’une efficacité redoutable : embarquement ultra-rapide, départ à l’heure prévue.
La traversée jusqu’à Helsingør dure 20′. Le snack à bord est également très efficace puisqu’il permet aux passagers de se restaurer dans ce laps de temps. Il est vrai que le déjeuner est surtout constitué de sandwichs ou hamburgers.
Helsingor – le port et la ville
Nous débarquons à Helsingør (en français Elseneur) et trouvons un parking pas très loin du centre-ville que nous voulons visiter. Nous déjeunons dans un restaurant sur la grande place du quartier piétonnier. Au menu une grande salade faite de crudités, de saumon fumé et de hareng avec diverses sauces scandinaves …
Helsingor – sous les nuages
Helsingor – sous les nuages
Helsingor – quartier piétonnier
Nous faisons une balade digestive dans la vieille ville (juste quelques gouttes de pluie) et prenons la direction de København (Copenhague).
Nous découvrons qu’au Danemark, à la différence des autres pays scandinaves, l’alcool est en vente libre et que les magasins spécialisés sont très nombreux et très dynamiques en offrant des tas de promotions.
Lors de la préparation de notre voyage, nous avions décidé de ne pas visiter les grandes villes. La taille de notre campingcar et la présence de Vic le chien nous faisaient craindre des difficultés de stationnement et de circulation. Après réflexion, nous décidons de faire un essai et de traverser Copenhague “pour voir”. Nous prenons la “Riviera Danoise”, route côtière très étroite par endroits qui relie les deux villes. Nous découvrons de superbes propriétés, des petits ports fort sympathiques, de belles vues sur la Suède en face. A l’approche de Copenhague, nous repérons sur la carte une place proche de la fameuse “Petite Sirène” que nous voulons voir absolument et demandons à Zézette (GPS) de nous y conduire. Après quelques incursions dans le centre de la ville, nous arrivons à “Churchil Parken “, parking le plus proche du port. Nous trouvons une place tout-à-fait convenable pour notre “gros patapouf” (le campinccar, pas le chien). Nous sommes en fin de journée, ce qui explique en partie cette facilité de stationner. Nous faisons une petite marche d’ environ 300 m pour rejoindre la petite sirène. Mélancolie est le mot qui nous vient tout de suite à l’esprit quand nous la découvrons, toute petite, sur son rocher.
Copenhague – la petite sirène
Copenhague – la petite sirène
Copenhague – la petite sirène
Copenhague
Copenhague – Churchil Parken
En revenant au camion, nous décidons de revenir le lendemain visiter la ville. Ce jour est un dimanche : nous pensons qu’il y aura probablement plus de touristes, mais moins de circulation. Nous cherchons sur la carte un endroit pour passer la nuit et jetons notre dévolu sur la ville de Roskilde à quelques dizaines de kilomètres à l’Ouest. Nous nous y rendons et découvrons une ville en plein festival de rock. Nous reprenons la route et rejoignons le village de Greve près de Køge sur la côte sud. nous y avons fait une halte-picnic en montant. Nous arrivons au parking que nous connaissons et là, surprise,une fête foraine est montée sur un terre-plein voisin. Par chance (pour nous, pas pour les forains !!!) il fait gris et il pleut. Les clients ne se pressent pas et à 10h, tout est terminé.
Deuxième étape le 29 juin – Køge -Køge (Københaven) – 68 kms
A 8h, temps couvert mais clair – 17° Nuit calme – Une très mauvaise odeur émane de la plage proche : des algues en décomposition.
Départ vers 10h pour Copenhague à 24 kms.
Nous allons directement à Churchill Parken. Cette place est à 1 km du centre de Copenhague et nous convient bien pour stationner toute la journée. Manque de chance, le parking est déjà complet. Deux campingcaristes français nous indiquent gentiment un grand boulevard proche avec des places de stationnement libres. De plus ils nous indiquent que c’est gratuit le dimanche. Merci à eux !! Nous garons le camion et nous partons en visite pour la journée avec Vic le chien.
Nous n’avions visité ni Oslo, ni Stockholm : camion difficile à garer et Vic le chien posant problèmes dans certains établissements tels que bars, resto et musées etc … Nous avons craqué pour Copenhague et tout s’est très bien passé. Nous avons visité la ville un dimanche et c’est très bien : parking gratuit, seulement des touristes dans les rues pour créer de l’animation. Nous le referons volontiers dans les mêmes conditions pour d’autres villes. Le temps a été clément : grand soleil avec quelques gros nuages passagers.
Comme nous avions notre chien, l’intérieur des monuments ne nous était pas accessible. Nous avons donc marché (plutôt déambulé) toute la journée dans les rues du centre-ville et “senti” l’atmosphère particulière que possède chaque ville. Celle-ci nous a beaucoup plu. Tout le centre est un vrai bonheur avec ses grandes artères, ses canaux, ses maisons typiques, ses deux ports, ses vieux quartiers …etc… Déjeuner de tacos sur le Nyhavn (nouveau port) et une petite bière en terrasse à Christiana.
Tard dans l’après-midi, nous revenons à notre camion, les jambes un peu fatigués tout de même, sauf le vaillant Vic .
Nous retournons à notre coin de la veille à Greve. Les forains ont commencé le démontage de leurs attractions. Triste week-end pour eux.
Troisième étape le 30 juin – Køge-Svendborg – 205 kms
A 7h30, beau temps avec de gros nuages blancs et quelques noirs – Temp 17°
Nuit calme – peu d’animation- Nous n’avons pas l’impression d’être en été – peut-être est-ce l’environnement très spécial de ce village , Tout en longueur en bord de mer – plage de sable très sale avec du goémon en décomposition.
Nous partons vers 10h direction Odense. C’est de l’autoroute (gratuite), donc ça roule bien.
Nous passons du Sjælland à la Fionie par le pont de Nyborg : péage de 315 Dek. En fait, grâce à un petit îlot rocheux , deux ponts enjambent le détroit du Storebælt qui sépare les deux îles : le premier à tablier suspendu de 7 kms et le second à piliers de même longueur
Nous passons du Sjælland à la Fionie par le pont de Nyborg : péage de 315 Dek. En fait, grâce à un petit îlot rocheux , deux ponts enjambent le détroit du Storebælt qui sépare les deux îles : le premier à tablier suspendu de 7 kms et le second à piliers de même longueur
Nous demandons à Zézette de nous conduire au centre-ville d’Odense. Par chance nous trouvons un parking très proche adapté à la taille du camion (payant : 14 Dek/h). Pendant trois heures, nous nous promenons et découvrons une ville très animée. Tout d’abord nous nous rendons au village d’Andersen. Ce célèbre écrivain danois a vécu longtemps à Odense. La ville l’a adopté et a donné son nom au quartier où l’on peut voir encore la maison qu’il a habitée. Ca fait un peu musée en plein air, mais c’est vraiment très joli, toutes ces maisons basses très colorées avec des jardins tout fleuris.
Nous croisons peu de promeneurs pendant notre visite. Par contre, dès que nous entrons dans le quartier piétonnier voisin, nous y trouvons la foule des grands jours. Juste avant d’y pénétrer, nous allons voir une rue bordée de maisons très typiques et colorées.
En entrant dans la zone piétonne, nous saluons la statue d’Andersen. Et dans cet espace en plus des boutiques traditionnelles, nous sommes agréablement surpris de découvrir deux zones pas très grandes, mais étonnantes :
Brandts Klædefabrik : ou comment transformer un ensemble de locaux industriels en quartier à vivre
Vintapperstræde : quartier surprenant par ses volumes, ses couleurs et son arrangement. Beaucoup de danois viennent manifestement ici pour se détendre. Ca a des petits airs de région médittéranéenne. Il est vrai que le Danemark est le pays le plus méridional de la Scandinavie !
Odense – Mr Andersen
Odense – Mr Andersen
Odense – Vintapperstaede
Odense – Vintapperstaede
Nous reprenons la route vers 16h en direction des îles du Sud de la Fionie. Nous arrivons à Svenborg que nous traversons. Nous passons sur l’île de Täsinge et allons voir le joli petit port de Troense. Bien à l’abri au fond d’une baie, c’est un lieu de villégiature très agréable.
TROENSE – le port
TROENSE – la baie
TROENSE – l'hôtel sur le port
TROENSE – impossible de savoir ce que ça veut dire
TROENSE – des visiteuses peu appréciées
Nous rejoignons la route principale et trouvons un petit parking picnic coincé entre la route et la mer. Nous redoutons un peu le bruit, car étonnamment il y a un gros trafic routier sur cet axe. Tant pis. On a une vue imprenable sur la mer. On s’installe.
Quatrième étape le 1 juillet – Svendborg-Assens – 206 kms
A 7h30, il fait un temps superbe – Température 18° – un vrai temps d’été.
Nous nous mettons en route vers 10h , prenons le pont qui relie l’île de Täsinge à l’île de Langeland. Nous faisons une halte à Rudkøbing, la ville la plus importante de l’île. Elle n’est pas vraiment touristique, mais c’est très agréable de s’y promener.Il fait tellement beau que nous décidons de nous offrir une pizza à la terrasse d’un restaurant. Cette dernière n’a pas de parasol et le soleil tape vraiment très fort. Mais cette chaleur est très agréable. Nous faisons quelques courses au supermarché local. Nous trouvons même une bouteille de rosé de St-Chinian à 38.95 Dek (5.31€). Nous la dégusterons le soir même. Comme constaté quelques jours avant, il n’y a pas de monopole de la vente d’alcool au Danemark. Le pays ne produit pas de vin, mais les vins d’importation sont raisonnablement taxés, et les prix sont très abordables, très proches de ceux pratiqués en France.
Nous prenons la route vers le Nord et roulons jusqu’au petit port de Lohals. Nous faisons quelques incursions de part et d’autre de cette route pour découvrir de nombreuses plages. Nous ne voyons pas beaucoup de touristes : peu d’hôtels et peu de restaurants. C’est surtout très familial.
Nous redescendons vers Rudköping et faisons un crochet vers le port de Spodsbjerg. Beaucoup de ferries, ce qui explique l’important trafic constaté hier soir.
Nous quittons les îles et revenons à Svendborg. Nous décidons de prendre la route côtière. Jusqu’à Assens, nous n’avons touvé aucun coin convenable pour passer la nuit. La côte est très jolie, mais chaque petit chemin aboutit à des groupes de maisons et des petites criques. Même à Assens, nous ne trouvons rien et sommes obligés de nous offrir une nuit au camping de la ville. Ce dernier est un peu cher (197 Dek soit 27€), mais idéalement situé au bord de la mer. Peu de touristes étrangers, mais beaucoup de Danois en vacances dans leurs mobilhomes.
Soirée brochettes-poulet et rosé St-Chinian bien frais. Puis soirée photos avec l’ordinateur. Il fait très beau.
ASSENS – petite balade sur la plage
ASSENS
ASSENS
ASSENS – petite balade sur la plage
ASSENS – petite balade sur la plage
Cinquième étape le 2 juillet – Assens-Horsens – 216 kms
Lever à 8h30 – Notre soirée-photos a été plus longue que prévu – Nous avons fait une petite “grasse matinée” – Nuit très calme dans ce camping
Le ciel est entièrement dégagé – une belle journée d’été qui se prépare.
A 10h, tout est ouvert dans le camion : 23° dehors, 26° à l’intérieur.
Hier soir nous avons décidé de monter jusqu’à Århus pour voir Den Gamle By, “la Vieille Ville”. Nous partons vers 11h sous un chaud soleil. Nous faisons un arrêt-picnic à Fredericia, un port pour containers. A éviter … Nous faisons quelques courses au Reima 1000 local. Un peu plus loin, nous retrouvons l’autoroute avec ses camions, campingcars et voitures qui roulent vite. A l’approche de Århus, nous demandons une nouvelle fois à Zézette de nous conduire à la Vieille Ville. Il est 15h30 quand nous nous garons sur le parkong du site.
Århus, avec près de 300 000 habitants, est la deuxième ville du Danemark. La vieille ville que nous visitons a été commencée vers 1930. Le but était de regrouper dans cet endroit tous les types d’habitats du Danemark, passés, présents et à venir. Nous visitons donc un village reconstitué de 70 habitations originales, et venant de toutes les régions du pays. Cette réalisation danoise n’a pas d’équivalent en France. Toutes ces constructions ont été déménagées de leur région d’origine et remontées à cet endroit. Et toutes forment un ensemble harmonieux. Les promoteurs de ce village ont vraiment créé un village. De plus chaque maison est meublée. Notre balade nous fait visiter des maisons bourgeoises, des ateliers d’artisans, des magasins de modistes, des boutiques de toutes sortes. Une promenade dans un passé plus ou moins lointain que nous avons beaucoup appréciée …
Nous quittons Århus vers 18h30. Nous reprenons la route du Sud. Nous galérons un peu pour trouver notre coin de la nuit. A Horsens, alors que nous nous sommes résignés à une nouvelle nuit dans un camping, nous découvrons une petite pancarte “campingcars”. Nous suivons la flèche et sur le port nous trouvons une aire technique avec 4 places de stationnement. C’est un peu cher (110 Dek, soit 15€). Mais il se fait tard, nous sommes dans un port, ambiance que nous aimons beaucoup, il fait beau. C’est décidé : on s’installe.
HORSENS – notre terrasse
HORSENS – vue de notre terrasse sur le port
HORSENS – vue de notre terrasse
Sixième étape le 3 juillet – Horsens-Groningen – 523 kms
A 7h30, le ciel est entièrement bleu – Il va faire chaud – Température extérieure 20°.
La nuit a été très calme au milieu des bâteaux. Vers 10h, nous quittons notre port. Nous voulons atteindre les Pays-Bas en traversant l’Allemagne.
C’est une journée de voyage. En descendant le Danemark, nous roulons sans problème sous le soleil. A Hambourg, nous prenons le périphérique qui longe le port : nous avons un aperçu d’un port spécialisé dans les containers. Toutes ces boîtes sur les bâteaux sont ahurissantes. Quand on pense que chaque boîte, c’est un semi-remorque sur la route !!! Nous prenons la direction de Brême. A ce moment, le temps devient très lourd et la circulation s’intensifie. Nous traversons de gros orages avec des averses violentes et soudaines. Le trafic de camions jusqu’à Brême est proprement incroyable, plus important qu’en Italie.
A la fin de l’après-midi, nous nous arrêtons sur l’aire d’autoroute juste à la frontière Allemagne-Pays-Bas. Le parking est vaste. De nombreux camions y stationnent déjà. IL fait gris, avec une petite pluie.
Nous nous installons pour la nuit.
Première étape le 4 juillet – Groningen – Den Oever – 268 kms
A 7h30, temps gris, mais clair – température agréable de 17° – La nuit a été relativement calme (Camions frigorifiques !).
Nous partons vers 10h et reprenons la route vers l’Ouest, c’est-à-dire la mer. Nous faisons un arrêt à Leeuwarden : nous souhaitons acquérir une carte géographique des Pays-Bas. Impossible de trouver un parking assez grand pour notre camion. Nous continuons et arrivons dans la petite ville de Harlingen. Là nous trouvons à nous garer le long d’un canal près du centre-ville. En fait, c’est un très joli petit port très animé super sympa, ville entre mer et canaux. Nous déambulons dans le quartier piétonnier et finissons par trouver une carte dans une boutique.
HARLINGEN -le canal dans la route
HARLINGEN – canal dans la ville
HARLINGEN – les vieux gréements
HARLINGEN – le port de plaisance
HARLINGEN – maison au bord du canal
Après avoir déjeuné au bord d’un canal, nous quittons Harlingen et reprenons la route E22.
Dès que nous sommes sortis de la ville, nous sommes surpris de constater qu’une dune importante est érigée entre la route et la mer. Nous nous arrêtons et découvrons que cette dune est en fait une digue haute et large, protection que nous retrouverons sur l’ensemble de côtes hollandaises.
Après quelques kilomètres, la route emprunte une digue qui ferme la grande baie au fond de laquelle se trouve Amsterdam. Cette digue, appelée “Afsluitdijk” est d’une longueur de 31 kms et est très large puisqu’elle accepte une route à 4 voies. Au bout de la digue, nous arrivons au petit port de Den Oever. Une pancarte très discrète nous indique une aire de campingcars. En fait cette dernière est un parking réservé, situé juste à côté du port. Le prix : 10€ la nuit. Il est 15h, trop tôt pour s’arréter. Nous notons l’adresse et continuons notre route. Nous arrivons à Den Helder, ville important très animée, surtout en cette période estivale. En la traversant, nous apercevons vers le port la superstructure de ce qui nous paraît être un gallion. Nous allons à sa recherche et nous entrons dans un espace rappelant tout-à-fait un quartier militaire. Il semble être désaffecté. Tout au fond du port, nous trouvons notre gallion. De fait c’est une caravelle type Santa Maria de Christophe Colomb, à la différence que celle-ci est géante et flambant neuve. Nous pouvons même l’approcher et l’admirer : elle est superbe avec sa proue et sa poupe peintes de couleur vive.
Nous sortons de la ville et prenons la route du bord de mer vers Petten. Une digue de dunes naturelles sépare la route de la mer. Pour voir quelque chose, il faut s’arrêter sur un parking et traverser la dune en empruntant un chemin aménagé. La côte est faite de grandes plages de sable ressemblant à celles de Normandie. Nous sommes en période estivale et sommes surpris du peu de touristes danois et étrangers.
Avec toutes ces protections, nous ne trouvons absolument rien pour passer la nuit. Comme nous ne souhaitons pas de camping, nous décidons, malgré la distance, de retourner vers notre parking de Den Oever. En arrivant, nous trouvons une place sympa au milieu de campingcars tous hollandais. A peine installés, nous commençons à bavarder avec deux couples hollandais campingcaristes, en français à chaque fois. A cette occasion, nous apprenons qu’en Hollande le Français est enseigné couramment en 3ème langue, au choix avec l’allemand. L’un des couples, d’un certain âge, est d’ailleurs quadrilingue : hollandais, anglais, allemand et français. (C’est juré : l’hiver prochain, je me mets à “Tell Me More” !!!)
Il est 20h. Toujours un grand soleil. GPS : 52°56’04″N – 5°02’22″E
Deuxième étape le 5 juillet – Den Oever – Lelystad – 80 kms
A 7h30, ciel bleu, temps magnifique avec une température de 20°. C’est un temps à prendre le petit déjeuner dehors. Mais nous sommes sur un parking …
Nos interlocuteurs hollandais de la veille nous ont recommandé le petit marché aux poissons sur le port. Vers 10h, nous nous y rendons. Ambiance très décontractée et même joyeuse. Pour les achats, tout est bien organisé : au premier étal, vous choisissez ce que vous voulez. Dès que votre choix est fait, vous prenez la deuzième file pour payer, la troisième file vous permet d’accéder à l’étal où l’on vous nettoie votre poisson. Nous achetons des crevettes (10€ le kg) et des petites soles (18€ le kg).
Nous disons au revoir à l’un des couples hollandais de la veille et nous rendons au supermarché local pour faire quelques courses. Ce sont nos premiers achats en Hollande et nous sommes très surpris de constater que les prix sont très corrects, voire plus bas qu’en France pour certains produits.
Nous reprenons la route vers le sud. Demain nous souhaitons visiter Amsterdam et nous voulons trouver un coin pour la nuit le plus près possible. Nous faisons une halte à Enkhuisen. Après nous être un peu perdus dans des quartiers résidentiels, nous trouvons un parking entre canal et mer. Nous nous y installons pour déjeuner. Nous partons ensuite flaner dans la ville. Maniestement c’est la fête. Nous sommes le samedi 5 juillet. Les Hollandais fêtent probablement l’été et les vacances. Nous nous arrêtons pour manger une glace au bord de l’eau.
Nous continuons vers le sud et empruntons la digue-route appelée “Markerwaarddijk ” vers Lelystad, de l’autre côté de la baie. Au bout de cette digue, justa avant d’arriver à Lelystad, un parking est signalé à gauche de la route. Nous nous y rendons. Ce parking est une sorte de môle qui avance dans la mer, une route et des terrains herbeux de chaque côté. Et plusieurs campingcars … C’est un coin-étape comme nous les aimons. Nous avons fait l’entretien technique ce matin. Nous avons donc retrouvé une autonomie en eau de 4 jours. Nous nous installons. Entretemps le ciel s’est chargé de nuages, le temps est devenu lourd. La température est tout de même de 24°.
En soirée, le temps se gâte. La pluie se manifeste et le vent se lève. Nous avons changé de saison en 12h : nous sommes en automne.
Troisième étape le 6 juillet – Lelystad – Volendam(Amsterdam) – 106 kms
A 7h30, le temps est nuageux, mais clair. Pas de grand soleil à attendre pour notre visite à Amsterdam.
Nous quittons le parking vers 9h30. Après une heure de route, nous arrivons et nous mettons en quête d’un parking convenabe et pas trop loin du centre-ville. Après quelques recherches laborieuses (il y a beaucoup de travaux dans le centre), nous trouvons une place. C’est bien sûr payant : 3.80€ de l’heure. Nous donnons à manger à notre parcmètre pour une durée de 5 heures et nous nous mettons en route avec Vic le chien.
Le temps restera sec toute la journée. Nous aurons même droit à quelques rayons de soleil par intermittence.
Amsterdam est un peu la Hollande en modèle réduit : des villages avec plein de canaux. Tout est apparemment semblable. Mais à y regarder de plus près, les rues, les maisons, les places, les arbres changent. Mais cela forme un ensemble vivant et harmonieux.
Comme pour Copenhague, nous nous sommes contentés de déambuler dans la ville. Nous n’avons pas visité de monuments ni de musées. Et pourtant notre balade nous a paru trop courte. Nous avons pris le pouls, les bruits, les odeurs, les senteurs. Nous avons été hypnotisés par les mouvements, l’animation, la vie de cette ville. Nous nous sommes promis de revenir pour un temps plus long. Amsterdam fait partie de ces villes où l’on peut se balader à l’infini à pied ou à vélo … Sûr, nous reviendrons …
Cette visite, après celle de Copenhague, nous a montré l’intérêt de visiter les grandes villes le dimanche. Les rues sont remplies de monde, mais les artères principales nous sont accessibles. La circulation automobile est moins dense par rapport à un jour de semaine.
AMSTERDAM – notre parking près d'un canal
AMSTERDAM – pont-levant
AMSTERDAM – un petit air de Paris
AMSTERDAM
AMSTERDAM – pas de fil à plomb
AMSTERDAM – le musée Grévin hollandais
AMSTERDAM – pousse-pousse hollandais
AMSTERDAM – la patrie du vélo
AMSTERDAM – maison 1662
AMSTERDAM – dur de se retrouver
AMSTERDAM – modèle unique de triporteur
AMSTERDAM – encore des vélos
AMSTERDAM – péniche avec toit végétal
AMSTERDAM
AMSTERDAM – les canaux
AMSTERDAM – immeubles le long des quais
AMSTERDAM – péniche et son jardin privatif
AMSTERDAM – romantique
Vers 18h30, nous retournons au camion. Nous quittons la ville et prenons la direction de Volendam, un village à 20 kms au nord d’Amsterdam. Nos interlocuteurs hollandais de Den Oever nous ont signalé que, dans ce village, nous trouverions une aire pour campingcars.
Nous trouvons très rapidement cette aire. C’est le premier espace que nous trouvons, exclusivement fait et réservé aux campingcars. Réalisation très récente, elle est située dans un complexe hôtelier. Locations, petite supérette, restaurants, plage artificiel, tout y est. Pas beaucoup de fantaisie, mais propre et sympa … Un peu cher : 13€. Ce qui incite probablement certains campingcaristes à camper sur le parking voisin, mais à franchir de force la haie de protection pour utiliser la borne technique de l’aire … Ce n’est pas en agissant de cette façon que nous nous ferons acceptés avec nos maisons à roulettes.
Quatrième étape le 7 juillet – Volendam – Ouddorp – 181 kms
A 7h30, temps maussade, variable. Plutôt frais avec beaucoup de vent. Température de 15°.
Avant de continuer notre route, nous allons rendre une visite à une petite ville un peu au Nord de Volendam, la ville de Edam.
Bien connue pour ses fromages, c’est une agglomération jolie et paisible que nous parcourons avec plaisir. Bien sûr nous cédons à la tentation et achetons un peu de ce fromage si réputé. Le marchand de fromages est un homme charmant et parfaitement francophone !!! Très bon, mais un peu cher …
Nous continuons notre descente vers le Sud. Nous contournons Amsterdam et rejoignons Haarlem que nous souhaitons visiter. Un fois de plus Zézette nous conduit à bon port. Nous trouvons un parking proche du centre (2.80€ de l’heure). Nous déjeunons dans le camion et nous partons nous promener trois petites heures. Haarlem est une ville ancienne qui, sous des dehors austères, est très riche en belles maisons, bâtiments anciens à l’architecture particulière. Bien sûr l’inévitable quartier piétonnier … Mais dès que nous nous éloignons du centre, nous trouvons des quartiers très agéables. Le guide touristique obtenu à l’office du Tourisme de la ville nous annonçait de jolies cours intérieures. Peut-être n’avons-nous pas bien cherché … Nous n’en avons pas vu une seule.
HAARLEM
HAARLEM – la cathédrale
HAARLEM
HAARLEM
HAARLEM
Nous quittons Haarlem sous quelques gouttes de pluie. Nous traversons une zone d’autoroutes aux environs de Den Haag . Nous arrivons à contourner Rotterdam grâce à Zézette qui nous aide à nouveau. Au fil du temps, nous avons fini par l’apprécier beaucoup. Quelques erreurs, mais des conseils précieux. De plus un caractère agréable, une humeur constante, pas rancunière pour un sou …
Le temps se gâte de plus en plus. Les averses sont fréquentes. Après cette zone d’autoroutes, nous retrouvons nos petites départementales et, comme il se fait tard, nous nous mettons à la recherche d’un abri pour la nuit. Nous sommes dans un coin de dunes et de digues. Nous arrivons à Ouddorp, petit village plutôt sympa avec une immense plage bordée de dunes. Et derrière les dunes, des parkings immenses prévus pour recevoir des centaines de touristes. Nous sommes début Juillet, et ces parkings sont vides. Pas un chat sur la plage … Sommes-nous trop tôt dans la saison ? Est-ce le temps venteux et maussade ?
Nous traversons le village, et après quelques kilomètres, nous arrivons à une digue. En contrebas de celle-ci, nous avisons un petit port avec juste quelques bâteaux, mais avec un immense parking. Ce dernier est bien fait. On voit que quelqu’un a voulu créer dans la région des infrastructures touristiques solides pour attirer les touristes et dynamiser la région. Mais pour une raison peu évidente, la “mayonnaise” n’a pas pris.
Traversée de Rotterdam sous la pluie
OUDDORP – parking pour la nuit
OUDDORP – parking pour la nuit
OUDDORP – parking pour la nuit
Première étape le 8 juillet – Ouddorp (Hollande) – Calais (France) – 269 kms
A 7h30 – le temps est gris et pluvieux – Beaucoup de vent hier soir et cette nuit. Ce matin de grosses bourrasques de vent accompagnées de pluie forte. Nos seuls voisins pendant la nuit : un couple à bord d’un des voiliers à quai.
Vers 9 heures, sortie de Vic pendant 10 minutes : retour trempé au camion.
Nous démarrons et faisons quelques courses dans un petit village à la pointe de l’île sur laquelle nous sommes. Nous arrivons à Zierikzee et nous mettons à l’abri d’une digue pour déjeuner dans le camion.
Malgré les gros nuages noirs qui menacent, nous prenons notre courage à deux mains et partons nous promener dans le village. Peu de temps après, nous renonçons devant les averses qui nous obligent à nous abriter toutes les 10 minutes.
Nous reprenons la route et empruntons le tunnel sous la mer de Terneuzen. Les campingcars paient le même prix que les gros semi-remorques : 16.80€ pendant que les voitures paient 4.80€ et les caravanes 6.80€. Comment ne pas se sentir persécutés ! Nous n’avons pas le choix, car un détour par Anvers nous coûterait plus cher ! Nous roulons encore quelques kilomètres et passons la frontière belge à Sluis, peu après Oostburg.
Le temps s’est légèrement amélioré, mais le vent souffle toujours aussi fort. Nous longeons maintenant la côte de la mer du Nord en Belgique. Une dune de plusieurs mètres de haut au bord de la route nous empêche de voir la mer. La région de Zeebruges à Ostende est vraiment très industrielle, avec quelques stations balnéaires de loin en loin. D’Ostende à DePanne, c’est une succession de villes avec grands immeubles en front de mer. Les plages de mer du Nord sont immenses. Aujourd’hui le vent est de la partie (cf Jacques Brel). En tous cas, ces lieux ne sont pas faits pour les campingcaristes. Aussi, après avoir vainement cherché un coin hospitalier en Belgique, nous finissons par prendre l’autoroute, entrer en France et rouler jusqu’à Calais. Un des guides dont nous disposons nous a indiqué qu’une aire technique nous tend les bras sur le port de cette ville.
Nous arrivons à notre destination vers 20h30. Quelques places sont encore disponibles sur les 30 que compte cette aire. Nous sommes un peu serrés les uns contre les autres. Pour une nuit, nous nous en contenterons. Nous nous installons entre un Anglais et un Italien. Cet emplacement est bien situé, juste entre la plage et le port-ferry. Un peu chère (7€ la nuit), il est très pratique pour les campingcaristes qui empruntent les ferries vers la Grande-Bretagne. De notre emplacement, nous avons une superbe vue sur la mer et le port. Ce soir, nous avons même droit à un timide coucher de soleil.
Deuxième étape le 9 juillet – Calais – Le Treport – 207 kms
A 7h30, temps gris , pluvieux et venteux – Avec le brouillard, c’est la totale – Température douce de 17°
Aujourd’hui, avec la pluie qui va tomber pratiquement toute la journée, la balade touristique se fera exclusivement en camion.
Vers 10h30, nous quittons Calais et prenons la route côtière D640 en espérant que le temps se lève un peu.
Cap Blanc nez et Cap Gris Nez sont délaissés pour cause de pluie, de mer grise et d’horizon bouché. Le boulanger chez qui nous nous arrêtons nous dit gentiment que hier il faisait soleil et que par beau temps on peut voir les côtes anglaises !!!
Nous souhaitions faire étape à Boulogne pour visiter cette ville que nous ne connaissons pas. Des trombes d’eau nous en dissuadent. Nous continuons vers le Touquet, puis Berck-Plage. Nous nous arrêtons pour la pause-déjeuner sur un affreux parking, toujours sous la pluie.
A l’approche de la baie de Somme, le temps se lève sensiblement. Du Crotoy jusqu’à Cagneux en passanr par Saint Valéry sur Somme, nous aurons de superbes vues sur la baie. Mais que de regrets de ne pas voir cette côte sous un ciel dégagé et un temps ensoleillé !!
Vers 17h, nous arrivons au Tréport. Nous hésitons quelques minutes, puis décidons de rester passer la nuit dans cette ville. Nous nous rendons à l’aire de stationnement des campingcars. Cette dernière jouxte le camping et est située 10′ à pied du port. Elle est de plus très agréable. Nous nous installons. Entretemps, la pluie s’est calmée, ce qui nous incite à faire une promenade jusqu’au port. Nous pouvons même nous offrir une petite bière à la terrasse d’un café (terrasse couverte, on ne sait jamais …).
A 20h, le vent et la pluie ont cessé – il fait 20°
LE TREPORT – le port
LE TREPORT – les falaises
LE TREPORT
LE TREPORT – aire de campingcars
LE TREPORT – la télévision des voisins
Troisième étape le 10 juillet – Le Treport – Cancale – 414 kms
A 7h30, le ciel est gris – Pluie et vent – Un mauvais jour d’automne s’annonce – Il fait 18°.
La veille, juste avant le Tréport, nous avons traversé le village de Mers-les-Bains. En passant, nous avons aperçu des maisons décorées de façon inhabituelle. Nous nous rendons à ce village et partons le visiter.
Mers-les-Bains, c’est d’abord une grande esplanade le long d’une plage de galets de presque 1 km de long. Au sud de la plage, Le Tréport, au nord une falaise de craie, typique de cette région.
MERS LES BAINS – l'esplanade
MERS LES BAINS – la plage de galets
MERS LES BAINS – l'esplanade
MERS LES BAINS – l'esplanade
MERS LES BAINS
Mais Mers-les-Bains, c’est aussi une station balnéaire dont les immeubles tous plus beaux les uns que les autres sont construits le long de la plage. L’ensemble architectural est vraiment étonnant.
MERS LES BAINS – les immeubles de bord de mer
Tous ces immeubles pleins de couleurs resplendissent même sous le ciel gris. Sous le soleil, ça doit “flasher” !!!
Nous reprenons la route toujours vers le sud. Nous longeons la côte picarde puis normande. Un bref arrêt-déjeuner à Veulette sur Mer, petite station d’été au bord de sa plage et de ses falaises de craie.
Et puis nous arrivons à Etretat avec son rocher percé. Arrêt rapide juste le temps de quelques photos. Le mauvais temps a dû faire fuir les touristes et les vacanciers.
ETRETAT
A nouveau nous roulons et atteignons le pont de Normandie, superbe dentelle au-dessus de l’estuaire de la Seine.
Aucune éclaircie de toute la journée. Nous atteignons Cancale en fin d’après-midi. Nous trouvons une aire de campingcars toute récente et parfaitement aménagée. Nous sommes à 15 minutes à pied du port. Pour nous remonter le moral, nous décidons d’y descendre pour manger une moule-frite. Très peu de vacanciers sur le port : il fait gris et frais. Triste début d’été.
Quatrième étape le 11 juillet – Cancale – Brest – 266 kms
A 7h30, temps ensoleillé avec quelques gros nuages blancs – le soleil est revenu avec la chaleur : 17°.
Nous passons par la pointe du Grouin pour admirer la Manche sous le soleil.
Ensuite c’est le retour au bercail dans l’après-midi.
Notre absence de 8 semaines a permis à notre jardin de se transformer en savane. Au moins, nous avons de l’occupation pour les jours à venir.
La Norvège a toujours été le but principal de notre voyage. Et c’est à ce pays que nous avons consacré le plus de temps. Notre montée vers le Nord a été finalement très (trop?) rapide. C’est probablement parce que nous avons craint en permanence un changement de temps qui nous aurait privé de la vue de ces paysages sous le soleil.
Nous avions choisi la Suède comme chemin du retour. Nous ne voulions pas parcourir les 2400 kms du cap Nord à Copenhague sans rien voir. Nous avons donc pris quelques jours pour visiter les régions qui nous paraissaient caractéristiques de ce pays.
Le Danemark et la Hollande n’étaient pas dans nos priorités. Mais nous avions encore un peu de temps avant de rentrer chez nous. Nous avons fait un détour et traversé ces deux pays. Le peu que nous avons vu nous a beaucoup plu et nous a donné l’envie de revenir un jour pour un séjour plus long.
En relisant les notes écrites au jour le jour, nous nous sommes rendu compte que notre enthousiasme avait beaucoup baissé après le Cap-Nord. En y réfléchissant, ça n’est très sympa ni pour la Suède, ni pour la Hollande et le Danemark. Mais nous avons été (et nous le sommes toujours) éblouis par les paysages de Norvège.
Un de nos prochains voyages sera probablement le tour de la Baltique. Cette idée de périple nous a été donnée par un couple de campingcaristes hollandais que nous avons croisé à Den Oever dans le nord de la Hollande. Ce voyage comprendra la visite de la Pologne, de la Lituanie, de la Lettonie, de l’Estonie, du Sud de la Finlande, du Sud de la Suède et du Sud de la Norvège. A suivre …
NOTRE VOYAGE
Trajet
dates
jours
kms
Montée
15 – 25 mai
6
2 497
Norvège
21 mai – 17 juin
28
5 342
Suède
18 – 27 juin
10
2 406
Danemark
28 juin – 3 juillet
6
1394
Hollande
4 – 7 juillet
4
635
Descente
8 – 11 juillet
4
1 230
Total
15 mai – 11 juillet
58
13 504
LA SCANDINAVIE
Norvège
Suède
Danemark
Superficie
323 880
449 964
43 096
Population
4 640 000
9 040 000
5 432 000
Régime politique
Monarchie parlementaire
Monarchie parlementaire
Monarchie parlementaire
Capitale
Oslo
Stockholm
Copenhague
Nous parlons un anglais très élémentaire. Nous ne parlons ni le norvégien, ni le suédois. Ce problème de langues réduit considérablement le nombre et la qualité des contacts. De ce fait, il est très difficile de se faire une idée des peuples dont nous visitons le pays. Néanmoins nous avons pû dialoguer et échanger suffisamment pour dire que les Scandinaves sont d’un abord très agréable, très accueillants, jamais indifférents. Plusieurs fois, ce sont eux qui sont venus à notre rencontre, curieux de savoir qui nous étions. Leur système scolaire intègre systématiquement l’usage courant de 2, voire 3 langues à la fin de la scolarité. La grande majorité est trilingue : leur langue maternelle + anglais + allemand … Pas étonnant qu’ils s’adressent à nous systématiquement en anglais sans nous demander si nous le parlons … Pour eux, cela va de soi …
Ce sont plutôt des gens “cool” : sur les routes, ils ne sont pas agressifs, dans les magasins, ils viennent spontanément vous prodiguer des conseils, dans les rues aussi lorsque vous consultez votre plan …
Jamais nous n’avons été confrontés à de l’énervement, voir de l’agressivité. On peut penser que notre vie en campingcar nous isole, mais beaucoup de scandinaves pratiquent ce genre de loisirs et nous n’avons jamais eu de problèmes de voisinage.
LA LANGUE
Tous les scandinaves sont au minimum bilingues : langue maternelle et anglais. L’allemand est très courant, mais cela s’explique par leur histoire et leur situation géographique.
Comme je l’ai dit dans le chapitre “Les Gens”, notre anglais élémentaire nous a permis, en plus de pouvoir dialoguer, de faire face à n’importe quelle situation. Nos plus gros problèmes ont été la signalisation routière et les étiquetages des produits dans les magasins. Ne connaissant aucune langue scandinave, pour ces deux problèmes, nous avons été obligés de demander de l’aide. Très peu de Scandinaves parlent le français, ce qui n’a pas arrangé nos affaires.
LE CLIMAT
La motivation principale d’un voyage en Norvège est l’envie d’aller découvrir des paysages souvent nouveaux comme les fjords.
Donc le temps qu’il fait est primordial.
Disons-le tout de suite : nous avons la chance de faire partie de ces gens qui, où qu’ils soient, ont toujours un petit soleil au-dessus de la tête. Tout le temps de notre périple en Norvège, nous avons eu un temps magnifique. Du 21 mai au 17 juin, nous avons eu un seul jour de pluie (Aux Lofoten). Nous avons eu cette chance inouie de voir les plus beaux paysages , si ce n’est sous un grand soleil (le plus souvent), tout au moins par temps sec et clair. Un peu de fraicheur dans le Télémark et sur certains hauts plateaux en montant vers le Nord. Notre journée à Bergen sous un grand soleil (Cette ville est pourtant arrosée 300 jours par an). La balade maritime sur le Geirangerfjord a été faite par temps un peu couvert, mais le lendemain matin la montée de la Ornevegen et la vue plongeante sur le fjord s’est faite sous un soleil magnifique. De la grande chaleur sur la RV17 (jusqu’à 27°). Un ciel tout bleu et un grand soleil pour notre traversée de Bodo aux Lofoten. Soleil de minuit à Bodo et aux Lofoten. Tromso sous un ciel bleu avec de gros nuages blancs. Le Cap Nord, dans la grisaille et le froid le soir et la nuit, mais grandiose le lendemain matin avec le soleil retrouvé. Temps très clair, parfois très ensoleillé en traversant la Laponie Norvégienne. En entrant en Suède, nous avons trouvé un temps orageux beaucoup plus agité et variable. La côte baltique sous un beau et chaud soleil. Temps gris et bouché à Lyckesele pour la visite du Zoo alors que la veille nous avions visité la vieille ville sous un soleil resplendissant. Beaucoup de gros orages avec averses fortes en Dalécarlie, tout autour du lac Siljan, mais suffisamment de moments ensoleillés pour pouvoir apprécier cette belle région de lacs.
Au Danemark et en Hollande, nous avons eu un temps très agréable. Ca s’est gâté au sud de la Hollande où nous avons trouvé les dépressions classiques de la Manche.
LA NATURE
L’axe Sud-Nord de la péninsule scandinave du sud du Danemark au Nord de la Norvège est d’environ 2 500 kms. La nature change selon la latitude où l’on se trouve.
Le Sud de la péninsule présente des types de paysages que nous connaissions pour les avoir vu dans des pays plus méridionaux. Notre découverte de nouveaux paysages a commencé dans le Telemark en Norvège. A partir de cette latitude, l’émerveillement ne nous a pas quitté. Tout le temps de notre montée vers le Nord, nous avons eu l’impression de nous déplacer dans un grand parc naturel protégé.
Nous avons traversé les superbes vallées et les hauts plateaux arides du sud du Télémark pour rejoindre la région des fjords à Odda. A Bergen, nous avons découvert la mer de Norvège et les embouchures des fjords. En remontant vers Geiranger, nous avons été fascinés par les gorges profondes des fjords. La RV 17 à partir de Trondheim nous a fait voyagé entre mer et montagne. C’est là que nous avons passé le Cercle Polaire Arctique et fait connaissance avec le soleil de minuit. L’approche des fabuleuses montagnes noires des îles Lofoten sur le ferry a été somptueuse. Du sud au Nord de cet archipel, nous avons trouvé des plages tropicales, des grèves bretonnes, des ports irlandais. Et puis toujours plus au Nord, la ville de Tromsø, une île dans son écrin de montagnes enneigées. L’île de Kaloya avec ses petits ports de bout du monde et ses plages blanches aux eaux émeraude. Et pour terminer en beauté cette montée vers le Nord, l’île de Magerøya avec son paysage aride parsemé de lacs gelés, et au bout de cette île, la falaise du Nordkapp, pointe septentrionale de notre continent.
En traversant la Laponie (norvégienne et suédoise), nous avons été déçus par la monotonie des paysages : lacs, marécages, forêts de pins et de bouleaux. Nous pensons que cette région est très certainement bien plus belle en Automne et en Hiver. La côte baltique ne tient pas la comparaison avec la côte norvégienne. Nous y avons cependant trouvé des coins très jolis et très sympa. Nous avons passé quelques jours en Dalécarlie et avons beaucoup apprécié les jolis petits villages autour du lac Siljan.
LES VILLES
Lors de la préparation de notre voyage, nous avions pris le parti de ne pas visiter les grandes villes des pays visités. Nous avons privilégié la compagnie de notre chien Vicq. La visite de l’ensemble des bâtiments tels que chateaux et musées nous est de ce fait impossible. De plus notre campingcar est un engin relativement imposant et difficile à stationner.
En Norvège, nous avons évité Oslo, mais nous avons craqué pour Bergen et Tromsø, des villes moyennes beaucoup plus accessibles. Ces deux agglomérations nous ont vraiment enthousiasmés. Toutes deux sont bâties dans un cadre maritime naturel et splendide. Elles sont capitales régionales administratives, ports de pêche, ports de commerce et de voyageurs importants , centres universitaires avec une population très jeune et dynamique. Nous avons tout de même un faible pour Tromsø : aucune raison particulière, juste une question de feeling …
Nous avons consacré une journée à Copenhague et à Amsterdam. Nous avons parcouru ces deux villes avec beaucoup de bonheur, juste pour sentir “l’atmosphère”. Il est sûr que nous y reviendrons pour un séjour plus long et plus “culturel”.
ROUTES ET CONDUITE
Vitesse (km/h)
Norvège
Suède
Danemark
Autoroute
90
110
130
Route
80
70 ou 90
80
Ville
30
50
50
Taux alcoolémie (g/l) (tolérance 0)
0.2
0.2
0.5
Le réseau routier en Scandinavie est d’excellente qualité. Même dans le Nord, où les hivers sont encore plus rigoureux que dans le Sud, nous avons trouvé des routes toujours propres et bien entretenues. Des travaux en cours comme dans tous les pays. Nous avons trouvé très peu d’autoroutes, un peu aux abords des grandes villes comme Oslo, Malmö … La plupart de ces routes équivalent à nos nationales. Plus on monte vers le Nord, plus elles ressemblent à nos départementales. Ells sont souvent étroites, du fait du relief très accidenté de certaines régions.
Les limitations de vitesse sont adaptées à ces routes : 80 maxi sur les routes, 50 maxi dans les agglomérations, tolérance 0 !!! Nous avons adopté (avec un peu de mal au début) un rythme de croisière “cool”. La beauté des paysages, la largeur du camion sur certains tronçons, et bien sûr la peur du gendarme (tolérance 0) nous y incitaient fortement. L’exemple donné par les Norvégiens nous a grandement aidé : calme et courtoisie sont de rigueur, lors de dépassement ou de croisement, grand respect des vitesses. De plus, dans le Nord, beaucoup d’animaux tels les rennes sont laissés libres dans la nature et il n’est pas rare d’en trouver sur les routes. Donc prudence !!!
Nous avons été frappés de découvrir l’ordre de priorité des usagers de la route dans toute la Scandinavie :
1 – le piéton / 2 – le cycliste /3 – l’automobiliste
Cette ordre est toujours respecté. Beaucoup de Scandinaves se déplacent à pied ou à vélo et se sentent donc plus concernés. Nous avons vu sur les routes plusieurs scènes incroyables et inimaginables en France, même à la campagne. Sur les routes départementales, avec un trafic-voitures normal, nous avons vu beaucoup de cyclistes, mais aussi des joggers, et plus surprenant des mères de famille poussant leur landeau, des personnes en fauteuil roulant. Nous avons croisé une personne agée avec son déambulateur. Il faut savoir que les routes n’ont pas de trottoirs, les berges sont très étroites et peu pratiquables. Les personnes sont donc sur le bord de la chaussée. Il serait intéressant de connaître les statistiques du nombre d’accidents. Nous n’en avons pas vu pendant tout notre séjour.
Certaines portions de route et plusieurs ponts sont à voie à sens unique , souvent régulées par des feux. S’il n’y en a pas, c’est une question d’entente et de civilité.
Nous avons emprunté très peu de routes de montagne. Pourtant, en montant du Sud vers le Nord, toute la côte de la mer du Nord est une région très montagneuse. Les Norvégiens ont leurs bottes secrètes : ils ont les tunnels et les ferries. La Norvège est le champion d’Europe des tunnels. Etonnament, très peu sont payants. Le plus long que nous ayons emprunté fait 25 kms de long. Nous avions prévu d’emprunter deux routes touristiques de montagne dans la région des Fjords. Les deux étaient impraticables parce que encore enneigées. Nous avons dû emprunter une fois un tunnel, l’autre fois un ferry.
ARGENT
Des banques et des distribanques partout. Avec un peu de prévoyance, nous n’avons jamais été en panne, même dans le Nord de la Norvège où il y a tout de même moins de population. Nous avions pris deux cartes bancaires : Visa et Mastercard. Elles ont été acceptées partout, sauf dans quelques supermarchés où nous avons dû payer en liquide.
Cours mai 2008
Norvège
Suède
Danemark
Monnaie
couronne Nok
couronne Sek
couronne Dkk
Parité couronne
1Nok = 0.1361€
1Sek = 0.11613€
1Dkk = 0.13645€
Parité euro
1€ = 7.347Nok
1€ = 8.611Sek
1€ = 7.3286Dkk
Au cours de notre séjour en Norvège, nous avons eu besoin d’argent liquide. Nous sommes allés dans une “Spare Bank” (Caisse d’Epargne). Depuis notre départ, le cours de la monnaie avait changé : 1 Nok = 0.1225 € – 1 € = 8.1627 Nok. Notre pouvoir d’achat a donc augmenté de 11%. Lors de cette transaction, nous nous sommes rendus compte que les frais prélevés par les banques norvégiennes sont beaucoup moins importants que ceux prélevés par les banques françaises.
Dans toute la Communauté Européenne, l’utilisation de la carte de crédit est totalement gratuite. La Suède et Le Danemark, bien que n’étant pas dans la zone Euro, font partie de la Communauté. La Norvège n’est ni dans la Communauté, ni dans la zone Euro. Dans ce pays, chaque paiement ou retrait par carte génère des commissions bancaires. Ces dernières sont très variables, d’environ 2 à 5 %. Plus la somme est modeste, plus le pourcentage est important.
Péages : Routes quasiment gratuites partout. Ponts et tunnels gratuits sauf exception dont : – Pont d’Oresund – Malmo : 75 € Aller – Pont Suède-Norvège : 14 € Aller – Tunnel de Drammen (pour éviter Oslo) : 8 € – Le tunnel de Laerdal, le plus long d’Europe avec 25 kms, est gratuit – Les deux tunnels pour le Cap Nord sont horriblement chers : 126 € A/R Certaines villes comme Oslo et Bergen font payer un droit pour accéder au centre-ville. Nous avons stationné en dehors de ce périmètre et avons marché jusqu’au centre. – Notre parcours France : péage total d’env. 60 € A/R
Visites : Payant : Stavkirke, musées de plein air en Norvège. Zoo et villages anciens en Suède et au Danemark. Tout le reste, c’est-à-dire la Nature, est GRATUIT
Cadeaux : Peluches d’élan, petits Trolls, bonnet de laine, petit cheval de Dalécarlie.
Restaurants : Seulement au Danemark et en Hollande (salades sur le pouce lors de la visite des villes). Rien de représentatif. Pas d’avis sur la question
Parkings : Toujours trop chers, mais incontournables, essentiellement au centre des grandes villes : Ex : Amsterdam – 3.60 € /heure
Bars : Peu pratiqués – Sur le port de Bergen, le café en terrasse : 4 € l’unité (pas bon en plus) Le taux d’alcoolémie toléré est très bas. Les alcools sont taxés à outrance. Deux bonnes raisons pour limiter notre consommation.
ALIMENTATION
Lors de la préparation de notre voyage, nous avons consulté les guides touristiques et plusieurs récits de voyages sur Internet. Une constatation faisait l’unanimité : se nourrir coûte cher en Scandinavie, surtout en Norvège.
Nous avons fait confiance à nos collègues campingcaristes et avons rempli la soute du camion de provisions équivalentes à une soixantaine de repas.
Nous nous sommes efforcés de nous nourrir à la façon des habitants des différents pays, donc d’acheter des produits consommés couramment. Nous avons boudé les restaurants en Suède et en Norvège. Avec les menus en langue du pays, nous ne voulions pas risquer les mauvaises surprises.
Supermarchés
Dans les supermarchés, malgré la gentillesse des gens, nous avons eu beaucoup de mal lors de nos achats. Les étiquettes des produits vendus sont toutes dans la langue du pays, totalement incompréhensibles pour nous. Nous avons acheté les produits reconnaissables en transparence, ou dont la photo était collée sur le paquet (élémentaire, mais efficace).
Peu d’hypermarchés, beaucoup de supermarchés. Les marques les plus connues : Reima 1000, Coop, Spar …etc…
Marchés locaux
Nous avons été très déçus de trouver si peu de marchés locaux. Le marché aux poissons de Bergen est très décevant parce que très touristique, donc très cher. Mais peut-être n’avons-nous pas suffisamment cherché ? Un seul nous a bien plu : le marché de Den Oever au nord de la Hollande. Mais il est vrai qu’il nous a été indiqué par des campingcaristes hollandais.
Les prix
Nous avons été plutôt agréablement surpris de découvrir des prix nettement inférieurs à ceux qui nous avaient été indiqués sur les sites Internet parcourus.
Conserves :
On trouve de tout à tous les prix. Beaucoup d’importations. Quelques bonnes surprises
comme les pâtes, le riz.
Pain :
Deux pains de base :
– Kneipbrod : pain blanc pas trop cher, et généralement bon
– Grovbrod : pain complet plutôt cher et très différent d’une région à l’autre
Des tas de pains spéciaux comme en France, et très chers (comme en France)
Boissons alcoolisées :
A proscrire – 3 fois plus cher (sauf bière < 3°)
Autres Boissons (eau) :
Eau minérale très chère
On trouve de l’eau potable partout
Légumes et fruits :
Très peu de productions locales, donc généralement très chères. Quelques exceptions
selon les magasins.
Viande :
Avons consommé du poulet (kyling) – plutôt bon (en brochettes)
Poissons :
Norvège : Saumon fumé entier : excellent et pas très cher (env. 17€ le kg)
Les incontournables :
Saumon fumé entier
Confitures fraise et framboise
Salades de pommes de terre
Le tableau ci-après est établi à partir des tickets de caisse des achats que nous avons fait. (Mai ou Juin 2008) Les achats ont été effectués essentiellement dans les supermarchés indiqués ci-dessus.
Produits
condt
Prix Nok
Prix €
Pain blanc
0.5
11.90
1.62
Pain complet
0.5
20.90
2.84
Bananes
kg
18.90
2.57
Bière Tuborg
pack 6
77.50
10.54
Oeufs
bte 6
20.90
2.84
Yaourt à boire
l
13.90
1.89
Tomates
kg
36.90
5.02
Riz Uncle Bens
0.5
19.90
2.70
Pommes golden
kg
26.90
3.66
Poulet 4 filets
paq 600 gr
89.90
12.23
Betterave cuite
pot 580 gr
12.90
1.76
Salade pomme de terre
kg
10.00
1.36
Sauce bolognaise
pot 125 gr
16.00
2.18
Saumon fumé
kg
129.00
17.55
Confiture fraise
kg
13.90
1.89
Eau minérale
6 x 1.5 l
34.90
4.05
Saucisses
pack 6
19.90
2.31
Bière Heineken
pack 6
49.40
5.73
Baguette
125 gr
5.90
0.68
Fromage brie 32%
1
30.10
3.49
Mayonnaise
pot 250 gr
17.90
2.07
Tomates Suède
kg
19.90
2.31
LES FERRIES
Les ferries extérieurs
Pour accéder à la Scandinavie, il est nécessaire d’emprunter un ferry pour traverser la mer Baltique. Plusieurs possibilités s’offrent aux touristes. Nous avons consulté le site Belvedaire. Plusieurs accès sont possibles. Nous avons fait le choix le moins onéreux et surtout celui qui ne nécessite pas de réservations. Dans tous les cas, ces ferries sont de gros bateaux, certains presque luxueux (Cie Colorline).
Les ferries intérieurs
La Norvège a deux spécialités parmi d’autres : les ferries et les tunnels. Il suffit de parcourir une carte géographique pour se rendre compte de la configuration très spéciale de la côte norvégienne, de Bergen jusqu’au Cap Nord. Nous n’avons pas compté le nombre de tunnels empruntés. Par contre nous sommes montés 13 fois sur des ferries. Ces derniers étaient de tous types. La navigation a duré de 20 minutes à 4 heures. Nous n’avons pris qu’une seule réservation, de Bodø à Moskones aux Lofoten.
Tous les tunnels que nous avons empruntés ont tous été gratuits (même celui de 25 kms à Laerdal) sauf celui de Drammen, près d’Oslo.
La compagnie norvégienne Fjord1 se partage les passages avec la compagnie Hurtigruten . Le prix des ferries varie selon la longueur du véhicule. A titre indicatif :
– campingcar de moins de 6 m : tarif des voitures
– campingcar de 6 à 7 m : 2.5 fois plus cher que le précédent
– campingcar de + de 7 m : 20% plus cher que le précédent.
Dans la région des fjords, les ferries sont quasi incontournables. En effet les routes, si elles existent et si elles sont praticables, sont très longues et très étroites. Il n’y a pas de pont. Il faut donc remonter les fjords très haut dans les terres et les montagnes pour les contourner. Le ferry revient moins cher, est plus rapide et offre souvent des spectacles superbes sur les fjords.
La RV 17 est une alternative à la E6 qui est plus à l’intérieur des terres. Le choix de cette route est uniquement touristique, en aucun cas une option économique. Elle suit la côte au plus près de Trondheim à Bodø. Elle emprunte indifféremment des tunnels, des ponts et des ferries. Nous l’avons faite intégralement sous un temps superbe et ne l’avons pas regretté : pas moins de 6 ferries sur 900 kms (Tarif des ferries RV17 ).
AIRES DE STATIONNEMENT
Généralités
Depuis 25 ans que nous pratiquons le camping-car, nous respectons les principes suivantes :
Ce qui n’est pas interdit est autorisé
Respect scrupuleux des panneaux
Si notre stationnement est proche d’une habitation, nous allons demander l’accord du propriétaire de la maison (nous n’avons jamais eu de refus)
Nous ne stationnons jamais sur une place où nous gênons la vue d’un habitant
Respect des codes élémentaires d’hygiène
Contrôle visuel le matin du départ pour être sûr de ne rien oublier sur le sol.
Nous préférons un bon camping à un mauvais parking (En France, les campings municipaux ne sont pas chers)
Si l’un de nous ne “sent” pas un endroit, nous continuons notre recherche.
Ce ne sont pas des règles contraignantes, c’est du bon-sens.
Notre voyage en Scandinavie
Durant notre voyage, nous avons fait 58 étapes nocturnes. Elles se répartissent comme suit :
– 9 étapes sur des aires de stationnement spécial campingcars (4 en France lors de l’aller et du retour, 1 en Suède, 1 en Norvège, 1 au Danemark, 2 en Hollande)
– 9 étapes dans des campings (1 en Suède, 7 en Norvège, 1 en Hollande)
– le reste, soit 40 étapes sur des aires diverses et variées, souvent des bords de grève et des ports.
Les Scandinaves et le camping-car
La Scandinavie vit comme l’ensemble de l’Europe le développement considérable des campingcars. Sauf dans les régions à forte densité de population, nous n’avons eu aucun problème de circulation ni de stationnement. Dans le Nord, la densité diminue et il y a de la place pour tout le monde. De plus les structures d’accueil se mettent en place et éliminent les risques de conflits.
Les campings
Nous avons fréquenté très peu de campings, mais ceux dans lesquels nous avons séjourné étaient d’excellente qualité. A l’évidence, les Scandinaves aiment et pratiquent la vie en plein air depuis longtemps. Le nombre de caravanes et de mobilhomes dans les campings est là pour le prouver. Le nombre de “hytter ” (nos bungalows) proposés aux touristes est impressionnant.
Au début, nous avons eu l’impression que les prix étaient très élevés. Après information en France, c’est tout-à-fait comparable : une moyenne de 20 € la nuitée pour quelque chose de correct.
Aires techniques
En Scandinavie, ceux qui vidangent à la sauvage n’ont aucune excuse. Les aires techniques sont très nombreuses. Nous en avons trouvé en pleine nature comme à Rjukan dans le Telemark. Elles sont souvent un peu rustiques comme à Hellesylt mais permettent toutes au minimum le plein d’eau propre et les vidanges (Eau potable partout). A Bergen , nous l’avons trouvée sur une aire de stationnement proche du centre-ville. Elles sont pratiquement toutes gratuites, sauf dans certaines stations-services. Nous avons trouvé sur les parkings au bord de routes fréquentées des blocs sanitaires qui proposent cette prestation.
Aires de stationnement
Autant les aires techniques sont nombreuses, autant les aires de stationnement dédiées aux campingcars sont rares. Cela est dû probablement au nombre important de campings. Nous en avons trouvé quelques unes et les avons utilisées surtout en dépannage. Le prix est nettement inférieur à celui des campings, mais les prestations ne sont pas toujours à la hauteur. Celle de Ringøy était en bord de fjord. A Bergen , nous étions à 20 min à pied du centre-ville. A 10 kms de Bodø, au bord d’une plage, nous avons vu notre premier soleil de minuit. Le parking du Capnordétait incontournable. En Suède, à Sjotorp, nous avons passé une super soirée au bord du lac et du canal. Au Danemark, à Horsens, l’ambiance du port nous a bien plu. Le parking de Den Oever en Hollande nous a donné l’occasion de rencontrer deux couples de campingcaristes hollandais. En Hollande à Volendamnous avons découvert notre première aire de stationnement spécial campingcars.
Nous avons eu beaucoup de mal à obtenir des listes de ces aires de stationnement auprès des Offices de Tourisme.
Camping “sauvage”
Appelé improprement “sauvage”, ce type de stationnement est quand même celui que nous recherchons en priorité. Le campingcar est un moyen épatant pour voyager au plus près de la nature. Lors de nos voyages, nous recherchons la vie au grand air qui nous donne ce sentiment de liberté. Nos stationnements nocturnes doivent aussi être des moments passés dans des lieux agréables et difficilement accessibles par tout autre moyen.
Tous les campings que nous avons fréquentés acceptaient les chiens. Nous devions simplement le tenir en laisse lors de nos déplacements à l’intérieur du terrain.
Gaz
Nous sommes partis avec nos deux bouteilles de gaz de 13 kgs. Nous n’avons utilisé qu’une bouteille et demi. Deux raisons à cela :
– Le temps a été très clément, ni chaud, ni froid. Nous avons très peu utilisé notre chauffage et notre réfrigérateur n’a pas été très sollicité.
– Les bouteilles scandinaves ne sont pas compatibles avec notre alimentation Propane. Nous avions tellement peur de tomber en panne sèche que nous avons “économisé” pendant le premier mois.
LE CARBURANT
Nous avons parcouru 13 504 kms. Nous avons consommé 1437 litres de gas-oil, soit 10.64 l/100 kms.
Le poste carburant est de loin celui le plus important de notre budget, soit 44%.
Nous sommes partis au début de la flambée du prix du pétrole en Europe. En tenant compte de l’augmentation des prix et de la fluctuation de la monnaie, le prix le plus élevé que nous avons payé est de 1.80 €/litre en Norvège.
Lors d’une rencontre avec un Norvégien dans la région des fjords, nous nous étonnions que la Norvège, pays producteur de pétrole, pratique une taxation aussi importante sur ce produit. Il nous a expliqué que son pays épargnait les profits et les taxes issus de ce produit pour la couverture sociale des Norvégiens, essentiellement les retraites.
Petit tableau des prix pratiqués en mai et juin 2008 dans les différents pays (en €) :
Date
Pays
Ville
Gasoil/l/€
Mai
France
Honfleur
1.369 €
Mai
Hollande
Maastricht
1.389 €
Mai
Allemagne
Lübeck
1.429 €
Mai
Norvège
Kongsberg
1.754 €
Mai
Norvège
Voss
1.770 €
Mai
Norvège
Dragsvik
1.800 €
Juin
Norvège
Bodo
1.594 €
Juin
Norvège
Lakselv
1.580 €
Juin
Finlande
Karesuendo
1.499 €
Juin
Suède
Soderhamn
1.640 €
Juin
Suède
Kristinhamn
1.690 €
Juin
Danemark
Svenborg
1.560 €
Juillet
Danemark
Fredericia
1.530 €
Juillet
Allemagne
Hambourg
1.544 €
Juillet
Hollande
Lelystad
1.399 €
Juillet
France
Morlaix
1.406 €
En Scandinavie, le carburant est distribué par des stations-services. Quelques supermarchés le proposent, mais très peu. Les stations entièrement automatiques sont très répandues selon les régions. Le carburant y est généralement moins cher. Problème : certaines acceptent uniquement des cartes de paiement spéciales. Nous avons également constaté que nombre d’entre-elles sont équipées de panneaux à affichage digital et que les prix proposés peuvent changer d’une heure à l’autre, probablement en fonction de la concurrence et de la demande. Et ça marche dans les deux sens : à la hausse comme à la baisse.
LES FORMALITES
De tous les pays que nous avons traversés, seuls 3 ont un statut particulier :
La Norvège n’est ni dans l’Union Européenne, ni dans la zone Euros. Par contre elle est dans l’Espace Economique.
Le Danemark et La Suède ne sont pas dans la zone Euro.
Pays
Union Euro
Espace Econ
Espace Schen
Zone euro
France
oui
oui
oui
oui
Belgique
oui
oui
oui
oui
Hollande
oui
oui
oui
oui
Allemagne
oui
oui
oui
oui
Danemark
oui
oui
oui
non
Suède
oui
oui
oui
non
Norvège
non
oui
oui
non
Finlande
oui
oui
oui
oui
Papiers obligatoires
Carte d’identité et permis de conduire international en cours de validité
Pour les animaux, carnet de santé et de vaccination à jour. (Un nouveau carnet de santé européen arrive dans les prochains mois).
Formalités douanières
En Scandinavie, les postes frontières vous proposent deux files : la verte et la rouge.
Si vous n’avez rien à déclarer, vous prenez la verte.
Si vous avez quelque chose à déclarer, vous prenez la rouge.
Les importations d’alcool et de nourritures sont très règlementées.
Obligation de déclarer l’entrée de votre chien (ou chat) sur le territoire.
LES GUIDES ET DOCUMENTATIONS
Guides Touristiques
Guide vert Michelin – La Scandinavie – 15€
Guides Bleus Hachette – la Norvège – 23€
Guide du Routard – Norvège-Suède-Danemark 2007/2008 – 12.90€
Les différents organismes contactés nous ont expédié gratuitement un ensemble de brochures, la plupart en français. Intéressant pour des renseignements pratiques tels que hôtels, ferries (horaires et prix), fêtes locales …etc…
Quelques exemples de brochures que nous avons obtenues :
(Ces brochures sont bien remplies et au format pdf. Leur ouverture peut prendre quelques dizaines de secondes.
En Scandinavie, il y en a partout. Notre GPS-Europe a toutes les adresses dans sa mémoire. Impossible de les manquer.
Chaque fois que nous avons souhaité avoir plus de renseignements sur la région dans laquelle nous arrivions, nous nous sommes adressés à l’Office du Tourisme local. Nous avons toujours rencontré des gens charmants. Il est vrai qu’en Mai et Juin, il n’y a pas beaucoup de touristes.
Les renseignements donnés par les guides courants ne sont pas complets. Les vétérinaires ne connaissent pas forcément la législation de l’année pour chacun des pays. En 2008, les règles les plus draconniennes sont celles de la Norvège. Ainsi l’animal doit avoir subi une épreuve de titrage des anticorps neutralisant le virus rabique (le test doit montrer un résultat d’anticorps d’au moins 0,5 IE/ml). La prise de sang doit se faire au plus tôt 120 jours et au plus tard un an après la vaccination antirabique.
Il faut donc s’y prendre 4 à 5 mois avant le départ.
Accueil des animaux familiers
Notre chien Vicq nous a accompagné quasiment partout où nous sommes allés. Nous avions prévu une bonne quantité de “doggy bags”. Lors de nos sorties, nous l’avons toujours tenu en laisse, et nous n’avons jamais eu aucun problème. Nous avons constaté que les animaux domestiques sont très répandus en Scandinavie.
INTERNET
Nous sommes équipés d’un ordinateur portable avec système WiFi. Comme nous voulions nous affranchir des problèmes de batterie, nous avons installé dans le camion un convertisseur 12/220 V. A l’usage nous nous sommes rendu compte qu’il est parfait pour recharger les batteries des petits appareils. Pour une raison inconnue, il n’a jamais voulu marcher avec l’ordi. Nous avions acheté à Trustive des unités de connexion Internet que nous n’avons jamais utilisées.
A Tromsø en Norvège, une charmante personne de l’Office du Tourisme nous a informé que les bibliothèques municipales offraient aux particuliers la possibilité de se connecter. Nous nous y sommes rendus. Non seulement elles le font, mais en plus c’est gratuit. Nous avons profité de cette possibilité également à Karasjok , en Laponie Norvégienne.
Notre traversée de la France a été plus longue que prévue. En effet, nous avons fait un détour par Châlons-sur-Sâone pour souhaiter la bienvenue à notre nouvelle petite-fille. Nous avons donc fait un peu d’école buissonnière.
Premier arrêt à La Roche-Bernard
Cette petite ville du Morbihan est à environ 230 kms de notre domicile. Blottie sur la rive gauche de la Villaine, cette “petite cité de caractère” est très fière de son centre-ville moyennageux bien conservé. Elle est notre étape préférée lorsque nous partons de chez nous dans l’après-midi. Le centre de loisirs, installé le long de la rivière, est calme et agréable.
Le parking sur lequel nous nous arrêtons est séparé de la rivière par le camping municipal. Un panneau indique clairement l’interdiction de stationnement nocturne pour les ccars. Nous y avons passé la nuit plusieurs fois et n’avons jamais eu aucun contrôle. Mais tout change ! Le matin, vers 10 h, nous avons la visite d’un agent municipal. Très aimablement il nous informe que la municipalité, compte tenu de l’afflux des campingcars, a décidé de ne plus tolérer leur stationnement et de faire respecter les interdictions.
Le lendemain 20 mai, nous rejoignons Nantes et prenons la route sur la rive gauche de la Loire que nous aimons beaucoup.
Nous faisons un arrêt picnic à Chalonne sur Loire, jolie petite ville en bord de rivière, juste avant Angers.
Une aire de détente a été aménagée au bord du lac. Les campingcars n’ont pas été oubliés.
Ils peuvent non seulement stationner la nuit, mais aussi faire une halte technique sur une aire de très bonne qualité, juste à l’entrée du parc.
Après Angers, nous continuons la route sur la rive gauche de la Loire. Nous longeons la rivière jusqu’à Turquant, où nous souhaitons faire étape pour la nuit. En effet ce village, en partie troglodytique, a aménagé une très agréable aire pour campingcars. Cette dernière est entièrement occupée. Nous trouvons finalement une place sur un petit parking voisin et nous installons pour la nuit. L’aire de campingcars, située juste à l’entrée du village, est prévue pour une dizaine de véhicules.
Nous nous y arrêtons chaque fois que nous venons dans la région.
(Note concernant l’aire technique : ne comptez pas trop sur elle. Chaque fois que nous y sommes passés, elle était HS)
Départ de Turquant le 21 mai en fin de matinée. Journée très agréable. Nous suivons la Loire jusqu’à Amboise. Nous faisons un arrêt picnic sur un parking de la rive droite, juste en face du château. L’après-midi nous partons visiter le Clos-Luce, superbe demeure surtout connue pour avoir abrité Léonard de Vinci pendant ses dernières années. Après quelques recherches difficiles, nous trouvons un petit parking tout près ( 1€ ) et partons visiter ce petit château. La visite est un peu chère (12.50€ par personne), mais les aménagements intérieurs sont superbes et le parc est un petit bijou.
Nous reprenons la route et continuons jusqu’à Chaumont sur Loire. Beaucoup de campingcars sont déjà installés sur le grand parking herbeux sur les bords de la Loire. Nous trouvons tout-de-même un petit endroit près du pont pour passer la nuit.
Le lendemain, après une nuit très calme, nous repartons vers Sancoins, notre destination du soir. Nous envisageons d’y rester quelques jours en attendant la naissance de notre petite-fille.
Nous avons découvert il y a quelques mois ce petit village et avons tout de suite été séduits. L’endroit en bord de canal est vraiment calme. Les commerçants, en plus d’être accueillants et aimables, font d’excellents produits (Voir la fiche complète dans notre rubrique “Nos Etapes sympa” “Sancoins“).
Nous allons passer 3 nuits au bord de ce canal. Les journées sont consacrées au farniente, à la lecture et à la balade. Le temps est beau et chaud et la fraîcheur du canal est la bienvenue.
Le 25 mai, la bonne nouvelle nous parvient : notre petite-fille est née. Rendez-vous est pris pour aller faire sa connaissance et lui souhaiter la bienvenue le lendemain. Nous décidons d’aller faire étape à Saint Pourçain sur Sioule. Nous connaissons depuis longtemps cette petite ville de l’Allier. Nous y faisons étape lorsque nous descendons en Grèce. Deux formules nous sont offertes : un parking spécial campingcars très bien aménagé en bord de rivière (stationnement gratuit) et un camping municipal (8 € la nuit), tous deux pratiquement dans la ville. Nous avons une préférence pour le camping : pour un prix modique, il nous offre un grand emplacement bien délimité, le luxe pour les campingcars.
Les deux jours suivants, 26 et 27 mai, seront consacrés à notre petite-fille, sa maman et son papa.
Le 28, nous prenons la route du Sud, direction le Portugal.
Etape du soir : Meymac, petit village près d’Ussel dans le Limousin. Cette petite commune a aménagé une aire pour campingcars sur les bords du lac de Sechemailles. Un vrai petit coin de paradis ! Lors de notre étape, nous étions peu nombreux et nous avons bien apprécié la sérénité du lieu.
Le lendemain 29 mai, nous parcourons 380 kms en passant par Brives, Périgueux, Marmande et Mont-de-Marsan. Nous trouvons avec bonheur le camping municipal de Saint Sever sur Adour, à 10 kms au sud de Mont-de-Marsan dans les Landes d’Aquitaine. Nous nous y trouvons très bien. Il faut dire que le temps est très chaud ( 33.5° à 20h30).
La fraîcheur donnée par les grands arbres, le vin rosé bien frais du pays et la gentillesse des gérants nous amènent à y rester 2 nuits.
Le 31 mai, nous quittons Saint-Sever. Le temps est magnifique. Nous rejoignons le Pays Basque, et plus particulièrement St Jean Pied de Port, petit village que nous aimons tout particulièrement.
Promenade, petite bière à la terrasse d’un café … L’aire de stationnement pour campingcars est remplie. Direction Cambo les bains à 8 kms où nous atterrissons dans un camping très sympa. Des petits chalets partout sur un terrain situé dans une petite vallée : nous comprenons que ce camping est occupé surtout par les curistes qui fréquentent les établissements thermaux de la ville. Le propriétaire du camping nous trouve quand même une place entre deux chalets et nous offre la sangria de bienvenue. Nuit très calme !
Le lundi 1er juin, nous allons flaner dans Cambo-les-Bains et faire quelques courses. L’après-midi, nous nous rendons à Saint-Pée-sur-Nivelle et découvrons avec plaisir une aire de stationnement pour campingcars au bord d’un petit lac artificiel, juste à l’entrée de la ville.
Il fait très chaud. Malgré le prix (7€), nous décidons de nous y installer pour la nuit.
Nous trouvons une place un peu isolée avec vue sur le lac.
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